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ÉDUQUER AUTREMENT... ENSEIGNER AUTREMENT...VIVRE AUTREMENT ? "montrer que prendre le risque de faire l'école autrement n'en est pas un. C'est en effet, prendre un bien plus grand risque encore, parce qu'il s'agit d'enfants, de continuer à appliquer des méthodes dont on connaît les limites et la nocivité."
"Depuis trente ans, tout ou presque a été expérimenté par l'éducation nationale." Ben oui ..."Presque !" : QUESTIONS
POUR
UN PROJET
Profitant de leur autonomie croissante, ils concoctent leurs propres recettes, et cela marche. Mais il n'existe rien en France qui permette de diffuser ces expériences réussies." ... Ah bon ?
Et les publications de l'Icem-Freinetet autres mouvements pédagogiques ? ... et éventuellement,
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| Pourquoi obéit-on?
Parce que toute notre éducation nous a appris à le faire. Parce qu'on est "quelqu'un de bien" socialement parlant. La propension à l'obéissance n'est pas innée, elle fait partie des acquis, d'un apprentissage d'autant plus efficace qu'il a été long. En ce qui concerne nos "candidats", outre cette propension à l'obéissance, les deux facteurs qui conditionnent leur obéissance sont, d'une part, le fait qu'ils sont venus pour se mettre au service; d'autre part, qu'ils ont été modelés par la télé pour être de "bons joueurs", capables d'accomplir des choses difficiles en gardant sourire et décontraction... ![]() Et si la mort en direct
devenait un divertissement ?
Les dérives de la téléréalité sont graves. Violences, tortures, humiliations dominent les programmes dans le monde entier. La télévision détient-elle un pouvoir spécial ? Dans les années 60, une expérience psychosociale prouvait que 62 % des individus administraient des chocs électriques extrêmes en obéissant aux ordres d’un scientifique. L’équipe de Christophe Nick a transposé cette expérience à l’univers des jeux télé. 80 Français, un jeu aux règles abjectes. Vont-ils se soumettre aux ordres de Tania Young qui exige qu’ils infligent des chocs électriques à un inconnu. Qui va se soumettre ? Combien oseront désobéir ? Une expérience extrême et une réflexion profonde sur le rôle de la télé aujourd’hui. "JUSQU'OU VA LA TELE ?"
... Première conclusion accablante : à bientôt cinquante ans de distance, et malgré tout ce que nous sommes censés avoir appris sur la Shoah, les comportements passifs d'obéissance des individus, lorsqu'ils sont confrontés, même avec une anxiété réelle, aux ordres d'une autorité destructrice à leurs yeux légitimes - ce facteur de la légitimité est déterminant - l'emportent toujours sur le petit nombre (près de 20 % dans l'expérience Zone extrême, autour de 35 % dans l'expérience standard chez Milgram)de ceux qui se comportent, à un moment donné, en individus libres, responsables et, par conséquent, rebelles... ... C'est ainsi que les sujets sont d'autant plus incités à obéir qu'ils adhèrent aux valeurs de la coopération sociale et de l'amabilité et qu'ils sont socialement intégrés. Inversement, ceux qui se sentent le moins satisfaits de leur sort ou ont une inclination au refus de statu quo social ont une bien plus grande propension à la rébellion. Il existe une grande différence entre "être pris par les circonstances" et la capacité à leur "faire face", et cette capacité se rapporte à une manière personnelle de se rapporter au monde et aux autres qui est le propre de ceux qui savent ne rien perdre de leur présence à soi et de la fidélité à leurs principes. Ce que ces résultats indiquent, c'est que l'action désobéissante est plus difficile pour les personnes les plus intégrées dans le système... |
La
Sécurité, disent-ils
violences
"scolaires"
| ...
Luc
Chatel semble avoir trouvé la solution à tous ces problèmes.
Il faut «sanctuariser» l'école, nous dit-il. C'est,
en réalité, le contraire qu'il faut faire. D'abord parce
qu'une école-sanctuaire ne ferait qu'aggraver le sentiment d'exclusion
dont j'ai parlé, et qui joue sans doute un rôle, déjà,
dans ces agressions répétées contre des établissements.
Ensuite parce que le savoir n'est pas sacré et ne doit pas l'être.
Il n'est pas cet objet figé qu'il nous faudrait regarder, d'en bas,
avec une déférence craintive. Le savoir, cela se travaille
au corps, cela se manipule, il faut pouvoir se l'approprier, et pour y
parvenir, il faut pouvoir le questionner, le remettre en cause pour mieux
en éprouver la solidité. Enfin parce que, pour achever sa
mission, pour faire accéder nos enfants, tous nos enfants à
une citoyenneté libre, l'école doit s'ouvrir sur la cité.
Elle doit être, non pas une forteresse, mais un lieu de passage,
d'ouverture et de maturation, de sédimentation lente. Elle doit
être, non pas un lieu où l'on ne pourrait plus voir à
cause de la hauteur des murs, mais un lieu où les regards s'échangent,
où l'on se laisse interpeller. Un
lieu, en un mot, où l'on pense le réel que l'on a sous les
yeux...
... Une partie des violences sont provoquées par d'anciens élèves, qui reviennent sur les lieux de leur échec ou de leur souffrance scolaires. Dont beaucoup de jeunes qui ont été exclus pour des problèmes de comportement : « On a eu jusqu'à trente conseils de discipline dans l'année. C'est devenu une procédure de gestion comme une autre. Mais les conséquences sont catastrophiques parce que, faute de suivi, les gamins en question sont rapidement déscolarisés », témoigne un enseignant... ... Bien sûr, on ne règlera pas les problèmes de la violence à l'école en distribuant des pantoufles, même à voix basse. Mais les actuels partisans de la sanctuarisation veulent faire de l'école une forteresse. On a pensé un temps à renforcer les grilles. On parle de recruter des vigiles comme dans les supermarchés et pourquoi pas des maîtres-chiens ? On a même envisagé d'installer des portiques de détection d'armes ,à l'école ! Dans un autre film, plus récent celui-là, La Journée de la jupe, le personnage interprété par Isabelle Adjani tient en respect une classe entière avec un pistolet. Magnifique symbole de cet univers dominé par la peur où les élèves ont peur des enseignants et où les enseignants ont peur des élèves... Quelle coïncidence : depuis l’enterrement du grand débat, et la panne technique de la loi antiburqas, les nuages s’amoncellent sur les établissements scolaires... ...Cette déconnection, entre un phénomène réel et l’inflation de sa représentation, s’appelle un emballement médiatique. Pour construire un emballement, que faut-il ? D’abord, un terrain fragile, instable, propice au tremblement des effrois collectifs. L’école est le meilleur qui soit. Elle concentre tant de peurs ! Quand on ne craint pas les bandes organisées, ce sont les enseignants pédophiles, l’intrusion du voile, et bientôt certainement de la burqa, la baisse du niveau en orthographe, la suppression de l’histoire, les maths modernes, les maths anciennes, et la suppression du grec... ...Comme si l’espace collectif, réservé en permanence aux peurs et aux effrois, avait horreur du vide. Comme s’il fallait impérativement quelque chose pour le remplir... Plus de neuf Français sur dix (93%) sont favorables au renforcement du personnel de surveillance dans les écoles pour lutter contre la violence, selon un sondage Harris Interactive. Les personnes interrogées sont majoritairement opposées (70%) à la présence de policiers dans les établissements mais se prononcent à 75% pour une présence policière autour des écoles. Pour
la Défenseur
des enfants, Dominique Versini, il est "indispensable que soient
prises en compte dans les futurs États généraux de
la sécurité à l'école les propositions faites
[le 20 mai 2009] par les collégiens et lycéens lors de sa
consultation nationale 'Parole aux jeunes'".
Que l'insécurité s'accroisse dans les collèges et les lycées n'est pas vraiment surprenant : en 2004, l'Education nationale employait encore 50 000 personnes pour y assurer la « surveillance » sous différents statuts, aujourd'hui, ils ne sont plus que 28 000, quasiment moitié moins… Mais ce qui se passe sur ce plan ne fait qu'illustrer un désinvestissement plus général. La part des richesses produites chaque année, le fameux produit intérieur brut (PIB), consacrée à l'éducation était de 7,6 % en 1996. En 2008, elle n'était plus que de 6,6 %, en baisse une fois de plus par rapport à 2007. Nicolas Sarkozy veut réduire la part des dépenses publiques dans le PIB. En matière d'éducation, c'est déjà le cas chaque année depuis près de quinze ans… Les solutions passent-elles par un accroissement du nombre de surveillants ? Si les surveillants ne sont pas engagés dans un projet global d'établissement, ils ne servent pas à grand-chose et sont surtout les premières victimes. Le travail en équipe, qui est primordial, fonctionne quand les enseignants sont stables. Un recrutement national, avec un turn-over considérable, ça n'existe qu'en France ! C'est dur à entendre pour les intéressés, mais les solutions passent par un meilleur fonctionnement interne des établissements : en France, on considère que l'école n'a pas à s'occuper de la violence. On oppose transmission des savoirs et pédagogie, alors que l'une ne va pas sans l'autre... ...Dans certaines des pires favelas du Brésil, la violence qui domine le quartier n'entre pas à l'école. L'école est protégée par les parents qui y sont très actifs. En France on perçoit trop souvent les familles comme des adversaires de l'école... (Eric
Debarbieux, professeur des universités à l'Université
de Bordeaux II,
est président de l'Observatoire international de la violence à l'école. Ancien instituteur spécialisé, et du mouvement Freinet). E. Debarbieux vient d'être nommé à la présidence d'un "conseil scientifique" chargé d'apporter une expertise dans la préparation et le suivi des "états généraux de la sécurité à l'école" prévus en avril.. Alors que le gouvernement vient d’annoncer des “états généraux de la sécurité à l’école“, il est intéressant de regarder ce que le déploiement de forces (et de technologies) de sécurité à l’école a comme conséquence aux Etats-Unis. Ainsi, de plus en plus d’écoles appliquent une “tolérance zéro” et renvoient temporairement des enfants ou adolescents parce qu’ils avaient oublié leur badge, donné un aspirine à un autre élève, pris leur téléphone portable, une paire de ciseaux voire un coupe-ongles… Le nombre d’expulsions est ainsi passé de 1,7 million en 1974 à 3,1 millions en l’an 2000. Pourtant, les statistiques montrent que la violence à l’école a diminué de moitié entre 1992 et 2002. Dans le même temps, on assiste à une explosion du nombre d’arrestations au sein même des écoles. En cause : le fait que de plus en plus de collèges et lycées emploient des officiers de sécurité scolaires à plein temps pour surveiller ce qui se passe dans les couloirs. En 2004, le Texas y a consacré 60 millions de dollars et, en 2004, le gouvernement fédéral a dépensé 60 millions de dollars pour embaucher des officiers de police, et 19,5 dans des équipements de sécurité de type détecteurs de métaux. ![]() Une
jeune fille de 12 ans ayant écrit «Je t’aime Alex»
sur les murs d’une école, a été envoyée pour
quatre mois dans un établissement "accueillant" des élèves
"en
difficulté". La WWASP patronnée par le professeur
Skinner, le père de la psychologie comportementaliste,
gère
ces camps pour ados "difficiles" ("Tranquillity bay"). Pour
3000 dollars par mois, il promet de transformer ces récalcitrants
en citoyens dociles et travailleurs. Parmi beaucoup d'autres jolies colonies
de vacances de ce type : Eagle Academy...
Les caméras, solution miracle aux problèmes de la violence à l'école ? Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP, défend l'idée, proposant ce mercredi de «développer beaucoup plus la vidéosurveillance dans les lycées et aux abords». Sauf que les trois dernières agressions d'élèves ont eu lieu dans des lycées du Val-de-Marne... équipés de caméras. A quoi sert la vidéosurveillance ? Combien coûtent ces installations ? Qui paie ? Et en pratique, qui regarde les images filmées ? ... Aujourd'hui, sur les 461 lycées d'Ile-de-France, 300 sont équipés de caméras de surveillance, soit 60% des établissements. ... Quand Luc Chatel annonce un renforcement des conditions de sécurité (clôtures/caméras de surveillance), c'est en réalité la région qui paye. «...
la vidéo c'est superbien, il faut en mettre partout»,
dit-on au conseil régional d'Ile-de-France... 60 propositions et 20 bonnes pratiques de terrain. Voilà ce qui ressort du rapport sur la délinquance des jeunes remis aujourd'hui par Jean-Yves Ruetsch à Jean-Marie Bockel, le secrétaire d'Etat à la Justice. Ruetsch est le responsable du service Prévention Citoyenneté de la ville de Mulhouse, commune dont Bockel demeure le maire. On s'en doutait: les pouvoirs publics peuvent mieux faire. La prévention de la délinquance, dit le rapport, "reste insuffisamment investie par les politiques publiques", avec des innovations locales trop éparpillées. De son passé de DRH chez l’Oréal, Chatel a visiblement gardé l’art de jongler avec les effectifs… et un talent cosmétique certain pour maquiller les chiffres. Il y a bien environ 12 000 conseillers principaux d’éducation dans les établissements français (en 2009, ils étaient 11 967 pour être précis), mais c’est bien la seule chose de juste dans ce qu’affirme le ministre. En 2002, ils étaient 11 207 et non 9 000. Les effectifs ont régulièrement progressé jusqu’à atteindre 12 659 CPE en 2006. Mais Chatel se garde bien de dire que depuis trois ans, ils sont clairement orientés à la baisse. Les CPE étaient 12 477 en 2007, 12 211 en 2008, avant donc de descendre sous la barre des 12 000 en 2009 pour la première fois depuis 2004. Raison de cette érosion, une réduction drastique des recrutements. Tous les six mois, le gouvernement prétend résoudre les problèmes sociaux en modifiant le code pénal ou le code de procédure pénale. Plus que la peur, je pense qu’il s’agit avant tout d'une stratégie électorale. D’autant plus que l’autre grande stratégie électorale -le prétendu "grand débat" sur l’identité nationale- a échoué. Il faut comprendre une fois pour toute que la sécurité est un fond de commerce pour les discours politiques de droite (ceux de gauche ayant les leurs aussi naturellement). C’est un marqueur politique, idéologique, presque identitaire et c’est important pour l’électorat le plus âgé et le plus droitisé... ... On est complètement à côté de la plaque. En revanche, il y a de vrais problèmes de surveillance et de discipline dans certains établissements scolaires. Et ces établissements ont besoin de surveillants. Seulement les surveillants ça coûte cher, tandis que décréter un couvre-feu, ça ne coûte rien. Et c’est toute la question. L’Etat tient actuellement un double discours permanent sur la sécurité. D’un côté, il a besoin électoralement de dire "la sécurité c’est moi". De l’autre il se désengage de plus en plus. Donc, on privilégie les mesures symboliques qui ne coûtent rien. (Laurent Mucchielli
à propos de la LOPPSI)
... A Paris, le gouvernement, soutenu par la mairie, s’apprête à mettre en oeuvre un premier plan d’installation de 1250 caméras dans l’espace public pour un coût estimé de 300 millions d’euros... Le Comité régional Ile-de-France de la LDH déplore les campagnes de désinformation orchestrées par un certain nombre de municipalités et d’élus franciliens concernant la vidéosurveillance. Elles révèlent le refus d’un débat citoyen ouvert et contradictoire. Elles visent à masquer l’absence de preuve d’efficacité de la vidéosurveillance dans la lutte contre la délinquance et le terrorisme, et ignorent sciemment les risques d’atteintes aux libertés publiques. Enfin, elles symbolisent une volonté d’imposer une politique de répression au détriment d’une approche préventive de la violence dans notre société. Ce réseau de lutte contre la vidéosurveillance en Ile-de-France contribuera à informer et alerter les francilien(ne)s sur un fiasco programmé en s’opposant au développement d’une technologie au coût exorbitant, emblématique de la mise en place graduelle d’une société de surveillance généralisée. ... Afin de lutter contre l'échec scolaire, M. Chérèque (CFDT) s'est déclaré partisan de classes à effectifs réduits dans les quartiers défavorisés avec, en échange, "des classes plus chargées dans certains quartiers où il y a plus de facilités d'accès à l'éducation et à la culture". M. Chérèque a déploré l'absence de travailleurs sociaux dans les écoles. "Je suis assez effaré de voir qu'on peut faire rentrer rapidement la police dans les écoles alors qu'il y a des gens qui se battent depuis vingt ans pour y faire entrer des éducateurs". A l'automne, les ministres de l'intérieur et de l'éducation nationale avaient lancé un plan de "sécurisation" des collèges et lycées. Il y a quelques jours seulement, le Parlement adoptait une nouvelle loi créant un délit d'intrusion dans les établissements scolaires, passible de la prison. Mais, dans le même temps, les mêmes, gouvernement et Parlement, invoquent la réduction des déficits publics pour rogner les effectifs de l'éducation nationale : 16 000 postes d'enseignants seront supprimés à la rentrée 2010, après les quelque 14 000 de la rentrée 2009. Au-delà des rituelles revendications syndicales, chacun reconnaît pourtant qu'un bon encadrement par les adultes est la condition sine qua non de la sécurité dans les établissements. Le 2 février, le conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), consulté pour avis, a approuvé un projet de décret relatif aux "établissements et services d'accueil des enfants de moins de 6 ans", c'est-à-dire les crèches et jardins d'enfants. Pour l'essentiel, le texte réduit les exigences en matière de qualification du personnel et assouplit les possibilités d'accueil d'enfants en surnombre. Cette réforme est présentée comme un simple toilettage technique d'un texte obsolète, et n'a guère fait l'objet de publicité. .... ...Le décret en préparation marque donc une inflexion profonde d'un instrument de politique économique et social majeur. En privilégiant la quantité sur la qualité, il modifie à la fois le niveau et la répartition de la production de "capital humain" dans notre pays. On aurait pu croire qu'une décision de cette importance ferait l'objet d'une étude, peut-être même d'une expérimentation, comme c'est le cas outre-Atlantique. Non. Cette décision a été prise sans l'ombre d'une évaluation. Sans l'ébauche d'un débat public. .. Je suis inquiet car je perçois, à travers les dossiers qui me sont adressés, une société qui se fragmente, où le chacun pour soi remplace l'envie de vivre ensemble, où l'on devient de plus en plus consommateur de République plutôt que citoyen. Cette société est en outre en grande tension nerveuse, comme si elle était fatiguée psychiquement... ...En 1995, le grand thème, c'était la lutte contre la fracture sociale, on se demandait alors encore comment vivre avec l'autre. Sept ans plus tard, en 2002, le thème dominant est devenu la sécurité, se protéger de l'autre dans une société fragmentée, inquiète et sans espérance collective... |
"terrorisme"
| ...
Les
terroristes ont gagné : ils n’ont plus besoin de tuer des
gens pour les terroriser. Et nos dirigeants foncent dans le panneau, et
banalisent encore et toujours plus les technologies de surveillance.
Pendant ce temps-là, la CNIL et ses pairs, créés pour protéger les citoyens du fichage administratif et de la surveillance d’Etat, nous alertent sur les dangers pris par ces ados qui montrent leurs fesses sur Facebook. Il y a un mot pour qualifier cela : c’est de la novlangue. On ne retient généralement de 1984, le roman de George Orwell, que la seule société de surveillance. On oublie que, pour y parvenir, la Police de la pensée de Big Brother organise aussi un appauvrissement planifié de la langue. On ne “surveille” pas pour “surveiller“, mais pour contrôler, et se maintenir au pouvoir. La question de la “vie privée” est politique : il n’y a pas de libertés sans vie privée. Et je me plais à penser que le sujet est autrement plus intéressant, important et vital pour nos démocraties que ces histoires de fesses sur Facebook… La
conservation des données de connexion (”logs“) a été
jugée anticonstitutionnelle par la cour constitutionnelle allemande,
ce mardi 2 mars 2010.
La cour constitutionnelle allemande a estimé que la loi n’était pas suffisamment transparente, qu’elle violait le secret des correspondances et n’encadrait pas suffisamment l’utilisation qui serait faite de ces données, que les mesures de sécurité censées les protéger étaient insuffisantes, que les motifs invoqués (la lutte contre la criminalité, le terrorisme et les menaces en terme de sécurité) n’étaient pas suffisamment clairs, ni proportionnés en terme de protection de la vie privée, et appelle donc à une destruction “sans délai” des données d’ores et déjà archivées. Elle a également estimé qu’il s’agissait là d’une “intrusion particulièrement sévère (dans la vie privée, ndlr), d’une ampleur que notre système légal n’avait jamais connu jusqu’à ce jour“. Près de 35 000 personnes, dont plusieurs personnalités politiques, journalistes, avocats, médecins, avaient saisi la cour constitutionnelle à ce propos, dans ce qui constitue le plus important recours collectif (”class action“) de l’histoire allemande. Speichergegner wollen EU-Spährichtlinie kippen Defending Privacy German High Court Limits Phone and E-Mail Data Storage Germany's top judges have ordered big changes to a new law on storing phone data. Germany's highest court has rejected a controversial law requiring data on telephone calls and e-mail traffic to be stored for six months for possible use by law enforcement. Data stored so far must be deleted immediately, and strict controls must be put in place before the law can come into force again. La conséquence la plus immédiate de l’arrêt est que les opérateurs de télécommunication doivent procéder sans délais à la destruction de l’ensemble des données stockées ! Les entreprises concernées ont immédiatement fait valoir les coûts liés aux investissements consentis, à perte, pour le stockage - dont les modalités techniques devront être repensées – et à l’incertitude juridique dans lesquelles elles sont plongées. Les autres « victimes » de l’arrêt sont les services de police, secrets et de sécurité, qui, dans l’attente d’une nouvelle loi, vont être contraints d’en revenir transitoirement aux méthodes de l’inspecteur Derrick… L’Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC) — surtout connu sous sa dénomination anglaise : Anti-Counterfeiting Trade Agreement (ACTA) — fait l’objet de négociations depuis déjà plus de trois ans, en dehors de toute instance multilatérale officielle . Il touche à la liberté d’expression, à la santé, à la surveillance d’Internet, et à l’organisation du commerce mondial.Officiellement, le texte vise à renforcer la lutte contre les produits contrefaits. Cela implique le renforcement des contrôles aux frontières ou l’augmentation des peines, au risque de rendre « difficile le transit international de médicaments génériques à bas coûts pour les pays en développement », selon Mme Alexandra Heumber, de Médecins sans frontières (MSF). Ou de transformer les intermédiaires techniques d’Internet — fournisseurs d’accès et hébergeurs — en factionnaires du droit d’auteur, fermant les accès des internautes ou filtrant des sites en dehors de tout contrôle judiciaire. «
Les règles de l’ACTA et, plus généralement, de la
propriété intellectuelle ont un impact énorme sur
nos vies quotidiennes. Culture,
éducation, santé ou communication : peu de domaines ne seront
pas touchés par ces nouvelles règles »,
s’inquiète l’universitaire canadien Michael
Geist, qui en offre sur son blog un résumé...
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| Météo
du jour : glaciation en cours
...La culture scolaire paraît, si ce n’est sclérosée, du moins à la traîne de la société technologique moderne avec, dans le même temps, des enseignants qui, pour beaucoup, ne possèdent pas les compétences de leurs élèves dans cette sphère-là. Face à cet état des lieux plutôt gris, on peut s’interroger aussi sur la pertinence même de la notion de « réussite scolaire ». Est-ce réussir des examens et acquérir des diplômes, indices précis et institutionnels de niveaux atteints ? Est-ce sortir du système scolaire avec des diplômes le plus tôt, possible ? Est-ce avoir un parcours rectiligne ? Plus loin, est-ce se couler dans le monde scolaire ô combien formaté ? Mais et de nombreuses études sociologiques le montrent, les « bons » élèves ne sont pas ceux qui réussissent le mieux dans la société civile (en général, ils deviennent enseignants à leur tour tellement bien formatés qu’incapables de sortir du système scolaire !). Et pour la première fois dans l’histoire de l’ère industrielle, la génération à venir aura un niveau économique inférieur à celui de ses parents... L’école est inégalitaire ; on le savait. Mais l’école républicaine était tout de même censée assurer certaines formes d’égalité, car publique et gratuite. Des progrès ont été faits dans l’ordre de la gratuité, notamment par les initiatives des conseils régionaux et généraux de financer l’achat de manuels ou d’ordinateurs. Mais, dans le même temps, surfant sur les faiblesses de l’enseignement public, le marché de l’éducation explose en France, créant des discriminations par l’argent insupportables et pesant sur le niveau de vie des familles. /.../ Evidemment, les lacunes du public ouvrent un marché au privé. Et le miracle de l’économie de marché se produit : l’offre surgit immédiatement pour répondre à la demande. Celle-ci a également grandi, car le diplôme protège plus du chômage que jamais. Par ailleurs, la massification scolaire a multiplié les effets sur la carrière de petits écarts de niveau de diplôme, qui incitent à investir de manière parfois folle (étudiant reçu à Sup de Co Paris et redoublant pour avoir HEC, par exemple). Il faut aussi
insister sur le rôle des niches fiscales. Citons, là encore,
le député Tardy: «le
crédit d’impôt, c’est-à-dire l’argent public, sert
essentiellement à gonfler les profits de ces sociétés
privées. Cette aide fiscale n’a pas entraîné de baisse
de prix pour les familles ni permis de générer une offre
de haute qualité». Autrement dit, l’intérêt
du crédit d’impôt n’est pas de réduire le coût
pour les familles, donc d’augmenter la demande, mais d’accroître
les profits des entreprises de soutien scolaire, donc d’augmenter l’offre.
Dans la
société du «chacun pour soi», tout ceci est parfaitement
logique.
Au fil du temps, l'école devient de plus en plus inégalitaire. Les acquis en lecture des élèves de CM2 analysés sur vingt ans montrent que le score des enfants d'ouvriers a été divisé par deux entre 1997 et 2007. Alors que celui des fils de cadres a légèrement progressé. Au fil de son argumentaire, le sociologue observe que les initiatives qui permettent d'offrir un ascenseur social à une toute petite frange des "mal-nés" - tels les conventions Sciences Po, les cordées de la réussite dans les grandes écoles - autorisent en fait à laisser sur le bord de la route le gros des troupes. Ce que ne démentent pas les dernières statistiques. Sur dix fils de cadre entrés au collège en 1995, huit étaient encore étudiants dix ans après et un seul avait arrêté ses études sans avoir obtenu le bac. Sur dix enfants d'ouvriers en revanche, trois sont dans le supérieur quand la moitié a quitté le système sans le bac. L’ APSES rappelle son profond désaccord quant à la réforme Chatel qui marginalise et dénature l’enseignement de SES de la seconde à la terminale. Si elle devait être appliquée en l’état, cette réforme induirait de très grandes inégalités de situations d’enseignement. En effet, quoi de commun entre un professeur devant gérer 7 ou 8 secondes sans dédoublement avec des horaires bouche-trous et un professeur ayant 2 ou 3 secondes à 24 élèves dans un lycée bien équipé en salles informatiques ? Il appartient donc aujourd’hui au
Ministère de prendre en compte au plus vite les demandes exprimées
par la communauté éducative concernant l’enseignement des
sciences économiques et sociales. En l’absence d’une réaction
appropriée, l’APSES appellera tous les enseignants de SES à
la désobéissance pédagogique en n’appliquant pas le
programme du Ministère.
Le Ministère a choisi
délibérément d’évacuer du programme de SES
proposé en classe de seconde la plupart des questions de société
qui y étaient abordées jusqu’à présent : suppression
des questionnements sur l’emploi et le chômage, sur l’investissement,
sur les revenus et les inégalités ou encore sur les transformations
de la famille au profit de questions sur l’épargne, la fixation
des prix (y compris du prix d’équilibre) dans une perspective positiviste
et monolithique de l’économie. Taire les questions de société,
c’est renoncer à la dimension citoyenne que véhiculent tous
les enseignements généraux du lycée et faire perdre
à l’enseignement des SES ce qui fonde son succès depuis plus
de 40 ans. Le parlement avait tenté de faire enseigner les «aspects
positifs de la colonisation» en Histoire-Géographie, le
Ministère souhaite-t-il faire enseigner les «aspects positifs
de l’économie» en SES, bref
une «économie Bisounours» ?
"anglais dès le primaire" Seuls 28
% des lycéens sont au niveau attendu par les programmes de terminale
en anglais.
Les élèves lambda n'ont en effet pour se former que deux à trois pauvres heures hebdomadaires dans des classes de trente. Et puis il y a les autres, ceux qui passent leurs étés dans des collèges britanniques ou des familles américaines, et dopent leur niveau à coups de petits cours. Autant dire qu'entre les deux, il n'y a pas photo. Surtout à l'oral. Pis. A l'école, les bons dispositifs sont réservés aux meilleurs élèves... ...faire de la mobilité
européenne, et donc de l'échange linguistique, "la règle
et non l'exception". Bonne idée. Mais le contraste est saisissant
entre les discours officiels et leur application concrète. A
ce jour, 4 % seulement des étudiants, qui plus est les mieux lotis
socialement, ont pu bénéficier des programmes communautaires
de mobilité comme Erasmus...
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Serpent,
de mer, à sornettes & intox :
le chèque scolaire
Réponse "rédigée"
par pompage
direct d’un site ami (du ministre) : wikilibéral. Qui
cite inlassablement, encore et encore, les mêmes "modèles",
dont l’expérience de Milwaukee. En feignant obstinément
d’ignorer que son principal promoteur, et ardent théoricien du "voucher"
(chèque éducation), en a fait très publiquement
un
bilan négatif !
Il y a huit
ans, Wikipédia s’était donné pour objectif
de faire accéder le monde entier à “la somme de toutes les connaissances humaines”. Aujourd’hui, la baisse de participation fait planer le doute quant à la capacité de l’encyclopédie en ligne à continuer de se développer et de gagner en exactitude.
Même si des écoles
"nouvelles"
(appâtées
par l'espoir d'un miraculeux financement?) participent, hélas,
à la confusion et à la régression ambiantes.
... On disait la gauche en panne de projet ? Incapable de refaire son unité autour d’une thématique renouvelée ? De surmonter ses clivages internes et de mettre au point des propositions originales et crédibles ? Et Paris-Plage alors ? Et les transats ? Et les cabines à rayures ? Et les murs de varappe, les palmiers, le boulodrome, les spectacles assurés par la « scène techno » ? Et les parasols ? Contre le parasol, il n’y a pas une fracture culturelle, une fracture sociale, une fracture urbaine qui tiennent. Le Front national lui-même recule devant le front de mer... ...Quel besoin, dans ces conditions, de chercher à bricoler une nouvelle thématique, un projet, des propositions originales et crédibles ? Pour séduire qui ? Les gens d’avant ? Ceux qui auraient ricané à l’idée de se balader dans un concept soutenu par une idée, elle-même suspendue à une théorie ? Ils n’existent déjà presque plus. Le réaménagement abstrait du territoire est en train de forger son peuple... L’approche par compétences : une mystification pédagogique Dans le
présent dossier nous entendons approfondir cette critique et
montrer que :
Trop et trop tôt sélective, injuste et inefficace, l'école française ... la France n'a pas su
se doter d'un véritable tronc commun assurant une formation élevée
au plus mauvais élève sortant du plus mauvais de nos collèges.
Elle
s'accommode d'un modèle qui produit de vastes bataillons d'élèves
en échec et une élite trop rare, quand les transformations
de l'économie exigent des élites plus nombreuses et des qualifications
toujours plus élevées pour l'ensemble de la population.
L'école coupable d'indifférence ? Trop rigide, trop élitiste, trop axée sur les matières intellectuelles au mépris des autres. « Depuis les années 1970 et la démocratisation, le collège et le lycée accueillent tous les adolescents. Mais le système ne s'est pas adapté à ce nouveau public, reconnaît Jean-Louis Coppéré, le proviseur du lycée Champollion à Grenoble, un des établissements pilotes pour l'accueil des adolescents malades du système. Il ne leur a pas donné les clés pour réussir. Les études sont restées telles qu'elles étaient, conçues pour des enfants formatés, de plain-pied avec les exigences de l'école. » L'obsession des notes, la solitude de l'élève face à ses tâches, l'absence de rapport personnel avec les professeurs, les emplois du temps saturés... tout cela peut devenir toxique. Pour les cancres comme pour les cracks. Pour les démunis comme les bien lotis.
Liberté,
diversité, fraternité :
...La volonté d’ouvrir
l’accès «de l’élite de l’élite» aux boursiers
repose sur une conception de la justice sociale limitée à
l’égalité des chances ...
Fra-ter-ni-té, disent-ils : ![]() "/.../Étonnant de voir Nicolas Sarkozy reprendre un terme rendu célèbre par Ségolène Royal... "/.../on parle «valeurs» quand on ne parle plus politique. Quand l'absence de projets devient patente, on se rabat sur la morale. C'est un grand classique de l'histoire politique. L'utilisation du mot «fraternité» hors contexte républicain nous vient de l'extrême droite, plus précisément du poujadisme. On va beaucoup entendre parler de «fraternité» dans les semaines qui viennent, pour éteindre l'incendie. /.../" ..Ce sont les "victimes silencieuses" de la crise du logement. Selon le rapport de la Fondation Abbé-Pierre, 600 000 enfants et jeunes de moins de 18 ans souffrent du mal-logement. Le rapport pointe les conséquences parfois lourdes pour leur santé (saturnisme, affections respiratoires, mauvaise alimentation, mauvaise hygiène, troubles du sommeil), leur scolarité et leur intégration sociale. le
marquage social des quartiers
souligne l'inégalité devant l'école. (enquête INSEE) En Ile-de-France, un enfant sur quatre vit dans un "logement surpeuplé". En France, un enfant sur dix. La fraternité est une notion complexe, qui nécessite une plus précise attention qu’une simple utilisation en remède à tout faire de la pensée politique. Lien souvent érigé comme indépassable, politiquement efficace donc redoutable, le vocable fraternel fait écran à ce qu’il signifie, phantasmes nationaux, raciaux, masculins, entraînant derrière et par la question féminine l’oppression de tous les autres qui ne sont jamais choisis. Tels sont les problèmes d’envergure que la fraternité pose, et qui doivent se poser à nos intellectuels et nos responsables politiques, aujourd’hui, avec acuité. ...Comment, dans ces conditions, faire accepter l'injustice sociale comme quelque chose qui va de soi ? C'est ici que l'apprentissage de la Marseillaise trouve sa place, en gommant les inégalités sociales au profit de l'affirmation d'une uniformité de façade et d'une communauté d'intérêt d'autant plus artificielles qu'elles n'existent pas... ...Pourquoi pas la place de la Concorde ou l'esplanade des Invalides? Les Françaises et les Français âgés de 18 ans, dûment authentifiés comme tels, y seraient alignés au cordeau face à une tribune où le président de la République, flanqué de son ministre de l'Immigration, leur remettrait en les priant de la signer une "charte des droits et devoirs du citoyen". Pour éviter les couacs, un texte de La Marseillaise aurait été au préalable distribué à chaque participant. Vrai, une sorte de première communion civique... ...Et puis, par un triste jour de janvier, l'humanité se réveille avec 150000 morts ensevelis dans une île des Caraïbes, sur lesquels ni les écolos, qui sont d'ordinaire si bavards, ni les Cubains, qui sont juste à côté, n'ont rien à dire. Il ne reste que l'homme nu, couché dans sa misère, avec pour seul espoir ce sentiment exempt d'idéologie qui se nomme fraternité. |
"Hier,
on était face à la démarche isolée de quelques
individus qui exigeaient un droit aux cours. Aujourd'hui, se répand
l'idée que la famille a un droit de regard, qu'on
peut surveiller l'école, y compris en passant par le tribunal
administratif, analyse
l'historien de l'éducation Claude Lelièvre. La judiciarisation
est une évolution globale de la société, qui se manifeste
aussi dans l'école. Cela recrée un rapport de force à
l'heure où les syndicats ont perdu de leur poids."
"Depuis la rentrée, plus de 20.000 parents ont signalé à la FCPE sur ouyapacours des heures de cours perdues faute de remplacement", écrit le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan. "L'absence de gestion cumulée à la suppression massive de postes empêche toute solution sérieuse pour améliorer le droit des familles". "L'Education nationale s'avère incapable de remplacer de façon pérenne les enseignants absents", ajoute-t-il, soulignant que le problème, reconnu dans le second degré (collèges et lycées), vaut aussi dans le premier degré (écoles), notamment en Seine-Saint-Denis. La FCPE y voit une "rupture de contrat" dans "l'obligation scolaire" due aux "familles et aux élèves" d'une continuité du service public d'éducation. M. Hazan réclame "un coup d'arrêt aux suppressions de postes d'enseignants". Il demande au ministre "de fixer des objectifs clairs chiffrés et datés à (ses) services pour rendre les remplacements effectifs". (afp
- 01 03 10)
«Nous sommes soumis en tant que parent à une obligation scolaire pour nos enfants, et il appartient à l’Etat de fournir les moyens du service public d’éducation»Au cours de son CP, puis de son CE1 depuis la rentrée de septembre, sa fille «a été en face de 18 maîtres ou maîtresses différents et a manqué sur les six derniers mois 13 jours de classe d’un enseignement obligatoire», affirme-t-il dans sa plainte datée de vendredi. Daniel Garault a indiqué avoir déposé une seconde plainte, concernant l’enseignement de langue vivante à sa fille. «L’enseignement de cette matière n’a débuté que le 23 janvier 2010» et non à la rentrée en septembre 2009, dénonce-t-il. «Au titre de réparation du préjudice, je vous demande le rattrapage des heures non assurées (…) ou à défaut, une somme correspondant aux émoluments de cours à domicile», ajoute le parent d’élève dans les plaintes. Daniel Garault appelle à «un dépôt de plainte collectif» des parents d’élèves, le 9 mars, au tribunal administratif de Montreuil. Le rapport d'information du Sénat sur l'éducation en banlieue dénonce pourtant en premier lieu une répartition des moyens qui ne permet pas toujours d'améliorer significativement le taux d'encadrement dans l'éducation prioritaire : les élèves sont ainsi plus nombreux par classe (24 en moyenne) dans les écoles primaires classées en éducation prioritaire dans l'académie de Créteil qu'ils ne le sont dans la moyenne nationale des écoles primaires classées hors éducation prioritaire (23,5) ! Des aberrations semblables ont été relevées dans des collèges d'autres académies. La répartition des crédits par les académies tient en effet inégalement compte de l'appartenance de l'établissement à l'éducation prioritaire. Si cette situation est permise par la volonté de «déconcentration» de l'État, les acteurs de terrain devraient néanmoins expliquer «la pertinence de leurs politiques», critique le rapport. Cette «approximation» dans le recensement des moyens publics consacrés aux interventions éducatives montre aussi que ces politiques recouvrent des dispositifs qui se juxtaposent plus qu'ils ne s'articulent entre eux. La prolifération de ces interventions pose des difficultés : méconnaissance des dispositifs, effets de concurrence ou de redondance, difficultés de coordination entre des intervenants nombreux. L'optimisation du hors temps scolaire est à ce titre une vraie question, observe le rapport, car on «aboutit parfois à une dilution des actions menées dans le secteur éducatif», estime le Sénat...
Serpent
de mer :
Semaine de quatre jours
: la France est le seul pays européen à avoir adopté
ce rythme, à la rentrée 2008, et ce malgré de nombreuses
protestations de chronobiologistes.
L'Académie
Nationale de Médecine:
... En France, la journée d'un élève dure six heures, avec une pause d'une heure trente le midi. C'est la journée d'école la plus longue d'Europe! Alors, avoir instauré en plus la semaine de quatre jours est un contresens total. Semaine
de 4 jours : (gros) inconvénients confirmés (par un
rapport de l'E.N. ! )
FCPE
: Le passage à la semaine de quatre jours a été
fait
par et pour les adultes,
il est temps de penser aux enfants.
Chatel rappelle que le choix relève du conseil d'école: "95% des conseils d'école ont fait le choix de la semaine de quatre jours" ... c’est le « système scolaire lui-même qui est vécu par les lycéens comme une sanction. Et qui donc est la source d'un mal-être quotidien. «Les profs ne captent pas le public qu’ils ont en face d’eux. Ils ne savent pas comment nous intéresser aux choses. Ils nous font étudier des trucs de vieux» déclare ainsi Emmanuel, élève en seconde au lycée Jean-Baptiste-Say (Paris XVIe). L’ennui est invoqué, mais il n’est pas seul : les notes elles-mêmes sont mises en cause, jugées peu acceptables. « Ils devraient carrément enlever la note » explique Samir, 18 ans. Le problème dénoncé par les élèves globalement, c’est que ce système de notes n’est pas « constructif ». Il vaudrait mieux des appréciations bien argumentées pour les faire progresser. Quant au redoublement, il faudrait le bannir : Eric Charbonnier, expert sur les questions d’éducation à l’OCDE, estime que les notes et le redoublement sont à la base du malaise des jeunes. Il faut donc sortir de ce système de «notation-sanction»... Serpent de mer : la carte scolaire ... Les chefs d'établissements
veulent avoir des informations concernant les effets de l'assouplissement
de la carte scolaire sur les effectifs en élèves des établissements,
sur la mixité sociale mais aussi sur la mixité scolaire (est-ce
que les établissements ont des élèves de tous niveaux?).
Selon M. Tournier, ces établissements pourraient connaître actuellement "une déstabilisation muette, qui n'est pas spectaculaire". "Dans des endroits sans histoire, les choses sont en train de basculer" et il y a un risque de "dérive vers des établissements mono-sociaux et mono-scolaires". Le gouvernement donne uniquement
les chiffres des dérogations obtenues, chiffres qui n'ont "aucun
intérêt" pour éclairer la situation des établissements.
PISA...OCDE..."Finlande"... ...Une
explication de l’indifférence de PISA aux programmes scolaires est
que l’enquête n’a pas pour objet premier de servir les buts de l’école.
Elle
viserait à encourager un esprit de compétition au service
du développement des politiques néolibérales favorisées
par l’OCDE. Le fait qu’un tel esprit de compétition soit développé
autour d’aptitudes à faire face aux situations de la vie quotidienne
est néanmoins lourd de significations. Comme ce fut le cas à
propos de la définition du Quotient Intellectuel, ces aptitudes
s’inscrivent dans une vision implicite du bien vivre dans nos sociétés.
Mais, comme pour les tests de Binet, la question se pose de savoir si ces
aptitudes réfèrent à autre chose qu’à ce que
mesurent les tests. Autrement dit, les tests de PISA sont-ils adaptés
à leur objet, les capacités à jouer un rôle
social et économique constructif dans une société
démocratique moderne, et les capacités des sociétés
à faire face aux défis du présent et du futur ?
La France a consacré 129,4 milliards d'euros à son système éducatif en 2008, soit un niveau stable en euros constants pour la 3ème année consécutive. (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance -DEPP- du ministère de l'Éducation nationale). Cette part (6,6% du Produit intérieur brut -PIB-) reste légèrement supérieure à la moyenne des pays de l'OCDE, mais diminue sans discontinuité depuis 1995, où la France consacrait 7,6% de son PIB à l'éducation. ...La France se situe un peu au-dessus de la moyenne des pays comparables pour les dépenses par élève dans l'enseignement secondaire. Mais elle est nettement en retard pour l'enseignement supérieur. On y dépense 11 600 euros par étudiant, contre 17 000 en Suède, par exemple. Mais ce que l'on dit beaucoup moins souvent, c'est que l'écart est encore plus défavorable au cycle primaire (maternelle et élémentaire). Un élève y coûte 5 500 euros, contre 7 700 en Suède : 40 % de plus ! Or, c'est dans les petites classes que s'acquiert le socle des connaissances et que naissent les inégalités sociales. La France devrait repenser son enseignement pour les plus jeunes et y investir davantage. Sauf à se lancer dans une course perdue d'avance pour concurrencer les pays en développement, c'est bien sur la matière grise qu'il faut miser. Cette problématique est au cœur de tous les discours officiels, et en particulier de celui de Nicolas Sarkozy et du gouvernement autour du « grand emprunt ». Mais les politiques réellement mises en œuvre sont en complète contradiction avec ces belles paroles... ...De nombreuses données mettent en effet en évidence la réalité de la stagnation du système éducatif français depuis quinze ans. De 1995-1996 à 2007-2008, la durée de scolarisation a légèrement diminué, passant de 19 à 18,6 ans. |
| allo
maman bobo doudou...
Allô, t'es où ? Le gag - pardon, "l'innovation"
from
US, of course - de la journée : le
taser espion-téléphone enfant-ado.
«Il y a des parents qui veulent, à tout prix, maintenir le prestige de l'autorité et qui ne réussissent qu'à installer, dans leur foyer, le spectre hideux de la tyrannie. Ils font, de leurs enfants, des esclaves ou de sauvages petits rebelles.» (Tristan Bernard). PEUT-ETRE (mais très peu probable, autant dans les milieux de la gôche hébétée que ceux de la droâte béate, puisqu'il y est question - quelle horreur! - du droit des mineurs à - quelle ineptie! - une vie privée) ... quelques pistes utiles - quand même, au cas où, en cette période de glaciation primitive, de totale con-gélation des esprits (Ma-Grotte et MezEnfantsd'abord) - quelques pistes donc, prises dans les congères, de ... réflexion :
- la vie privée, point de vue des petits cons. "/.../les adolescents sont d’autant plus “blasés” par la notion de vie privée, et ont d’autant plus de mal à percevoir les risques posés par la “société de surveillance“, qu’ils ont eux-mêmes grandi en étant constamment surveillés par ceux qui, parents et enseignants notamment, affectent, dirigent ou contrôlent directement leur vie privée : "Leur panoptique personnel (administré par des personnes qu’ils connaissent et voient quotidiennement) est bien plus intrusif, menaçant, direct et traumatique que ne pourraient l’être des panoptiques gouvernementaux ou contrôlés par des entreprises privées. L’érosion de la vie privée commence à la maison, pas au niveau gouvernemental ou marchand. Et tant que nous ne trouverons pas un moyen d’offrir plus de vie privée à ces jeunes, dans leur vie intime, ils n’aspireront pas à plus de vie privée dans leurs vies publiques." /.../" (repris par Le Monde) "Les gamins se sont toujours préoccupés du respect de leur vie privée, c'est juste que ce qu'ils entendent par 'vie privée' est très différent de ce que cela représente pour les adultes", a-t-il expliqué. "En tant qu'adultes, nous pensons que notre maison est un espace privé... Pour les jeunes, ce n'est pas le cas. Ils ne peuvent pas contrôler qui entre ou sort de leur chambre. Pour eux, le monde en ligne est davantage privé, parce qu'ils ont davantage de contrôle sur ce qui s'y passe." Vous organisez un dîner en petit comité avec vos amis ce soir ? Prenez garde à ce que personne n'en fasse état sur Facebook ! Cela pourrait mal finir. C'est ce qui est arrivé à une lycéenne de La Baule vendredi 5 février 2010. Elle projetait une soirée chez elle à six. Ils se sont retrouvés entre 100 et 200 (les chiffres sont encore flous, c'est dire !), la plupart des personnes n'ayant évidemment pas été invitées. La raison ? Quelqu'un a eu la bonne idée de faire état du dîner sur Facebook, raconte le quotidien Presse Océan. Et tout le monde a rappliqué. Résultat : des débordements sur le palier, dans la cage d'escalier, l'organisatrice qui appelle la police, des objets volés, des tags sur les murs, une vitre cassée… Aux Etats-Unis, le nombre de jeunes de 12 à 17 ans tenant un blog a été divisé par deux depuis 2006. Ils préfèrent les mises à jour de statuts sur Facebook, mais ignorent Twitter. 14% des adolescents connectés à Internet disent désormais tenir un blog (Pew Internet & American Life Project - sept. 2009). C'est deux fois moins qu'en 2006, lorsque 28% des internautes de 12 à 17 ans interrogés affirmaient bloguer régulièrement. La part des adolescents qui commentent sur les blogs de leurs amis a aussi chuté en trois ans, passant de 76 à 52%. Les 12 à 17 ans n'ont pourtant pas délaissé Internet. Leurs centres d'intérêt ont évolué. Ils sont désormais 73% à utiliser des réseaux sociaux, principalement Facebook (400 millions de membres), contre 55% en 2006. En France, 45% des
internautes de 12 à 17 lisent des blogs, et 32% en animent (étude
Forrester
de janvier). En baisse par rapport à 2007 (72 % de lecteurs et 37%
de blogueurs à l'époque), ces chiffres font malgré
tout encore des jeunes Français, dont toute une génération
a été élevée aux «Skyblogs»,
parmi les plus assidus d'Europe dans ce domaine.
...Comme on le voit, le bilan culturel d'une session sur Chatroulette est assez contrasté. Être propulsé dans une grande roulette avec le monde entier pousse à toutes les outrances. Et avant de parvenir à une vraie conversation, on voit vraiment passer de tout: toutes les 10 connexions environ, un sexe d'homme; toutes les 20 connexions, un internaute portant un masque absurde; toutes les 100, une femme nue; et à la marge, une série de dérapages qui brassent toutes les déviances possibles de l'être humain (vidéos pédophiles, drapeaux nazis...) ... Le réseau, la connectivité permanente et les possibilités de participation semblaient pourtant la promesse de plus de démocratie. Chacun ayant désormais la possibilité de s’exprimer. Mais de là à faire entendre sa voix... Hello World, How I learned to stop listening and love the noise montre les limites du média participatif, projection monumentale composée d’une mosaîque de milliers de journaux intimes vidéos collectés surle net. Avec le web 2.0; toute voix peut désormais s’exprimer, mais il n’y a personne pour l’écouter. Chaque voix disparaissant dans un brouhaha informe. Apocalypse et ange déçu. (Expo) Le centre d’art Laboral, en Espagne, propose une vision du futur sombre et terrifiante. -
Internet est devenu essentiel pour l’exercice des libertés fondamentales. La liberté d'expression, liberté fondamentale s'il en est, implique désormais l'accès à internet. Internet permet une amélioration de la société. Le Conseil constitutionnel a très bien expliqué ce principe dans sa décision n° 2009-580 DC du 10 juin 2009 rejetant la loi Hadopi. Les Sages ont clairement affirmé que, selon la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, la "libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme" et qu'internet participe à la vie démocratique et l'expression des idées et des opinions... - Les Français sont confrontés à une instrumentalisation des peurs au sujet d'internet auxquels les discours du gouvernement et de la majorité UMP participent. L'UMP ne parle d'internet que comme une zone de non droit, une zone de dangers, un espace à dépolluer. Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a déclaré le 15 décembre devant l'Assemblée nationale : "les trafiquants d’armes, de médicaments ou d’objets volés et les proxénètes ont trouvé refuge sur Internet, et les psychopathes, les violeurs, les racistes et les voleurs y ont fait leur nid". Chaque fois que la majorité ouvre la bouche pour parler d’internet, elle parle uniquement de ses dangers... |
...
deux constatations.
La première est étayée par un analyste américain d'origine biélorusse, Evgueni Morozov. Il explique comment les régimes autoritaires disposant d'un minimum de compétences ont appris à exploiter le Web pour déstabiliser les réseaux de la dissidence. Qu'il s'agisse de la Russie, de la Chine ou de l'Iran, l'usage du Web fait désormais le jeu des États non démocratiques. Par ailleurs, nul ne l'ignore, le Web est un outil privilégié des groupes antidémocratiques, terroristes, négationnistes et tutti quanti. ... Seconde constatation : la «démocratisation» de l'accès au savoir rendue possible par Internet est largement un trompe-l'oeil. Symbole de cette «démocratisation», Wikipédia, qui reçoit chaque mois 330 millions de visiteurs. L'encyclopédie est très utile pour ceux qui ont reçu le bagage nécessaire pour lire entre les lignes, risquée pour les autres. En raison de la faiblesse de ses critères de validation, le site promeut une sorte de médiocratisation du savoir. Il est aussi une proie facile pour les individus ou les lobbies ayant des intérêts à défendre... ... « démocratique ». Le mot a acquis une valeur magique qui chloroforme les esprits. Il est utilisé à la fois pour désigner les traits qui distinguent un régime libéral d'un régime autoritaire (respect du droit de vote et des libertés publiques) et pour évoquer une sorte de droit de tous à tout (le droit de tous à manipuler le savoir, comme dans le cas de Wikipédia). En tout état de cause, notre propos n'est pas de prétendre qu'Internet serait par nature contre la démocratie (au sens premier du terme) mais de dénoncer l'idée qu'il opère forcément dans ce sens. Skins parties délurées, bécotages exhibitionnistes, généralisation du « plan à trois » ou groupes Facebook rivalisant de cynisme trash… Quand les adolescents de la génération 2.0 se lâchent, ils ne font pas semblant ! Ou peut être que si… Faut-il y voir une possible dérive perverse ou un microphénomène de mode ? ... Et la question du respect de l’autre, dans tout ça ? Selon Michel Fize, sociologue au CNRS et auteur de plusieurs ouvrages sur l’adolescence, elle ne se pose pas car « la nouvelle génération à un rapport désacralisé au corps. Il n’est plus l’objet de l’intime, considéré comme un bien que l’on doit protéger et ne pas livrer au premier venu. C’est au contraire un outil qui permet d’obtenir un certain nombre d’avantages, sexuels en particulier, et donc d’en exiger en retour. » ... ... Skins Party, une
fête inspirée de Skins, la
série télévisée anglaise déjantée
diffusée sur Canal + depuis 2007, mais surtout visionnée
par les jeunes sur le Web. Le feuilleton met en scène des adolescents
très dévergondés noyant leurs tracas familiaux, scolaires
et sentimentaux dans la drogue, l'alcool et le sexe. Un exemple? L'épisode
10 de la saison 1, une bringue monumentale où les langues chargées
de cachets d'ecstasy pénètrent aléatoirement dans
les bouches qu'elles rencontrent et où les teen-agers déguisés
en tout et n'importe quoi, dans un état éthylique prononcé,
s'abreuvent de démesure...
Mouchard portable : un projet de loi en discussion devant le Parlement finlandais, et qui pourrait être repris au niveau européen, prévoit en effet d'autoriser les parents à suivre les déplacements de leurs enfants de moins de 15 ans, via leur téléphone portable, sans leur consentement. « Le serious game nous est apparu comme un bon moyen de capter l'attention des ados, qui sont peu réceptifs aux moyens de communication classique », explique le service de communication d'Internet sans crainte, un programme financé par l'Union européenne pour sensibiliser les jeunes aux enjeux du Web. Chaque épisode a pour thème un usage particulier du Net. Le premier, intitulé Fred, le Chat démoniaque, traite du sujet très sensible de la gestion de son image personnelle sur le Net, notamment au travers des publications sur les réseaux sociaux. Scénario et graphisme sont identiques au clip «je publie, je réfléchis» présenté il y a deux semaines à l'occasion de la Journée internationale de la protection des données personnelles. la vie de plus en plus réglementée des adolescents américains tend à leur faire utiliser les communications textuelles autant que les jeunes Japonais. ...S'exciter
par textos interposés, en s'envoyant des photos de soi, ou de
petits camarades, déshabillés, la pratique est appréciée
par les adolescents américains, mais peut aussi leur coûter
cher. Le «sexting», aussi appelé «sexto»
en France, est considéré comme un crime (felony en
anglais) dans plusieurs Etats américains,
«Les enfants d'aujourd'hui n'ont aucune pudeur, sentiment de honte, ni de vie privée. Ce sont des frimeurs, des putains de la célébrité, de petits vauriens pornographiques qui mettent en ligne leurs journaux intimes, numéros de téléphone, poésies stupides et photos cochonnes...» «Kids
today. They have no sense of shame. They have no sense of privacy. They
are show-offs, fame whores, pornographic little loons who post their diaries,
their phone numbers, their stupid poetry—for God’s sake, their dirty photos!—online.
They have virtual friends instead of real ones. They talk in illiterate
instant messages. They are interested only in attention—and yet they have
zero attention span, flitting like hummingbirds from one virtual stage
to another.»
(Emily
Nussbaum, journaliste New York Times)
![]() C'est l'effrayante conclusion de la première et seule étude sur le commerce de la pédopornographie qui soit sortie à ce jour. Car si des rapports alarmistes ont déjà été rendus sur les effets de bord du filtrage, curieusement, personne n'avait jusqu'ici pris le temps de s'intéresser aux modes de distribution de la pornographie enfantine... La Cnil s'est en revanche déjà prononcée sur la vidéosurveillance accrue par la Loppsi... - Tout le régime d'application et contrôle de la vidéosurveillance doit être revu. Le texte adopté à l'Assemblée confie ces missions à une Commission nationale de vidéosurveillance. Une Commission très proche du ministère de l'Intérieur, posant la question de l'indépendance. Nous réclamons un système où la Cnil serait en charge des contrôles sur les installations de ce type de dispositif lors d'une plainte ou pour toute nouvelle installation. Aujourd'hui, il est rarissime qu'un système de vidéosurveillance respecte tout ce qu'impose la loi. La très étrange Loppsi vient d'être adoptée à l'Assemblée. Les mesures proposées slaloment maladroitement entre cadeaux aux lobbies du gadget inutile, hypersurveillance aveugle et un opportunisme électoraliste à la limite de l'arnaque. La vidéoprotection, dont on ne finit plus d'expliquer la très coûteuse inefficacité, est le pire de ces gadgets. Le préfet pourra imposer aux maires d'installer à leur frais l'inutile dispositif. 20 millions d'euros sont prévus pour aider les communes à s'équiper. Mais pour les coûts sur le long terme, qui vont aller plomber le budget des communes sur les dix prochaines années, personne ne sait encore qui va payer... ... Les pirates sont plus nombreux (+3%) depuis le vote d'Hadopi D’après une étude conduite par des chercheurs français, 15% d’utilisateurs du P2P y ont renoncé suite au vote d’Hadopi. Mais dans les faits le téléchargement s’est simplement reporté sur le streaming et l’hébergement de fichiers comme Rapidshare. En outre, les "pirates" seraient les premiers acheteurs de contenus légaux. Plusieurs études ont déjà contesté la pertinence de la riposte graduée pour lutter contre le piratage de musiques et de films. Selon une évaluation sur les premiers effets de la loi Hadopi publiée par des chercheurs de l'université Rennes 1 et le groupement d'Intérêt scientifique M@rsouin, l'impact du dispositif français serait peu perceptible. D'après les auteurs de l'étude (réalisée sur la base d'entretiens téléphoniques entre le 16 novembre et le 23 décembre 2009 auprès de 2 000 individus représentatifs de la population de la Région Bretagne), l'application d'Hadopi pourrait même produire un effet inverse à celui escompté... ... La ministre de la Santé se dit "frappée d'apprendre que deux tiers des filles de 3e pensent encore qu'on ne peut pas tomber enceinte lors du premier rapport sexuel". Bien que prévue par la loi, l’éducation à la sexualité dans les écoles à raison de 3 séances par an, reste rare. Il n’existe aucun bilan officiel de l’application de cette loi, malgré une circulaire (2003) qui prévoyait de faire un point annuel… ... 11 % des plaintes reçues par SOS Homophobie en 2008 concernaient des insultes et des agressions commises dans le cercle familial. "S'il est bien un milieu où l'homophobie ne recule pas, c'est la famille", constate le président de l'association Bartholomé Girard. Un chiffre en augmentation de 36 % par rapport à l'année précédente. Aggravation du phénomène ou libération de la parole? Le nombre de cas concernant des mineurs a doublé depuis 2007. ... Après la chasse aux étrangers, la question de l'identité nationale, nous voilà sur celle de l'homosexualité avec l'interdiction par le ministre de l'éducation nationale de la projection du film d'animation le Baiser de la lune aux classes de primaire. A travers les propos du ministre et de certaines associations, de vieux démons nauséabonds remontent à la surface. Protégeons notre jeunesse ! Il est trop tôt au primaire pour parler de sexualité. Le problème, c'est qu'ensuite, au collège, il est trop tard, comme le constate le récent rapport remis par l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) à la ministre de la santé concernant la contraception et l'IVG chez les mineures. Dans une société qui expose, décompose, instrumentalise et consomme les corps à n'en plus finir, nous nageons ici dans une pudibonde hypocrisie. |
...
Et
pendant la séquence du conflit congolais (1998 à maintenant),
les besoins en Coltan, avec l’explosion des consoles et des mobiles, ont
littéralement explosé.
Le plus dingue est que près de 80 % de la production de Coltan dans le monde provient d’une zone de guerre au Congo où des paysans sont contraints d’aller à la mine pour extraire un minérai qui peut valoir jusqu’à 300 dollars le kilo. Le Coltan est ensuite acheminé, financièrement blanchi, grâce aux organisations criminelles, pour finir dans les usines de composants...
-
Comment
peut-il avaler quatre pizzas surgelées micro-ondées à
17 h 30 ?
- Pourquoi veut-il aller
aux States ?
Et si les inquiétudes sur l’alimentation des jeunes Français étaient un peu exagérées ? Les résultats de la recherche AlimAdos (recherche sur le terrain auprès des jeunes et de leur environnement familial et social) invitent à renoncer aux idées reçues. "Informatique pour tous" (1985 ! ) ... il est urgent que les
enseignants introduisent – comme ils ont commencé à le faire
– les nouvelles technologies dans leurs salles de classe. «Sinon,
le fossé risque de grandir entre un apprentissage en classe ‘dans
la souffrance’ et un apprentissage à la maison ludique et intuitif»
Même le Portugal ou l’Espagne font mieux. « La France perd déjà des points de croissance parce que ses jeunes ne parlent pas bien anglais. Et dans les années à venir, 50 % de la richesse mondiale dépendra des nouvelles technologies » La France arrive en 24e place (sur 27) en Europe ! Avec 12,5 ordinateurs pour 100 élèves, 1 % d’écoles primaires équipées, 12 % des profs (surtout dans le secondaire dans les matières scientifiques) qui utilisent les nouvelles technologies pour un quart de leurs cours...(rapport de Jean-Michel Fourgous) ...Quand on analyse sérieusement ces obstacles, on mesure à quel point l'ambition d'un développement des TIC à l'école ne peut avoir de sens et d'efficacité que si elle est inscrite dans un grand projet éducatif moderne, neuf, démocratique, lui-même inscrit dans un projet de société qui ne se satisfait pas des indicateurs matériels, quantitatifs, financiers pour soutenir un développement éducatif durable, qui s'engage avec détermination vers le progrès et vers l'émancipation de l'homme, la personne et l'être social, et qui redonne de l'espoir chacun... |
"Bon
appêtit !"
disent-ils
| Le
WWF lance un "appel du 18 juin" pour
soutenir le bio dans les cantines.
"Comment un pays riche comme la France peut-il mégoter sur les 20 à 70 centimes supplémentaires d'un repas scolaire bio?" 75 % des parents souhaitent que l’on propose des plats bio dans les cantines. En 2009, un tiers des élèves y ont goûté contre 24 % l’année précédente. Et les parents déclarent être prêts à acquitter 7 % de plus pour un repas à la cantine scolaire s’il est composé de plats bio. ... comment faire pour obtenir une cantine bio pour ses enfants ? Se regrouper entre parents, en parler au chef d’établissement, voir avec le maire, qui est responsable de la restauration collective, les cuisiniers, les «acteurs locaux de la filière biologique», comme on dit. Tâcher de convaincre tout le monde que le bio, c’est aussi une manière de lutter contre les problèmes liés à la suralimentation et à la malbouffe. Les éco-délégués, grâce à un logiciel diffusé par la région Ile de France, ont pu prendre conscience que la répercussion de la nourriture en terme d’effet de serre était variable d’un aliment à l’autre. Ainsi, l’impact du porc est-il, de ce point de vu, bien moindre que celui du veau. Mais au fait pourquoi ? C’est la réponse à laquelle les éco-délégués devaient répondre, dans le cadre d’une recherche personnelle. Voici l’enquête, fouillée et richement illustrée, de deux élèves de 6e, Gabrielle et Alice ...
Rapport
FAO - Vers un élevage plus durable
18-02-2010 - "La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture"
... Le bombardement chimique sur un demi-siècle a stérilisé les sols, aboli la tourbe, détruit les équilibres fragiles de l’écosystème. Résultat : non seulement les paysages deviennent moches mais en plus on mange mal... ... Le système productiviste et polluant nourri aux subventions et aux engrais et béni par les syndicats agricoles a limité l’essor des aliments bio. Résultat la France se retrouve déficitaire et obligée d’importer chez ses voisins ce que ses consommateurs demandent. Une absurdité écologique et économique alors que faire du bio peut à la fois servir la planète et nourrir le producteur. "Voilà,
on vend nos vaches pour aller produire de l'énergie."
Paul Ariès
- La décroissance
- fév. 2010
Quelque 200 tonnes de café bio dorment dans un entrepôt de Guatemala Ciudad, empilées en sacs de 60 kilos. Cela a beau être l’un des meilleurs cafés du monde, Gerardo de León n’arrive pas à le vendre. “Je reçois tous les jours des appels d’acheteurs des Etats-Unis, qui me demandent si j’ai du bio à vendre”, explique de León, montrant du doigt un courrier avec offre d’achat à 1 euro les 500 grammes. “Puis je leur annonce mon prix : 1,40 euro le demi-kilo… et le café ne quitte pas l’entrepôt.” Bien trop cher, le bio en grandes surfaces! Une enquête UFC-Que Choisir révèle que les produits biologiques vendus par les enseignes sous leur propre marque (marque de distributeur ou MDD) coûtent en moyenne 57% de plus que les MDD conventionnelles. L'association fustige, exemples à l'appui, les marges «indécentes» réalisées par la grande distribution alimentaire sur ces aliments «verts». Comme le signale une récente étude de TNS Worldpanel, les «bio consommateurs» sont plutôt des couples de plus de 35 ans avec des revenus supérieurs à la moyenne. Pour TNS, contrairement à ce que prétendent les enseignes, les marques de distributeur bio n'ont pas «démocratisé» le marché. Leur clientèle est plus aisée que celle de l'offre standard. Des cadres et «bobos» en outre peu sensibles à la notoriété des grandes marques nationales, ce qui ouvre un vrai boulevard aux gammes de distributeur. Coût du gaspillage alimentaire Selon des études précédentes, pour l'ensemble des pays développés, le gaspillage alimentaire est évalué entre 30 et 40% de la production de nourriture. Chaque année, 40 % de l'alimentation disponible aux Etats-Unis est jetée selon une étude parue dans la revue scientifique PLOS One en novembre 2009. Ce gaspillage représente environ 48,3 milliards de dollars (32,5 milliards d'euros) et l'équivalent de 40 000 milliards de litres d'eau gaspillés, soit les besoins annuels de 500 millions de personnes. Au niveau mondial, 1/4 de la nourriture produite est jetée sans avoir été consommée. Des chiffres choquants lorsque l'on sait que 13% de la population mondiale souffre de sous-alimentation. Gaspillage alimentaire
dans le monde
The Progressive Increase of Food Waste in America and Its Environmental Impact «Pour extraire un kilo d’or, les orpailleurs illégaux utilisent 1,3kg de mercure, dont 30% se retrouve dans la nature. Et empoisonne toute le chaîne alimentaire, jusqu’aux Amérindiens.» La flambée des cours de l’or sur le marché mondial a relancé la ruée vers le métal précieux en Amazonie, notamment en Guyane. «Il faut lui demander d’où vient l’or qu’il vend, dans quelle condition il a été produit, avec quelle garanties sociales et environnementales», explique Romain Taravella, chargé du programme du WWF en Guyane. «Aujourd’hui, les bijoutiers, même ceux qui se sentent concernés, n’ont pas les moyens de répondre. Il n’y a pas de traçabilité.» WWF souhaite justement que la France prenne l’initiative d’un mouvement vers un or responsable. Et commence par faire en sorte que le code des impôts s’applique de la même façon en Guyane que sur le reste du territoire français, en obligeant à tenir un livre de police. Le WWF a ouvert un site dédié à cette question avec vidéos, documents et appel à signer une pétition contre l’orpaillage illégal. «La terre de Guyane ne sera plus violée impunément», promettait Nicolas Sarkozy, il y a un an, à Camopi, un village amérindien de ce département d’outre-mer, en annonçant un plan de renforcement de la lutte contre l’orpaillage clandestin. Mais pour les villages établis sur le fleuve Maroni, près de la frontière du Surinam, la situation n’a fait que s’aggraver et ils dépérissent, victimes de la pollution et de la violence provoquées par les garimpeiros, les chercheurs d’or clandestins. Le même droit à polluer pour tous (et qui pollue, paie) An
Equal Right to Pollute (and the Polluter-Pays Principle)
Bono
(groupe de rock irlandais U2) au New
York Times :
"Lors des récentes négociations sur le climat à Copenhague, il n’est pas surprenant que les pays en développement se soient refusés à freiner leur croissance, génératrice d’émissions de carbone; après tout, ils n’ont contribué que pour une part infime à créer le mégaproblème auquel le monde est aujourd’hui confronté. Une idée intelligente que j’ai entendue, et qui est une sorte de variation sur le thème du marché du carbone, c’est que chaque individu possède le même droit à polluer – et qu’il devrait y avoir un moyen de le monnayer. En vertu de ce principe, l’Ethiopien moyen peut vendre sa sous-pollution (il émet environ 0,1 tonne de carbone par an) à l’Américain moyen (environ 20 tonnes de carbone par an) et utiliser le produit de la vente pour pallier les effets du changement climatique (comme la sécheresse), scolariser ses enfants et les envoyer à l’université. En tant que vert modéré, j’aime cette idée, même si elle est controversée dans les milieux militants vert kaki. Eh oui, les vrais économistes préféreraient taxer le carbone à la source, mais pour l’heure la volonté politique fait défaut. Si cela ne tenait qu’à moi, je conclurais l’accord avant que les pays émergents n’exigent qu’il soit antidaté." |
Pour
profiter des productions à bas prix des pays émergents
et donner du pouvoir d'achat
aux Français sans augmenter les salaires,
la
France a préféré laisser s'opérer la désindustrialisation.
Des usines ont fermé
leurs portes, sans qu'il soit possible de l'interdire:
les entreprises doivent
pouvoir «respirer»,
c'est-à-dire adapter
leur stratégie au contexte, et par là leur outil industriel.
Mais surtout, les fleurons
de l'industrie française ont investi massivement à l'international,
et les conséquences
de ce désintérêt pour l'Hexagone a été
plus ravageur encore
que les fermetures d'usines,
dans
la mesure où il n'y a pas eu de renouvellement de l'outil en France.
| et "Bonne
santé !"
disent-ils Après
la grippe A, ils sont sur la sellette. Prévisions erronées,
doutes sur leur indépendance, ces spécialistes courtisés
par les politiques et les médias sont-ils à la hauteur de
leur renommée ? Après deux ans d'enquête, Stéphane
Horel publie «les Médicamenteurs», un récit
minutieux des liaisons
dangereuses entre les laboratoires et les blouses blanches
Cantines : les élèves restent sur leur faim. [étude de Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) - Déc. 2009] Dans le secondaire, plus d’un élève sur deux (52.5 %) déclare avoir encore faim en sortant de la cantine. Près de 60 % des repas expédiés en moins de 20 minutes. 20 % des collégiens et lycéens passent plus de temps dans les files d'attente qu'à table. |
| 20 ans
après la Convention
internationale des droits de l’Enfant, plusieurs milliers d’enfants
roms à la porte de l’école....cela se passe ici en France.
En France, tous les enfants, français ou étrangers, sont censés bénéficier d’un égal accès à l’instruction (préambule de la Constitution de 1946, art. 13) qui s’impose pour eux comme obligatoire entre six et seize ans (Code de l’Education, art. L131-1). Aujourd’hui, autour de 5000 enfants ne sont pas scolarisés. Il s’agit pour l’essentiel d’enfants roms vivant en squats ou bidonvilles. Les demandes d'asile permettent, en France, d'indiquer que 410 demandes concernant des mineurs non accompagnés ont été introduites en 2008. Mais ils seraient 5 000 sur le sol français. Ils viennent de partout dans le monde, d'Afrique, d'Amérique latine, d'Asie, d'Europe de l'Est. ... la moitié d'entre eux disparaît, récupérée par des réseaux et des clans, parfois promise au pire. Les autorités jugent généralement ce phénomène marginal, voire "bénéfique": l'Office fédéral suisse des réfugiés a évoqué la "soupape" que représentent ces disparitions, qui rempliraient "une fonction clé dans la gestion des flux migratoires"... ... Il semble que certaines organisations qui défendent les droits de l'enfant préfèrent ne pas donner aux jeunes des conseils sur les précautions à prendre lors de la migration par souci, qu’en tant qu'organisations, elles soient ensuite critiquées si les précautions se révèlent inefficaces. Bien que cette réticence soit compréhensible, elle révèle que les intérêts des organisations concernées passent en priorité avant les intérêts de l’enfant – aussi l’ intérêt supérieur de l’enfant n’est donc pas la principale préoccupation des organisations qui ont cette attitude. ... Depuis quelques années,
les autorités genevoises se sont ainsi attaquées au "problème"
des mendiants roms, apparu dans plusieurs grandes villes depuis la suppression,
en 2004, de l'obligation de visa entre la Roumanie et la Suisse. Le phénomène
est encore marginal, mais porteur électoralement.
...
Le gouvernement suisse a perdu sa boussole. Il ne comprend plus le
jeu. Il ne voit plus ce qui se passe sur la scène financière
et fiscale internationales. Il ne comprend plus ce que veulent les autres
acteurs. Et surtout, il n’a aucune solution pour sortir du bourbier. Quand
il se tourne vers les partis politiques, les banquiers et les industriels,
c’est encore pire : la cacophonie, le choeur confus des Pythies qui proclament,
les unes qu’il faut protéger le secret bancaire jusqu’à la
mort, les autres, qu’il faut baisser les bras...
Les attaques commises pour des motifs politiques ou idéologiques contre des enseignants, des élèves ou des établissements scolaires sont en hausse, selon une étude de l‘UNESCO publiée sous le titre Education under Attack 2010 [L’éducation prise pour cible 2010]. Il y a trois ans, le phénomène était méconnu. L'UNESCO constate une prise de conscience progressive du caractère récurrent de ces attaques de la part des institutions onusiennes, des organisations non gouvernementales (ONG) et de l’opinion. Il apparaît clairement en effet qu’il ne s’agit pas de phénomènes exceptionnels ou isolés. Surtout, le rapport souligne que les démolitions d’écoles, l’assassinat d’élèves et de professeurs n’est pas l’exclusivité des partisans des talibans en Afghanistan ou au Pakistan, sous prétexte d’interdire l’éducation aux filles. Le rapport 2010 montre que le problème est bien plus vaste. Des attaques contre le secteur de l’éducation ont été enregistrées dans au moins 32 pays entre janvier 2007 et juillet 2009. La question des enfants soldats – ils seraient 250.000 dans le monde – est aussi abordée, les enlèvements ayant souvent pour objet de procéder à des recrutements forcés ou de réduire des jeunes filles en esclavage. L’Onu estime à 300.000 le nombre d'enfants-soldats aujourd'hui impliqués dans divers conflits, dont un tiers sur le continent africain. Et ce alors que le recrutement d’enfants dans les forces armées est considéré, depuis le Traité de Rome de 1998 et la création de la Cour pénale internationale, comme un crime de guerre. Comment expliquer le peu d’efficacité des actions qui ont été menées pour stopper ce phénomène ? |
American
way of life
Quand Obama
est entré en fonctions, les partisans des armes à feu se
sont alarmés,
affirmant que le nouveau président
avait l’intention de les priver de leurs pistolets et de leurs munitions.
C’est pourtant l’inverse qui se
produit. Le président reste quasiment muet sur la question,
tandis que plusieurs Etats mènent
une nouvelle offensive en faveur de l’élargissement du droit au
port d’armes...
...De leur côté, les
marchands d’armes semblent récolter les bénéfices
des craintes qu’inspire le président américain.
En
2009, 14 millions d’armes neuves achetées,
contre 12,7 millions en 2008 et
11,2 millions en 2007.
| Les
Etats-Unis sont-ils réformables ?
On
prétend que leur système se caractériserait par l’«équilibre
des pouvoirs». Il consiste en réalité en une multiplication
d’échelons où règne le pouvoir du dollar. En 2008,
des millions de jeunes se sont lancés dans l’arène politique
en escomptant que, avec ce président, rien ne serait plus comme
avant. Mais voilà, lui aussi se comporte en maquignon, achète
un vote qui sinon lui ferait défaut, courtise un élu qu’il
méprise. Peut-il faire autrement?
L’Amérique n’en a pas fini avec ses vieux démons puritains... Michelle et Barack Obama ont beau être, selon elle, le couple présidentiel «le plus féministe qui soit», les groupes religieux conservateurs n’en continuent pas moins de harceler les adolescents avec leur discours pro-abstinence. Et dans un pays où l’avortement est légal, mais où 85% des comtés ne disposent pas de structure médicale pratiquant l’IVG, ce «prêche» en faveur de l’abstinence et non de la contraception est l’un des premiers fléaux contre lesquels se battent les féministes américaines. Michele Kort, rédactrice en chef de Ms Magazine, la plus importante publication féministe du pays, parle de «terrorisme au quotidien des fondamentalistes». Avec parfois le relais peu banal de jeunes stars de la pop : les vœux publics de chasteté de Jessica Simpson et de Britney Spears ont curieusement fait croître leurs ventes d’albums dans la foulée. ... ... les lobbyistes qui tentent d’influencer cette réforme de la santé sont maintenant rien moins que 4525, soit huit pour chacun des élus au congrès américain. Les entreprises et organisations (hôpitaux, assureurs, labos pharmaceutiques, associations de médecins, …) qui tentent ainsi de peser sur la loi en cours d’élaboration ont dépensé plus de 1,2 milliards de dollars en lobbying l’an dernier. “Un argent bien dépensé” relève le Center for Public Integrity, qui donne plusieurs exemples d’interventions réussies des lobbyistes pour faire abandonner par exemple l’idée d’une nouvelle assurance publique ou de nombreuses propositions d’économies... The list of companies and organizations that worked to put their imprint on legislation is diverse, ranging from health care interests and advocacy groups to giant corporations, small businesses, American Indian tribes, religious groups, and universities. Among industries, 207 hospitals lined up to lobby, followed by 105 insurance companies and 85 manufacturing companies. Trade, advocacy, and professional organizations trumped them all with 745 registered groups that lobbied on health reform bills, illustrating the common Washington strategy of special interests banding together to pool money and increase their influence. ... Que la banque se débrouille !Le prêteur récupère la maison et les "propriétaires", eux, sont libérés de leur dette. Des Fairfield, il y en a partout aux Etats-Unis. Au total, 11 millions de ménages, soit 23 % des emprunteurs immobiliers, sont actuellement under water (sous la ligne de flottaison), c'est-à-dire disposant d'un appartement dont la valeur est inférieure au montant emprunté. Cette proportion va jusqu'à 65 % en Californie, en Floride, au Nevada, en Arizona, dans le Michigan ou en Géorgie. Président de l'Association des banquiers du crédit immobilier (Mortgage Bankers Association), John Courson leur a, lui, récemment lancé un appel : "Pensez au mauvais exemple que vous donnez à votre famille, à vos enfants et vos amis." Et même Barack Obama leur a demandé de se montrer "responsables"... Et si on vidait les prisons ? Par ces temps d'austérité
budgétaire, les responsables américains ont de l'imagination.
/.../
Cinq états (Connecticut, Delaware, Michigan, Oregon, Vermont) dépensent plus pour emprisonner au moindre délit (théorie néoconservatrice "Tolérance Zero") que ce qu'ils investissent en éducation. Les pro-life n’ont pas froid aux yeux. Ils sont partout. À l’entrée des centres IVG, dans les écoles, sur Internet, dans les rues des plus grandes villes américaines, par milliers. Les événements sont également bons prétextes pour militer contre l’avortement. Dernière cible : les spectateurs et spectatrices de la grande finale du Super Bowl –une institution aux Etats-Unis-. L’association «Focus on the Family» a déboursé près de 3 millions de dollars pour diffuser un spot de 30 secondes contre l’avortement. Plusieurs journaux en ligne du Colorado, où est basée Focus on the Family [groupe évangélique], s'interrogent ainsi sur le problème éthique que soulève une telle campagne et posent la question de son financement. Comment, en effet, une association qui a récemment dû licencier 275 employés et dont les comptes sont dans le rouge a-t-elle pu se payer cette publicité ? ... Nouvelle province, l’Italie perd des points dans à peu près tous les classements, qu’ils concernent l’école, la santé, l’écologie, les droits, la culture (budget massacré) et même la technologie.... ...Mais c’est au niveau sociétal que la régression est la plus nette. Berlusconi mobilise tellement l’attention qu’à l’étranger on ne voit pas très bien que le fait majeur est plutôt une «liguisation» de la société, entraînant une dégradation morale et civique, sinon une «barbarisation» de l’Italie. La Ligue du Nord d’Umberto Bossi - dont l’organe, La Padania, écrivait : «Quand allez-vous nous libérer des nègres, des putes, des voleurs extracommunautaires, des violeurs couleur noisette et des gitans qui infestent nos maisons, nos plages, nos vies, nos esprits ? Foutez-les dehors, ces maudits !» -, alliée décisive du parti de Berlusconi, a fait élire ses hommes, dont plusieurs sont ministres, dans un nombre considérable d’administrations, a diffusé partout ses valeurs et son langage, dédouané et rendu normal le discours xénophobe... ... On défend les valeurs chrétiennes, la famille, le travail, on veut la croix sur le drapeau italien et le crucifix dans les écoles, mais le ministre de l’Education prévoit d’imposer un quota d’étrangers dans les classes, le ministre de l’Intérieur a voulu instituer des rondes de surveillance... |
... Malheureusement, le soutien politique fait défaut aux Etats-Unis pour soutenir ce genre de refondation de la finance. Stiglitz est clairement déçu par Barack Obama. A ses yeux, ce dernier se révèle finalement être un conservateur qui n'a pas une autre vision du capitalisme à proposer. La preuve? Sa politique vis-à-vis des banques a été la même que celle de George W. Bush: injecter massivement des fonds publics pour les sauver sans leur imposer de contraintes en Contrepartie... .. Sur un plan un peu différent, les Etats-Unis ont une faiblesse qui s'apparente à celle de la Grèce. Bien que ses problèmes soient différents, l'Amérique est elle aussi paralysée politiquement, avec une politique fortement partisane. Impossible de réformer la sécurité sociale américaine. George W. Bush a «essayé» sans conviction; en fait, il a abandonné avant même de commencer véritablement. La réforme santé demeure incertaine. Hillary Clinton n'a pas réussi. Quant à Barack Obama, malgré sa coûteuse tentative d'édulcorer son projet, il risque lui aussi d'échouer sur ce front. On ne peut pas diminuer l'influence des lobbyistes. On ne peut pas dompter la capacité des groupes d'intérêts à influer sur les lois. and it is Greece. But in a different sense, Greece's weaknesses are shared by the United States as well. Though we do not have precisely the same problems, we have a similar level of political paralysis and a similar level of partisanship. It is not possible to reform Social Security: President George W. Bush tried half-heartedly and gave up before he started. It might not be possible to reform health care either: Hillary Clinton failed, and President Obama, despite throwing in expensive sweeteners, may well fail, too. The influence of lobbyists cannot be reduced. The power of interest groups to sway legislation cannot be tamed. Paul Krugman cite une étude de 2003 sur le devenir d’élèves de 4ème en fonction de leur note à un examen et des revenus de leurs parents. 74% des élèves ayant obtenu plus de 15 et ayant des parents dans le premier quartile de revenus sont allés à l’université, contre 29% des élèves ayant les mêmes notes mais avec des parents du dernier quartile. ... Et que 30% des élèves ayant obtenu moins de 5 mais avec des parents appartenant au premier quartile sont allés à l’université… Bref, l’argent compte aujourd’hui plus que le travail. (Paul Krugman, « L’Amérique que nous voulons », Flammarion) ...dans sa chronique du New
York Times, Paul Krugman (prix Nobel d’économie en 2008)
dénonçait "l'hystérie des déficits"
qui alimente peurs et fantasmes. En résumé : les mêmes
qui nous ont "vendu" les armes de destruction massive en Irak comme un
fait avéré nous assurent que " le creusement des déficits
menace la relance américaine". Or, poursuit-il, non seulement
ce fait n'a rien d'avéré, mais c'est l'inverse qui est vrai.
Seule une relance massive de l'emploi, - elle ne peut avoir lieu sans investissement
lourd de l'Etat -, permettra de garantir le retour à une croissance
forte et durable, seule garante à terme d'une capacité réelle
à résorber les déficits, avec un plan de lutte efficace
contre l'explosion des dépenses de santé, auquel les républicains
sont tout autant opposés. Si M. Obama continue de plier sous leur
pression idéologique, annonce-t-il, "des
millions d'Américains en paieront le prix".
... Hadji Gul Raman raconte le pire en souriant. Ses dents cassées à coups de poing le jour de son arrestation. L'air conditionné qui lui gelait les os en plein hiver. Les lances à incendie qui aspergeaient d'eau glacée les prisonniers entassés à vingt dans des cellules grillagées. La promiscuité, les bagarres quotidiennes pour accéder à l'unique WC... Ces humiliations et ces tortures, appliquées hier à Abou Ghraib et à Guantanamo, sont toujours de mise à Bagram, malgré les déclarations de Barack Obama. Malgré l'horreur que semblent lui inspirer les dérives de la «guerre aux terroristes» déclenchée par son prédécesseur. Et encore, Raman n'a pas connu les «techniques» en vigueur dans les premières années de la prison de Bagram, construite il y a huit ans. Il n'a pas vécu ce qu'a subi Omar Kadr, 15 ans au moment de son arrestation, que les matons transformaient en serpillière vivante, le traînant sur le sol après l'avoir enduit d'encaustique. Ou Dilawar, mort en 2002 après avoir été suspendu par les mains pendant quatre jours alors qu'il n'y avait aucune preuve contre lui. Selon un rapport d'autopsie, ses jambes avaient doublé de volume. Depuis qu'Obama est président des Etats-Unis, le nombre de prisonniers dans la prison de Bagram n'a cessé d'augmenter ... Trop de réel tue la télé-réalité ...en
Espagne la "génération ni-ni". Ni ils travaillent
ni ils étudient. Ils ont moins de 30 ans, ils ont arrêté
leurs études en cours de route, et ne cherchent pas activement du
travail. D'après la dernière enquête sur la population
active de l'Institut national de la statistique, ils seraient 562 100,
soit environ 15 % de cette tranche d'âge, à se complaire dans
cette inactivité. Pis, plus d'un jeune Espagnol sur deux (54 % selon
une étude de l'institut Demoscopia) avouent n'avoir aucun projet
d'avenir qui les motive.
...L’économie espagnole a beaucoup vécu sur une croissance spéculative et une «BTPisation» de son économie, que Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, compare à la situation américaine. La voilà attaquée par ces mêmes marchés qui l’ont portée, qui parient sur sa dégradation et accentuent sa crise… «Les investisseurs internationaux, notamment anglo-américains, vendent massivement des actifs espagnols et surtout notre dette publique... Le nombre de chômeurs en Espagne a augmenté de 1,1 million en l'espace d'une année, et le taux de chômage s'est établi à 18,83 % à la fin 2009. |
...
Les
esclaves ont souhaité l'indépendance, la France
n'a pas voulu se séparer d'une telle richesse. La guerre fut donc
très violente. Le résultat est que les Haïtiens, une
fois l'indépendance acquise, n'ont voulu à aucun prix d'une
présence française ou européenne, ni de leurs investissements.
De leur côté, les Européens et les Américains
n'avaient aucun désir de voir réussir une nation d'anciens
esclaves...
...Je ne peux que vous donner mon impression : les villageois de Nouvelle-Guinée sont au moins aussi intelligents que les Français, les Allemands ou les Américains. Il y a de bonnes raisons pour cela. Si vous habitez la Nouvelle-Guinée et que vous êtes idiot, vous ne ferez pas de vieux os. Tandis qu'un Américain, stupide ou non, vivra sans problème jusqu'à 78 ans. ...A un kilomètre de chez moi, à Los Angeles, se trouve l'une de ces «gated communities », ces communautés cernées de murs : derrière la porte d'entrée vivent des gens protégés par une société privée, qui boivent de l'eau purifiée et envoient leurs enfants dans une école privée. C'est une enclave à l'intérieur des Etats-Unis, mais les Etats-Unis eux-mêmes sont aussi une enclave à l'intérieur du monde.... (Jared Diamond
«De l'inégalité parmi les sociétés»
(prix Pulitzer 1998)
et «Effondrement» (2006), Gallimard.)
... Cette
extrême misère a transformé les enfants haïtiens
en marchandises.
Actuellement, tout se vend ou mérite pourboire : un sourire pour une photo auprès d’une montagne de détritus, la confession et la visite de votre propre inénarrable misère, une information sur la dernière rue à contourner pour trouver tel immeuble important effondré ou tel bureau public encore fonctionnel. Mais le plus rentable est un enfant à donner en adoption, un enfant à confier à un bienfaiteur fortuné...
Haïti, terre de mission pour les évangélistes. Les mercenaires de la foi prospèrent sur les décombres Les groupes chrétiens fondamentalistes américains ont afflué en masse en Haïti. ... Act of Mercy, comme la plupart des groupes fondamentalistes chrétiens, se concentre sur les nombreux orphelinats qui manquent de tout. Les 135 pensionnaires de l'un de ces établissements, la Maison des enfants de Dieu, campent autour de leur bâtiment fissuré. Une quinzaine de missionnaires américains, pour la plupart des adolescents, campent à leurs côtés, encombrés de lourds bagages. Le directeur adjoint de la Maison, Alexis Pierre-Delet, ignore l'origine de ces «Blancs» et leur mission : «Ils ont promis de nous aider mais ils n'ont rien donné. Je crois qu'ils veulent rapatrier les enfants aux États-Unis.» ... la Quisqueya Christian School (QCS) sert de point d'appui aux différents groupes. La très coûteuse école, qui se revendique «100% chrétienne», accueille en particulier, la Crisis Response International (CRI) qui se présente comme une «armée de la fin des temps» Enfants
haïtiens en Self-service pour les "born again" :
Idahoans
arrested with Haiti children
The 10 Americans include members of the Central Valley Baptist Church in Meridian and the East Side Baptist Church in Twin Falls, as well as people from Texas and Kansas. "Steps to Joining East Side 1. You must be born again with evidence of a personal relationship with Jesus Christ. 2. Baptized by immersion in a church of like faith and practice." ...Quelle que soit la faiblesse de l’Etat haïtien, il aurait immédiatement fallu mettre à sa disposition un QG, des moyens, des supports logistiques, des experts. Cela n’a pas été fait. Chacun s’est plutôt auto-excité à occuper le plus de surface d’intervention possible, au pire pour des raisons d’intérêts, au mieux pour des raisons de vanité diplomatique... ... les journalistes de télévision,
en particulier, une fois qu’ils ont épuisé les possibilités
télévisuelles liées aux destructions, ont exploité
le filon de l'"insécurité", de l'"agitation", de la "violence",
au mépris de la réalité des faits.
... Elle
revient "effarée" d'une discussion avec un chirurgien américain
rencontré à l'hôpital israélien, qui pliait
bagages. "Je lui racontais que pour réparer les fractures, je
faisais exactement comme en France, en posant des clous et des fixateurs
externes dont on dispose désormais en grand nombre." Et alors
? "Il trouvait ça fou ! Il me disait: “A quoi bon ? Ce pays est
trop pauvre. Il n'y aura pas de suivi médical sérieux de
vos patients. C'est tellement plus simple de les amputer. C'est propre,
définitif…”"
Terre promise : "Asile politique" pour une famille allemande Les Romeike ont expliqué
au juge de l'immigration de Memphis (Tennessee, sud des Etats-Unis), avoir
fui Bissingen, dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest de l'Allemagne) en août
2008, pour s'installer aux Etats-Unis, berceau du mouvement du "homeschooling".
Cette mouvance, aux racines chrétiennes et ultra-conservatrices,
rejette la scolarisation obligatoire et prône l'instruction des enfants
à la maison, par les parents.
Evangelical Christians Celebrate Victory over 'Embarrassed' Germany A German
couple who wanted to homeschool their children have been granted political
asylum in the US. Evangelical Christians have welcomed the decision, claiming
that Germany was trying to "coerce ideological uniformity" through its
ban on homeschooling.
|
L'affaire
des "micros dans les poubelles" vient se rajouter à un
dispositif de "flicage" déjà écrasant en Grande-Bretagne,
où les caméras de télésurveillance sont omniprésentes
pour surveiller la population, dans les lieux publics et particulièrement
les transports en commun.
Outre-Manche: des puces électroniques installées dans les poubelles pour surveiller, voire taxer, les pratiques en matière de recyclage des citoyens. Selon Big Brother Watch, une organisation de défense de la vie privée contre les intrusions des autorités, plus de 2,6 millions de ces puces auraient été installées, en toute discrétion. Il s'agirait d'une première étape en prévision de l'instauration de systèmes d'amendes pour les mauvais recycleurs, ceux qui jettent trop et mal... "C'est encore un nouvel instrument du dispositif de surveillance qui vient empiéter sur notre vie quotidienne", dénonce M. Sharpe. "Avec ces informations, ils peuvent aussi savoir si nous sommes chez nous ou pas et l'information est enregistrée dans la base de données (des conseils municipaux, NDLR), qui n'est pas si sécurisée que cela". At least 2.6million households now have microchips in their bins which can be used to weigh the amount of waste used. Information collected by the microchips, which electronically measure the weight of rubbish in bins, is meant to be used to educate households about cutting waste. Les
Britanniques sont de plus en plus pessimistes
sur l’avenir de leur pays, constate le Times en Une. Selon un nouveau
sondage, 70
% d’entre eux pensent que la Grande-Bretagne est un “pays brisé”[broken
country], tandis que 64% estiment qu’elle “va dans la mauvaise direction”.
60% disent “reconnaître à peine le pays dans lequel ils
vivent” et près de la moitié seraient prêts “à
émigrer si elles le pouvaient”. Dans son éditorial, le
quotidien estime ce profond pessimisme révèle une crise de
confiance.“La classe politique est discréditée, notamment
par le scandale des notes de frais” au Parlement. En outre, les sondés
se montrent cyniques vis-à-vis du capitalisme et craignent de perdre
leur salaire...
A
Londres, des fleurs en hommage à un adolescent britannique assassiné
en 2008. Cette année-là, les autorités britanniques
ont compté plus de 70
morts violentes dans cette classe d'âge, provoquant la consternation
de l'opinion publique.
Les Britanniques semblent avoir le moral au plus bas et être pris d’une nostalgie grandissante pour le bon vieux temps. Même avant la crise, ils étaient déjà nombreux à penser que la société britannique était “brisée”, embourbée dans la délinquance, la violence juvénile et des problèmes de fracture familiale. How
broken is Britain?
THEY are not
the world’s most effusive people at the best of times. But even by their
usual gloomy standards, Britons seem to have got themselves into a slough
of despond of late. Well
before the economic crisis they were weeping on the shoulders of pollsters,
who reported rapidly rising levels of dismay about the country’s direction
and an increased sense of nostalgia about the good old days.
It has become fashionable to say that British society is in a mess and getting worse. It isn’t La chute de la livre et les suppressions d'emploi dans la finance ont beaucoup affecté le niveau de vie des citoyens britanniques vivant sous nos cieux.Ils étaient arrivés en France le portefeuille bien garni avec la certitude de mener une vie de rêve à la campagne. Ils repartent dépités en comptant leur argent. Délogés par la crise des fermettes qu'ils avaient restaurées et des villages qu'ils avaient adoptés, de nombreux Anglais sont ainsi contraints aujourd'hui de retourner chez eux. Le cœur gros et le porte-monnaie un peu plus vide... ...En 2008, 318 000 citoyens britanniques se sont expatriés, 400 000 en 2009, et ils devraient être encore plus nombreux en 2010. Après trois ans de consultations, le projet de réflexion sur l'identité nationale britannique, cher à Gordon Brown, s'achève le 20 février. Dans une discrétion absolue. Il aura fallu pas moins de trois ans, outre-Manche, pour accoucher d'un vain concept... Trois années écoulées, en effet, depuis la déclaration de politique générale de Gordon Brown, le Premier ministre, dans laquelle il annonçait des débats publics destinés à définir les contours de l'identité nationale britannique. ... "La nation existe, la Grande-Bretagne existe, la France existe. Ouvrir un débat sur ces questions, pour moi, c'est une marque de faiblesse, explique Denis MacShane. Je n'y suis pas hostile par principe, mais j'y vois un processus sans issue véritable. Ces échanges ne peuvent apporter de réponse claire, alors ils poursuivent sans fin, comme un puits sans fond. Dans notre pays, comme partout ailleurs." Bénis soient les téléphones mobiles
Un prêtre de l'église St. Lawrence Jewry dans le quartier de la City a béni les téléphones mobiles de ses fidèles. Tenus en l'air par l'assistance, 80 téléphones portables ont été bénis par le curé qui a prié pour leurs utilisateurs ainsi que ceux qui les font fonctionner. Parishioners
held up their phones as a prayer was recited. Laptops and Blackberry mobile
phones have been blessed in a church ceremony in the City of London.
Canon David Parrott blessed the gadgets at the St Lawrence Jewry church in an updated version of a traditional "Plough Monday" back-to-work ceremony. A number of parishioners held their mobile phones up as Rev Parrott recited a prayer. He said: "It's the technology that is our daily working tool and it's a technology we should bless." The 17th Century building is the official church of the City of London Corporation. On Monday Canon Parrott placed a number of laptops and phones on its altar. ...De nombreux proches des combattants tombés en Irak estiment même que Tony Blair est un “criminel de guerre”, et ils l’ont dit haut et fort. ... Plus de 52 % des Britanniques, selon un sondage, estiment aujourd'hui que l'ex- premier ministre a "délibérément menti" pour les emmener dans une guerre dont ils ne voulaient pas. Menti ? Pas plus qu'un général qui, estimant sa patrie en danger, ravive l'ardeur des troupes en leur racontant que l'ennemi a des cornes et mange les enfants. ![]() Tony Blair
was branded a
murderer and liar last night after he ended his historic appearance
before the Iraq inquiry ...
Irlande - ... On était dans une société où la classe moyenne extériorisait son insécurité à l'égard de son statut par un mépris hystérique des pauvres. La violence était alimentée par la haine psychotique de tous ceux qui ne respectaient pas le modèle de la famille chrétienne respectable. A Goldenbridge, on disait aux filles qu’elles étaient “répugnantes”, “pire encore que les soldats qui avaient crucifié le Christ”. Et aux garçons dont la mère était célibataire, que celle-ci était une “vieille pute”. Ce sont bien les institutions qui ont imposé ce cauchemar mais ces relations perverses entre pouvoir, classe sociale et sexe étaient complètement imbriquées, dans l’ensemble de la société. Elles incarnaient le côté obscur d’une République d’Irlande jamais effleurée par la lumière du jour... |
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CHAT/FAQ les "écoles différentes" (suite et à suivre ...) Une quinzaine de questions-réponses, rapides, à l'occasion d'un "chat" le jour de la rentrée. A prolonger, ou pas, ici, si cela vous intéresse ! - Et après ? (une école différente) ... et "plus tard" ? (= le retour sur investissement ?!) - Et quelques "rubriques", parmi beaucoup d'autres, toujours d'actualité : |
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CONTRE LES ARMES DE CRÉTINISATION MASSIVE : ![]()
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