DES ECOLES DIFFERENTES

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LE guide-annuaire 2009 des écoles différentes
DEPUIS 27 ANS
LE
GUIDE DE RÉFERENCE























 

 

DES ECOLES DIFFERENTESune école différente pour TOUS
Contre les armes d'instruction massive ...
... l'ennui, l'échec et les violences scolaires :
connaître, soutenir les pédagogies "actives" en France, 
et leurs écoles.
COUSINET - DECROLY - FREINET - HOLT
MONTESSORI - NEILL - OURY - STEINER ...
UNE ÉCOLE DIFFERENTE :
ÉDUQUER AUTREMENT... ENSEIGNER AUTREMENT...VIVRE AUTREMENT ?
"montrer que prendre le risque de faire l'école autrement n'en est pas un. 
C'est en effet, prendre un bien plus grand risque encore, parce qu'il s'agit d'enfants, 
de continuer à appliquer des méthodes dont on connaît les limites et la nocivité."
DES ÉCOLES, DES COLLÈGES et DES LYCÉES DIFFÉRENTS
Lorsqu'un enfant/ado s'ennuie, décroche, 
se décourage, se révolte,
il n'est jamais trop tôt pour rassembler
le maximum d'informations
(... et non de "pubs" ! )
pour faire, à temps, le meilleur choix :
changer l'école ou ... changer d'école !
apprendre autrement ?
TOUT sur les écoles différentes
... & TOUTES les écoles différentes :
"CHANGER L'ÉCOLE" ?
L'actualité :dans, hors, en face, avant, pendant, après, 
en sortant de ... "l'école"

La Sécurité, disent-ils, Fra-ter-ni-té, disent-ils, le modèle américain, fessebouk...

Et quelques "rubriques", parmi beaucoup d'autres, toujours d'actualité :
les rapports parents-profs, la maternelle à 2 ans, l'ennui à l'école, les punitions collectives, l'état des toilettes, le téléphone portable, le créationnisme... 

Imaginez que chaque jour vous partiez au travail avec 22 kg sur le dos. C'est pourtant le lot de milliers d'élèves qui vont en classe avec environ 9 kg sur les bretelles !

Cartable trop lourd : ministère de l'éducation condamné... en Italie.

Le calendrier de l'année scolaire

La France se caractérisait
par une forte charge scolaire annuelle,
avec 936 heures de présence
dont 855 heures d'enseignement, 
récréations déduites
(seul le Luxembourg fait plus).
2008 : Des journées encore plus longues. La France devient le pays d'Europe de l'Ouest qui compte le moins de jours de classe : 140 par an. En Finlande, pays dont les élèves caracolent en tête des palmarès internationaux, l'année scolaire en compte 188.


Le calendrier scolaire 2009-2010

Une nouvelle « loi d’orientation » a été votée,
qui ne sera pas forcément mieux appliquée que la précédente,
mais dans le droit fil des déclarations de Lisbonne (mars 2000) : 
«  L’Union doit devenir l’économie de la connaissance 
la plus compétitive et la plus dynamique du monde »
Et à moindre coût !

Nouvelle loi reprenant pour l'essentiel les directives de l'OCDE
(notamment le fameux "socle" - smic culturel, "paquetage de survie"),
déjà préconisé par la commission Fauroux (*), sous le gouvernement Juppé,
... il y a plus de dix ans !

Changer l’école ?
Des initiatives sérieuses existent, et depuis longtemps.
Elles ont fait leurs preuves, et depuis très longtemps.
Dans le secteur public comme dans le privé. 

(*) commission présidée par Roger Fauroux, ex-président-directeur général de Saint-Gobain, ex-ancien ministre de l’Industrie... commission dans laquelle on trouvait, entre autres, de brillants philanthropes tels que Michel Bon, futur PDG de France Télécom jusqu'à sa faillite, Francis Mer, à l'époque PDG d’Usinor-Sacilor, mais aucun représentant des salariés.


ET L'HORREUR ÉDUCATIVE ?

"SAVEZ-VOUS QU'IL EXISTE D'AUTRES FORMES DE PEDAGOGIE ?"
DES ECOLES DIFFERENTES

CHANGEONS D'ÉCOLE,  CHANGEONS L'ÉCOLE :
NOUS SOMMES TOUS
MINISTRES DE L'ÉDUCATION.


depuis 27 ans :
UN GUIDE - vraiment - "PAS-COMME-LES-AUTRES"
PARENT OU ENSEIGNANT :
N'ATTENDEZ PAS LE DERNIER MOMENT 
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une école différente:

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(29° édition)
  Nouvelle édition augmentée 
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LISTE COMPLÈTE & À JOUR
en étroite collaboration avec équipes, associations, fédérations
des établissements scolaires innovants
primaires, secondaires,
publics et privés
(du J.E. aux Terminales)
avec les détails de leurs projets 
& pratiques pédagogiques.

DES ÉCOLES, COLLÈGES ET LYCÉES DIFFÉRENTS :
Ni stérile blablabla universitaire de connivence

Ni liste publicitaire, fantaisiste ou périmée
Ni bottin téléphonique
Ni guide touristique !
Depuis 27 ans,
UN GUIDE ANNUAIRE"PAS-COMME-LES-AUTRES" :
TOUT  SUR LES "ÉCOLES DIFFÉRENTES"
& TOUTES LES ÉCOLES DIFFÉRENTES

PRÉSENTATION & SOMMAIRE

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L'école en échec
"Depuis trente ans, tout ou presque a été expérimenté par l'éducation nationale."


Ben oui ..."Presque  !" :

QUESTIONS POUR UN PROJET
  Des écoles, des collèges et des lycées différents, dans l'E.N. :
Des écoles publiques "expérimentales"
  Freinet dans (?) le système "éducatif" (?)
  Colloque Freinet à ... Londres

  Pluralisme scolaire et "éducation alternative"
  Des écoles différentes ? Pourquoi ? Pour qui ?
  L'heure de la...It's time for ... Re-creation
  68 - 98 : les 30 P-l-eureuses
  Jaune devant, marron ... : du P.Q. pour le Q.I.

  Et l'horreur éducative ?
  Le nouveau sirop-typhon :
déplacements de populations ? Chèque-éducation ? ou non-scolarisation ?
  Apprendre sans école 
("Homeschooling", école à la maison, instruction à domicile, cours à distance...) :
Les Enfants D'Abord ... ou MES enfants d'abord ?


Les politiques de lutte contre l'échec scolaire restent peu efficaces
"Pourtant, ici ou là, des établissements luttent avec succès contre l'échec scolaire.
Profitant de leur autonomie croissante, ils concoctent leurs propres recettes, 
et cela marche. 
Mais il n'existe rien en France qui permette de diffuser ces expériences réussies."

... Ah bon ?
Et l'INRP ?
Et Innovalo
Et le Bureau A 11 dit "de Valorisation des innovations" à la DESCO ?!
Et feu le "atlas des innovations"
de feu le C.N.I.R.S. ?
et ses "conseils" - en novLang - acceptés avec déférence et révérences par les "innovateurs" tels que  D.E.C.L.I.C. 93 (DECLIC ! ...RECIT, parmi d'autres, d'une "initiative", devenue mystification, "citoyenne")
... et tant d'autres "services" gazogènes de la rue de Grenelle et annexes ?

Et les publications de l'Icem-Freinetet autres mouvements pédagogiques ?

... et éventuellement,
le guide-annuaire des écoles différentes,
qui les "diffuse" ces "expériences réussies",
privées comme publiques,
et depuis 27 ans, 
mais 
sans complaisance 
ni langue de bois, ni amnésie,
ni stérile bla-bla universitaire de connivence
... et sans attendre l'autorisation ou les subventions d'un ministre de passage,
ni plan de carrière ...
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L'actualité : dans, hors, en face, autour, avant, pendant, après,
en sortant de
... "l'école"
Pourquoi obéit-on?
Parce que toute notre éducation nous a appris à le faire. Parce qu'on est "quelqu'un de bien" socialement parlant. La propension à l'obéissance n'est pas innée, elle fait partie des acquis, d'un apprentissage d'autant plus efficace qu'il a été long. En ce qui concerne nos "candidats", outre cette propension à l'obéissance, les deux facteurs qui conditionnent leur obéissance sont, d'une part, le fait qu'ils sont venus pour se mettre au service; d'autre part, qu'ils ont été modelés par la télé pour être de "bons joueurs", capables d'accomplir des choses difficiles en gardant sourire et décontraction...
Et si la mort en direct devenait un divertissement ? 
Les dérives de la téléréalité sont graves. 
Violences, tortures, humiliations dominent les programmes dans le monde entier.
La télévision détient-elle un pouvoir spécial ? 
Dans les années 60, une expérience psychosociale prouvait que 
62 % des individus administraient des chocs électriques extrêmes 
en obéissant aux ordres d’un scientifique. 
L’équipe de Christophe Nick a transposé cette expérience à l’univers des jeux télé. 
80 Français, un jeu aux règles abjectes. 
Vont-ils se soumettre aux ordres de Tania Young 
qui exige qu’ils infligent des chocs électriques à un inconnu. 
Qui va se soumettre ? Combien oseront désobéir ? 
Une expérience extrême et une réflexion profonde sur le rôle de la télé aujourd’hui.

"JUSQU'OU VA LA TELE ?"
- FR2 - mercredi 17 mars 2010 : Le jeu de la mort
- jeudi 18 mars : Le temps de cerveau disponible


... Il faudrait aussi se débarrasser de ce stéréotype selon lequel nous vivons sous le signe de la liberté et de la démocratie. C'est une illusion dangereuse. Cette expérience, qui démontre que 80% des gens se comportent comme de possibles tortionnaires si la télévision le leur demande, reflète un pouvoir terrifiant. Quand une masse est gérée au niveau de ses pensées, de ses attitudes, de ses comportements, j'appelle ça un totalitarisme. Un totalitarisme tranquille, parce qu'on ne nous tape pas dessus et qu'on ne nous met pas en prison. mais un totalitarisme quand même.


... Première conclusion accablante : à bientôt cinquante ans de distance, et malgré tout ce que nous sommes censés avoir appris sur la Shoah, les comportements passifs d'obéissance des individus, lorsqu'ils sont confrontés, même avec une anxiété réelle, aux ordres d'une autorité destructrice à leurs yeux légitimes - ce facteur de la légitimité est déterminant - l'emportent toujours sur le petit nombre (près de 20 % dans l'expérience Zone extrême, autour de 35 % dans l'expérience standard chez Milgram)de ceux qui se comportent, à un moment donné, en individus libres, responsables et, par conséquent, rebelles...
... C'est ainsi que les sujets sont d'autant plus incités à obéir qu'ils adhèrent aux valeurs de la coopération sociale et de l'amabilité et qu'ils sont socialement intégrés. Inversement, ceux qui se sentent le moins satisfaits de leur sort ou ont une inclination au refus de statu quo social ont une bien plus grande propension à la rébellion. Il existe une grande différence entre "être pris par les circonstances" et la capacité à leur "faire face", et cette capacité se rapporte à une manière personnelle de se rapporter au monde et aux autres qui est le propre de ceux qui savent ne rien perdre de leur présence à soi et de la fidélité à leurs principes. Ce que ces résultats indiquent, c'est que l'action désobéissante est plus difficile pour les personnes les plus intégrées dans le système...

La Sécurité, disent-ils
    violences "scolaires"

... Luc Chatel semble avoir trouvé la solution à tous ces problèmes. Il faut «sanctuariser» l'école, nous dit-il. C'est, en réalité, le contraire qu'il faut faire. D'abord parce qu'une école-sanctuaire ne ferait qu'aggraver le sentiment d'exclusion dont j'ai parlé, et qui joue sans doute un rôle, déjà, dans ces agressions répétées contre des établissements. Ensuite parce que le savoir n'est pas sacré et ne doit pas l'être. Il n'est pas cet objet figé qu'il nous faudrait regarder, d'en bas, avec une déférence craintive. Le savoir, cela se travaille au corps, cela se manipule, il faut pouvoir se l'approprier, et pour y parvenir, il faut pouvoir le questionner, le remettre en cause pour mieux en éprouver la solidité. Enfin parce que, pour achever sa mission, pour faire accéder nos enfants, tous nos enfants à une citoyenneté libre, l'école doit s'ouvrir sur la cité. Elle doit être, non pas une forteresse, mais un lieu de passage, d'ouverture et de maturation, de sédimentation lente. Elle doit être, non pas un lieu où l'on ne pourrait plus voir à cause de la hauteur des murs, mais un lieu où les regards s'échangent, où l'on se laisse interpeller. Un lieu, en un mot, où l'on pense le réel que l'on a sous les yeux...

... Une partie des violences sont provoquées par d'anciens élèves, qui reviennent sur les lieux de leur échec ou de leur souffrance scolaires. Dont beaucoup de jeunes qui ont été exclus pour des problèmes de comportement : « On a eu jusqu'à trente conseils de discipline dans l'année. C'est devenu une procédure de gestion comme une autre. Mais les conséquences sont catastrophiques parce que, faute de suivi, les gamins en question sont rapidement déscolarisés », témoigne un enseignant...

... Bien sûr, on ne règlera pas les problèmes de la violence à l'école en distribuant des pantoufles, même à voix basse. Mais les actuels partisans de la sanctuarisation veulent faire de l'école une forteresse. On a pensé un temps à renforcer les grilles. On parle de recruter des vigiles comme dans les supermarchés et pourquoi pas des maîtres-chiens ? On a même envisagé d'installer des portiques de détection d'armes ,à l'école ! Dans un autre film, plus récent celui-là, La Journée de la jupe, le personnage interprété par Isabelle Adjani tient en respect une classe entière avec un pistolet. Magnifique symbole de cet univers dominé par la peur où les élèves ont peur des enseignants et où les enseignants ont peur des élèves...

Quelle coïncidence : depuis l’enterrement du grand débat, et la panne technique de la loi antiburqas, les nuages s’amoncellent sur les établissements scolaires...
...Cette déconnection, entre un phénomène réel et l’inflation de sa représentation, s’appelle un emballement médiatique. Pour construire un emballement, que faut-il ? D’abord, un terrain fragile, instable, propice au tremblement des effrois collectifs. L’école est le meilleur qui soit. Elle concentre tant de peurs ! Quand on ne craint pas les bandes organisées, ce sont les enseignants pédophiles, l’intrusion du voile, et bientôt certainement de la burqa, la baisse du niveau en orthographe, la suppression de l’histoire, les maths modernes, les maths anciennes, et la suppression du grec...
...Comme si l’espace collectif, réservé en permanence aux peurs et aux effrois, avait horreur du vide. Comme s’il fallait impérativement quelque chose pour le remplir...


Plus de neuf Français sur dix (93%) sont favorables au renforcement du personnel de surveillance dans les écoles pour lutter contre la violence, selon un sondage Harris Interactive

Les personnes interrogées sont majoritairement opposées (70%) à la présence de policiers dans les établissements mais se prononcent à 75% pour une présence policière autour des écoles.

Pour la Défenseur des enfants, Dominique Versini, il est "indispensable que soient prises en compte dans les futurs États généraux de la sécurité à l'école les propositions faites [le 20 mai 2009] par les collégiens et lycéens lors de sa consultation nationale 'Parole aux jeunes'"
 "2 500 adolescents de tous âges, toutes origines sociales et scolaires" ont rapporté "des faits et des informations puisés dans leur quotidien qui les conduisaient à avoir l'impression de vivre dans une atmosphère sociale de violence". Voir "augmenter les postes de surveillants et d'éducateurs dans les établissements scolaires" représente une des recommandations formulées par les élèves du second degré. 


Que l'insécurité s'accroisse dans les collèges et les lycées n'est pas vraiment surprenant :
en 2004, l'Education nationale employait encore 50 000 personnes pour y assurer la « surveillance » sous différents statuts, aujourd'hui, ils ne sont plus que 28 000, quasiment moitié moins… Mais ce qui se passe sur ce plan ne fait qu'illustrer un désinvestissement plus général. La part des richesses produites chaque année, le fameux produit intérieur brut (PIB), consacrée à l'éducation était de 7,6 % en 1996. En 2008, elle n'était plus que de 6,6 %, en baisse une fois de plus par rapport à 2007. Nicolas Sarkozy veut réduire la part des dépenses publiques dans le PIB. En matière d'éducation, c'est déjà le cas chaque année depuis près de quinze ans

Les solutions passent-elles par un accroissement du nombre de surveillants ? 
Si les surveillants ne sont pas engagés dans un projet global d'établissement, ils ne servent pas à grand-chose et sont surtout les premières victimes. Le travail en équipe, qui est primordial, fonctionne quand les enseignants sont stables. Un recrutement national, avec un turn-over considérable, ça n'existe qu'en France ! C'est dur à entendre pour les intéressés, mais les solutions passent par un meilleur fonctionnement interne des établissements : en France, on considère que l'école n'a pas à s'occuper de la violence. On oppose transmission des savoirs et pédagogie, alors que l'une ne va pas sans l'autre...
...Dans certaines des pires favelas du Brésil, la violence qui domine le quartier n'entre pas à l'école. L'école est protégée par les parents qui y sont très actifs. En France on perçoit trop souvent les familles comme des adversaires de l'école...
(Eric Debarbieux, professeur des universités à l'Université de Bordeaux II, 
est président de l'Observatoire international de la violence à l'école.
Ancien instituteur spécialisé, et du mouvement Freinet).
E. Debarbieux vient d'être nommé à la présidence d'un "conseil scientifique" 
chargé d'apporter une expertise dans la préparation et le suivi 
des "états généraux de la sécurité à l'école" prévus en avril..

Alors que le gouvernement vient d’annoncer des “états généraux de la sécurité à l’école,
il est intéressant de regarder ce que le déploiement de forces (et de technologies) de sécurité à l’école a comme conséquence aux Etats-Unis.
Ainsi, de plus en plus d’écoles appliquent une “tolérance zéro” et renvoient temporairement des enfants ou adolescents parce qu’ils avaient oublié leur badge, donné un aspirine à un autre élève, pris leur téléphone portable, une paire de ciseaux voire un coupe-ongles…
Le nombre d’expulsions est ainsi passé de 1,7 million en 1974 à 3,1 millions en l’an 2000. Pourtant, les statistiques montrent que la violence à l’école a diminué de moitié entre 1992 et 2002. Dans le même temps, on assiste à une explosion du nombre d’arrestations au sein même des écoles.
En cause : le fait que de plus en plus de collèges et lycées emploient des officiers de sécurité scolaires à plein temps pour surveiller ce qui se passe dans les couloirs. En 2004, le Texas y a consacré 60 millions de dollars et, en 2004, le gouvernement fédéral a dépensé 60 millions de dollars pour embaucher des officiers de police, et 19,5 dans des équipements de sécurité de type détecteurs de métaux. 
   Lourde peine pour une écolière amoureuse
Une jeune fille de 12 ans ayant écrit «Je t’aime Alex» sur les murs d’une école, a été envoyée pour quatre mois dans un établissement "accueillant" des élèves "en difficulté". La WWASP patronnée par le professeur Skinner, le père de la psychologie comportementaliste, gère ces camps pour ados "difficiles" ("Tranquillity bay"). Pour 3000 dollars par mois, il promet de transformer ces récalcitrants en citoyens dociles et travailleurs. Parmi beaucoup d'autres jolies colonies de vacances de ce type : Eagle Academy...

Les caméras, solution miracle aux problèmes de la violence à l'école ?
Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP, défend l'idée, proposant ce mercredi de «développer beaucoup plus la vidéosurveillance dans les lycées et aux abords». Sauf que les trois dernières agressions d'élèves ont eu lieu dans des lycées du Val-de-Marne... équipés de caméras. A quoi sert la vidéosurveillance ? Combien coûtent ces installations ? Qui paie ? Et en pratique, qui regarde les images filmées ?
... Aujourd'hui, sur les 461 lycées d'Ile-de-France, 300 sont équipés de caméras de surveillance, soit 60% des établissements.
... Quand Luc Chatel annonce un renforcement des conditions de sécurité (clôtures/caméras de surveillance), c'est en réalité la région qui paye.
60 propositions et 20 bonnes pratiques de terrain
Voilà ce qui ressort du rapport sur la délinquance des jeunes remis aujourd'hui par Jean-Yves Ruetsch à Jean-Marie Bockel, le secrétaire d'Etat à la Justice. Ruetsch est le responsable du service Prévention Citoyenneté de la ville de Mulhouse, commune dont Bockel demeure le maire.
On s'en doutait: les pouvoirs publics peuvent mieux faire. La prévention de la délinquance, dit le rapport, "reste insuffisamment investie par les politiques publiques", avec des innovations locales trop éparpillées. 

De son passé de DRH chez l’Oréal, Chatel a visiblement gardé l’art de jongler avec les effectifs… et un talent cosmétique certain pour maquiller les chiffres. Il y a bien environ 12 000 conseillers principaux d’éducation dans les établissements français (en 2009, ils étaient 11 967 pour être précis), mais c’est bien la seule chose de juste dans ce qu’affirme le ministre. En 2002, ils étaient 11 207 et non 9 000. Les effectifs ont régulièrement progressé jusqu’à atteindre 12 659 CPE en 2006. Mais Chatel se garde bien de dire que depuis trois ans, ils sont clairement orientés à la baisse.
Les CPE étaient 12 477 en 2007, 12 211 en 2008, avant donc de descendre sous la barre des 12 000 en 2009 pour la première fois depuis 2004. Raison de cette érosion, une réduction drastique des recrutements.

Tous les six mois, le gouvernement prétend résoudre les problèmes sociaux en modifiant le code pénal ou le code de procédure pénale. Plus que la peur, je pense qu’il s’agit avant tout d'une stratégie électorale. D’autant plus que l’autre grande stratégie électorale -le prétendu "grand débat" sur l’identité nationale- a échoué. Il faut comprendre une fois pour toute que la sécurité est un fond de commerce pour les discours politiques de droite (ceux de gauche ayant les leurs aussi naturellement). C’est un marqueur politique, idéologique, presque identitaire et c’est important pour l’électorat le plus âgé et le plus droitisé...
... On est complètement à côté de la plaque. En revanche, il y a de vrais problèmes de surveillance et de discipline dans certains établissements scolaires. Et ces établissements ont besoin de surveillants. Seulement les surveillants ça coûte cher, tandis que décréter un couvre-feu, ça ne coûte rien. Et c’est toute la question. L’Etat tient actuellement un double discours permanent sur la sécurité. D’un côté, il a besoin électoralement de dire "la sécurité c’est moi". De l’autre il se désengage de plus en plus. Donc, on privilégie les mesures symboliques qui ne coûtent rien.
(Laurent Mucchielli à propos de la LOPPSI)

... A Paris, le gouvernement, soutenu par la mairie, s’apprête à mettre en oeuvre un premier plan d’installation de 1250 caméras dans l’espace public pour un coût estimé de 300 millions d’euros...
Le Comité régional Ile-de-France de la LDH déplore les campagnes de désinformation orchestrées par un certain nombre de municipalités et d’élus franciliens concernant la vidéosurveillance. Elles révèlent le refus d’un débat citoyen ouvert et contradictoire. Elles visent à masquer l’absence de preuve d’efficacité de la vidéosurveillance dans la lutte contre la délinquance et le terrorisme, et ignorent sciemment les risques d’atteintes aux libertés publiques. Enfin, elles symbolisent une volonté d’imposer une politique de répression au détriment d’une approche préventive de la violence dans notre société.
Ce réseau de lutte contre la vidéosurveillance en Ile-de-France contribuera à informer et alerter les francilien(ne)s sur un fiasco programmé en s’opposant au développement d’une technologie au coût exorbitant, emblématique de la mise en place graduelle d’une société de surveillance généralisée.
... Afin de lutter contre l'échec scolaire, M. Chérèque (CFDT) s'est déclaré partisan de classes à effectifs réduits dans les quartiers défavorisés avec, en échange, "des classes plus chargées dans certains quartiers où il y a plus de facilités d'accès à l'éducation et à la culture".

M. Chérèque a déploré l'absence de travailleurs sociaux dans les écoles. "Je suis assez effaré de voir qu'on peut faire rentrer rapidement la police dans les écoles alors qu'il y a des gens qui se battent depuis vingt ans pour y faire entrer des éducateurs".

A l'automne, les ministres de l'intérieur et de l'éducation nationale avaient lancé un plan de "sécurisation" des collèges et lycées. Il y a quelques jours seulement, le Parlement adoptait une nouvelle loi créant un délit d'intrusion dans les établissements scolaires, passible de la prison.
Mais, dans le même temps, les mêmes, gouvernement et Parlement, invoquent la réduction des déficits publics pour rogner les effectifs de l'éducation nationale : 16 000 postes d'enseignants seront supprimés à la rentrée 2010, après les quelque 14 000 de la rentrée 2009. Au-delà des rituelles revendications syndicales, chacun reconnaît pourtant qu'un bon encadrement par les adultes est la condition sine qua non de la sécurité dans les établissements.

Le 2 février, le conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), consulté pour avis, a approuvé un projet de décret relatif aux "établissements et services d'accueil des enfants de moins de 6 ans", c'est-à-dire les crèches et jardins d'enfants. 
Pour l'essentiel, le texte réduit les exigences en matière de qualification du personnel et assouplit les possibilités d'accueil d'enfants en surnombre. Cette réforme est présentée comme un simple toilettage technique d'un texte obsolète, et n'a guère fait l'objet de publicité. ....
...Le décret en préparation marque donc une inflexion profonde d'un instrument de politique économique et social majeur. En privilégiant la quantité sur la qualité, il modifie à la fois le niveau et la répartition de la production de "capital humain" dans notre pays. On aurait pu croire qu'une décision de cette importance ferait l'objet d'une étude, peut-être même d'une expérimentation, comme c'est le cas outre-Atlantique. Non. Cette décision a été prise sans l'ombre d'une évaluation. Sans l'ébauche d'un débat public.

.. Je suis inquiet car je perçois, à travers les dossiers qui me sont adressés, une société qui se fragmente, où le chacun pour soi remplace l'envie de vivre ensemble, où l'on devient de plus en plus consommateur de République plutôt que citoyen. Cette société est en outre en grande tension nerveuse, comme si elle était fatiguée psychiquement...
...En 1995, le grand thème, c'était la lutte contre la fracture sociale, on se demandait alors encore comment vivre avec l'autre. Sept ans plus tard, en 2002, le thème dominant est devenu la sécurité, se protéger de l'autre dans une société fragmentée, inquiète et sans espérance collective...

        "terrorisme"

... Les terroristes ont gagné : ils n’ont plus besoin de tuer des gens pour les terroriser. Et nos dirigeants foncent dans le panneau, et banalisent encore et toujours plus les technologies de surveillance.
Pendant ce temps-là, la CNIL et ses pairs, créés pour protéger les citoyens du fichage administratif et de la surveillance d’Etat, nous alertent sur les dangers pris par ces ados qui montrent leurs fesses sur Facebook.
Il y a un mot pour qualifier cela : c’est de la novlangue. On ne retient généralement de 1984, le roman de George Orwell, que la seule société de surveillance. On oublie que, pour y parvenir, la Police de la pensée de Big Brother organise aussi un appauvrissement planifié de la langue. On ne “surveille” pas pour “surveiller“, mais pour contrôler, et se maintenir au pouvoir.
La question de la “vie privée” est politique : il n’y a pas de libertés sans vie privée. Et je me plais à penser que le sujet est autrement plus intéressant, important et vital pour nos démocraties que ces histoires de fesses sur Facebook

La conservation des données de connexion (”logs“) a été jugée anticonstitutionnelle par la cour constitutionnelle allemande, ce mardi 2 mars 2010. 
La cour constitutionnelle allemande a estimé que la loi n’était pas suffisamment transparente, qu’elle violait le secret des correspondances et n’encadrait pas suffisamment l’utilisation qui serait faite de ces données, que les mesures de sécurité censées les protéger étaient insuffisantes, que les motifs invoqués (la lutte contre la criminalité, le terrorisme et les menaces en terme de sécurité) n’étaient pas suffisamment clairs, ni proportionnés en terme de protection de la vie privée, et appelle donc à une destruction “sans délai” des données d’ores et déjà archivées.
Elle a également estimé qu’il s’agissait là d’une “intrusion particulièrement sévère (dans la vie privée, ndlr), d’une ampleur que notre système légal n’avait jamais connu jusqu’à ce jour“.
Près de 35 000 personnes, dont plusieurs personnalités politiques, journalistes, avocats, médecins, avaient saisi la cour constitutionnelle à ce propos, dans ce qui constitue le plus important recours collectif (”class action“) de l’histoire allemande.
  02 03 10 Vorratsdatenurteil
Speichergegner wollen EU-Spährichtlinie kippen
Defending Privacy
German High Court Limits Phone and E-Mail Data Storage
Germany's top judges have ordered big changes to a new law on storing phone data.
Germany's highest court has rejected a controversial law requiring data on telephone calls and e-mail traffic to be stored for six months for possible use by law enforcement. Data stored so far must be deleted immediately, and strict controls must be put in place before the law can come into force again.
Un arrêt dont les conséquences pourraient dépasser les frontières allemandes
La conséquence la plus immédiate de l’arrêt est que les opérateurs de télécommunication doivent procéder sans délais à la destruction de l’ensemble des données stockées ! Les entreprises concernées ont immédiatement fait valoir les coûts liés aux investissements consentis, à perte, pour le stockage - dont les modalités techniques devront être repensées – et à l’incertitude juridique dans lesquelles elles sont plongées. Les autres « victimes » de l’arrêt sont les services de police, secrets et de sécurité, qui, dans l’attente d’une nouvelle loi, vont être contraints d’en revenir transitoirement aux méthodes de l’inspecteur Derrick…
L’Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC) — surtout connu sous sa dénomination anglaise : Anti-Counterfeiting Trade Agreement (ACTA) — fait l’objet de négociations depuis déjà plus de trois ans, en dehors de toute instance multilatérale officielle . Il touche à la liberté d’expression, à la santé, à la surveillance d’Internet, et à l’organisation du commerce mondial.Officiellement, le texte vise à renforcer la lutte contre les produits contrefaits. Cela implique le renforcement des contrôles aux frontières ou l’augmentation des peines, au risque de rendre « difficile le transit international de médicaments génériques à bas coûts pour les pays en développement », selon Mme Alexandra Heumber, de Médecins sans frontières (MSF). Ou de transformer les intermédiaires techniques d’Internet — fournisseurs d’accès et hébergeurs — en factionnaires du droit d’auteur, fermant les accès des internautes ou filtrant des sites en dehors de tout contrôle judiciaire. 
« Les règles de l’ACTA et, plus généralement, de la propriété intellectuelle ont un impact énorme sur nos vies quotidiennes. Culture, éducation, santé ou communication : peu de domaines ne seront pas touchés par ces nouvelles règles », s’inquiète l’universitaire canadien Michael Geist, qui en offre sur son blog un résumé...


Dans la société du « chacun pour soi », tout ceci est parfaitement logique.
Météo du jour : glaciation en cours

...La culture scolaire paraît, si ce n’est sclérosée, du moins à la traîne de la société technologique moderne avec, dans le même temps, des enseignants qui, pour beaucoup, ne possèdent pas les compétences de leurs élèves dans cette sphère-là. Face à cet état des lieux plutôt gris, on peut s’interroger aussi sur la pertinence même de la notion de « réussite scolaire ». Est-ce réussir des examens et acquérir des diplômes, indices précis et institutionnels de niveaux atteints ? Est-ce sortir du système scolaire avec des diplômes le plus tôt, possible ? Est-ce avoir un parcours rectiligne ?
Plus loin, est-ce se couler dans le monde scolaire ô combien formaté ? Mais et de nombreuses études sociologiques le montrent, les « bons » élèves ne sont pas ceux qui réussissent le mieux dans la société civile (en général, ils deviennent enseignants à leur tour tellement bien formatés qu’incapables de sortir du système scolaire !). Et pour la première fois dans l’histoire de l’ère industrielle, la génération à venir aura un niveau économique inférieur à celui de ses parents...

L’école est inégalitaire ; 
on le savait.
Mais l’école républicaine était tout de même censée assurer certaines formes d’égalité, car publique et gratuite. Des progrès ont été faits dans l’ordre de la gratuité, notamment par les initiatives des conseils régionaux et généraux de financer l’achat de manuels ou d’ordinateurs. Mais, dans le même temps, surfant sur les faiblesses de l’enseignement public, le marché de l’éducation explose en France, créant des discriminations par l’argent insupportables et pesant sur le niveau de vie des familles.
/.../
Evidemment, les lacunes du public ouvrent un marché au privé. Et le miracle de l’économie de marché se produit : l’offre surgit immédiatement pour répondre à la demande. Celle-ci a également grandi, car le diplôme protège plus du chômage que jamais. Par ailleurs, la massification scolaire a multiplié les effets sur la carrière de petits écarts de niveau de diplôme, qui incitent à investir de manière parfois folle (étudiant reçu à Sup de Co Paris et redoublant pour avoir HEC, par exemple). 

Il faut aussi insister sur le rôle des niches fiscales. Citons, là encore, le député Tardy: «le crédit d’impôt, c’est-à-dire l’argent public, sert essentiellement à gonfler les profits de ces sociétés privées. Cette aide fiscale n’a pas entraîné de baisse de prix pour les familles ni permis de générer une offre de haute qualité». Autrement dit, l’intérêt du crédit d’impôt n’est pas de réduire le coût pour les familles, donc d’augmenter la demande, mais d’accroître les profits des entreprises de soutien scolaire, donc d’augmenter l’offre. 
/.../
Eventuellement, cet enchaînement en appelle un autre : (1) développement de l’offre privée => (2) concurrence privé / public => (3) au nom de la libre concurrence, le privé restreint les financements du public => (4) système à deux vitesses (privé pour qui peut payer, public pour les autres). Acadomia, entreprise de soutien scolaire, se plaint ainsi de la concurrence déloyale que lui cause l’Etat en instaurant des heures de soutien dans les collèges et lycées (vus les moyens engagés au lycée, les responsables d’Acadomia peuvent toutefois dormir sur leurs deux oreilles). Le GATS pourrait servi de point d’appui à ce type de revendication. Par ailleurs, si les salariés des entreprises de soutien scolaire sont de niveau médiocre, selon les enquêtes journalistiques faites sur ce sujet (envoyé spécial de janvier 2009, par exemple), il suffirait de réduire les rémunérations des enseignants, afin qu’ils trouvent, eux aussi, la route du « travailler plus pour gagner plus ».

Dans la société du «chacun pour soi», tout ceci est parfaitement logique.


Au fil du temps, l'école devient de plus en plus inégalitaire. Les acquis en lecture des élèves de CM2 analysés sur vingt ans montrent que le score des enfants d'ouvriers a été divisé par deux entre 1997 et 2007. Alors que celui des fils de cadres a légèrement progressé.
Au fil de son argumentaire, le sociologue observe que les initiatives qui permettent d'offrir un ascenseur social à une toute petite frange des "mal-nés" - tels les conventions Sciences Po, les cordées de la réussite dans les grandes écoles - autorisent en fait à laisser sur le bord de la route le gros des troupes. Ce que ne démentent pas les dernières statistiques. Sur dix fils de cadre entrés au collège en 1995, huit étaient encore étudiants dix ans après et un seul avait arrêté ses études sans avoir obtenu le bac. Sur dix enfants d'ouvriers en revanche, trois sont dans le supérieur quand la moitié a quitté le système sans le bac.
L’ APSES rappelle son profond désaccord quant à la réforme Chatel qui marginalise et dénature l’enseignement de SES de la seconde à la terminale. Si elle devait être appliquée en l’état, cette réforme induirait de très grandes inégalités de situations d’enseignement. En effet, quoi de commun entre un professeur devant gérer 7 ou 8 secondes sans dédoublement avec des horaires bouche-trous et un professeur ayant 2 ou 3 secondes à 24 élèves dans un lycée bien équipé en salles informatiques ?

Il appartient donc aujourd’hui au Ministère de prendre en compte au plus vite les demandes exprimées par la communauté éducative concernant l’enseignement des sciences économiques et sociales. En l’absence d’une réaction appropriée, l’APSES appellera tous les enseignants de SES à la désobéissance pédagogique en n’appliquant pas le programme du Ministère.


Est-ce un hasard si la série SES a eu le vent en poupe ces deux dernières décennies ? Elle parlait aux enfants de la démocratisation scolaire, fussent-ils perçus limités sur le plan scolaire, en les ouvrant sur le monde. En réduisant de moitié l’horaire d’enseignement des SES en seconde (3 heures à 1 heure 30), en supprimant tous les aspects de la réalité sociale qui peuvent désespérer le lycéen, il s’agit d’imposer une vision réductrice et tronquée du monde réel dans lequel nous vivons, une perception irénique et déréalisée du monde social. Surtout, ne plus parler en classe de ce qui fâche ou apparaîtrait comme négatif (chômage, inégalités de revenus ou de destin, ségrégation urbaine, etc.). Surtout, ne plus voir l’entreprise telle qu’elle est : avec des hommes et des femmes, des chefs et des subordonnés, avec une hiérarchie et des relations sociales au travail. Taire le stress au travail, les maladies professionnelles (pourquoi le scandale de l’amiante ?) et, pour reprendre ici le lapsus du PDG de France Télécom, la récente «mode des suicides» dans cette grande entreprise. Faire silence sur les récentes mésaventures d’Henri Proglio.
Cela fait des années que certaines officines du Medef planchent sur le sujet : en finir avec une conception des sciences économiques au lycée qui vise à appréhender les phénomènes économiques dans leur encastrement social et leur historicité (d’où le «et» de SES : sciences économiques et sociales). En supprimant le volet sciences sociales, le gouvernement poursuit un objectif dont il faut dire et redire qu’il est purement idéologique : former des élèves de 15 ans à la science économique d’aujourd’hui, truffée d’abstractions et fortement formalisée; leur apprendre les rudiments d’une science qui devrait les aider à bien penser ; les détourner d’un enseignement qui pourrait avoir une perspective critique. 
Finalités de l’enseignement de SES ?

Le Ministère a choisi délibérément d’évacuer du programme de SES proposé en classe de seconde la plupart des questions de société qui y étaient abordées jusqu’à présent : suppression des questionnements sur l’emploi et le chômage, sur l’investissement, sur les revenus et les inégalités ou encore sur les transformations de la famille au profit de questions sur l’épargne, la fixation des prix (y compris du prix d’équilibre) dans une perspective positiviste et monolithique de l’économie. Taire les questions de société, c’est renoncer à la dimension citoyenne que véhiculent tous les enseignements généraux du lycée et faire perdre à l’enseignement des SES ce qui fonde son succès depuis plus de 40 ans. Le parlement avait tenté de faire enseigner les «aspects positifs de la colonisation» en Histoire-Géographie, le Ministère souhaite-t-il faire enseigner les «aspects positifs de l’économie» en SES, bref une «économie Bisounours» ?


"anglais dès le primaire"

Seuls 28 % des lycéens sont au niveau attendu par les programmes de terminale en anglais.
La France se classe 69e sur 109 pays ou 25e dans la liste des 43 Etats européens...

Les élèves lambda n'ont en effet pour se former que deux à trois pauvres heures hebdomadaires dans des classes de trente. Et puis il y a les autres, ceux qui passent leurs étés dans des collèges britanniques ou des familles américaines, et dopent leur niveau à coups de petits cours. Autant dire qu'entre les deux, il n'y a pas photo. Surtout à l'oral. Pis. A l'école, les bons dispositifs sont réservés aux meilleurs élèves...

...faire de la mobilité européenne, et donc de l'échange linguistique, "la règle et non l'exception". Bonne idée. Mais le contraste est saisissant entre les discours officiels et leur application concrète. A ce jour, 4 % seulement des étudiants, qui plus est les mieux lotis socialement, ont pu bénéficier des programmes communautaires de mobilité comme Erasmus...
Qu'en est-il du fameux "élitisme républicain", davantage malmené encore pour la formation des apprentis? Une seule langue est souvent dispensée alors que la formation initiale au lycée impose l'enseignement de deux langues ! Sur 15 000 apprentis, seuls... 100 ont pu bénéficier du programme de mobilité européenne lancé par la région Ile-de-France. Accablant. . 

Serpent, de mer, à sornettes & intox : 
le chèque scolaire

Répondant le 29/12/2009 à une question du ... 30/09/2008 de M. Vanneste souhaitant connaître la position du ministre sur le chèque scolaire, M. Chatel déclare: "/.../ la loi n° 2009-1312 du 28 octobre 2009 tendant à garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d'association lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence, a été votée et publiée au J.O. du 29 octobre 2009. Compte tenu de ce qui précède, l'institution d'un « chèque scolaire » n'est pas conforme à la conception française de la liberté d'enseignement, exclusive de la mise en concurrence des établissements entre eux. Il ne s'agit donc pas d'une voie actuellement à l'étude, l'assouplissement de la carte scolaire apportant une réponse satisfaisante aux demandes des parents quant à la liberté de choix du collège ou du lycée de leurs enfants./.../"

Réponse "rédigée" par pompage direct d’un site ami (du ministre) : wikilibéral. Qui cite inlassablement, encore et encore, les mêmes "modèles", dont l’expérience de Milwaukee.  En feignant obstinément d’ignorer que son principal promoteur, et ardent théoricien du "voucher" (chèque éducation), en a fait très publiquement un bilan négatif !
Il ne suffit pas toujours d'être un "wiki..." pour être toujours de l’info. En l’occurrence, c’est aussi, souvent, de l’intox.

Il y a huit ans, Wikipédia s’était donné pour objectif 
de faire accéder le monde entier 
à “la somme de toutes les connaissances humaines”. 
Aujourd’hui, la baisse de participation fait planer le doute 
quant à la capacité de l’encyclopédie en ligne 
à continuer de se développer et de gagner en exactitude.


L'intox consistant également - tout en refusant ("actuellement") le chèque scolaire au profit d'une loi instaurant une "parité" du financement - à inciter dans le même temps à la création d'écoles dites familiales ou indépendantes, (pour l'instant) "hors contrat".
Et pas vraiment "innovantes" en matière de pédagogie...

Même si des écoles "nouvelles" (appâtées par l'espoir d'un miraculeux financement?) participent, hélas, à la confusion et à la régression ambiantes.
Et si d'autres hésitent... 


...Depuis des mois, on vit dans une ambiance mâtinée de néo-fascisme où on balance à la vindicte cinq millions de nos compatriotes, avec un débat qui n'intéresse pas les Français, qui est refusé par presque tous les républicains de droite comme de gauche, mais organisé dans les préfectures par Eric Besson et soutenu par l'Elysée. Pendant ce temps, on ne parle pas d'emploi, d'éducation, de logement.

... On disait la gauche en panne de projet ? Incapable de refaire son unité autour d’une thématique renouvelée ? De surmonter ses clivages internes et de mettre au point des propositions originales et crédibles ? Et Paris-Plage alors ? Et les transats ? Et les cabines à rayures ? Et les murs de varappe, les palmiers, le boulodrome, les spectacles assurés par la « scène techno » ? Et les parasols ? Contre le parasol, il n’y a pas une fracture culturelle, une fracture sociale, une fracture urbaine qui tiennent. Le Front national lui-même recule devant le front de mer...
...Quel besoin, dans ces conditions, de chercher à bricoler une nouvelle thématique, un projet, des propositions originales et crédibles ? Pour séduire qui ? Les gens d’avant ? Ceux qui auraient ricané à l’idée de se balader dans un concept soutenu par une idée, elle-même suspendue à une théorie ? Ils n’existent déjà presque plus. Le réaménagement abstrait du territoire est en train de forger son peuple...

L’approche par compétences : une mystification pédagogique

Dans le présent dossier nous entendons approfondir cette critique et montrer que :
- derrière l’approche par compétences se cachent essentiellement des objectifs économiques liés à l’évolution du marché du travail ;
- l’approche par compétences constitue bel et bien, quoi qu’en disent ses défenseurs, un abandon des savoirs ;
- l’approche par compétences ne peut en aucune façon se réclamer du constructivisme pédagogique ; il se situe en réalité à l’opposé des pédagogies progressistes ;
- loin de favoriser l’innovation pédagogique, l’approche par compétences enferme les pratiques enseignantes dans une bureaucratie routinière ;
- l’approche par compétences est un élément de dérégulation qui renforce l’inégalité (sociale) du système éducatif."


Trop et trop tôt sélective, injuste et inefficace, 
l'école française

... la France n'a pas su se doter d'un véritable tronc commun assurant une formation élevée au plus mauvais élève sortant du plus mauvais de nos collèges. Elle s'accommode d'un modèle qui produit de vastes bataillons d'élèves en échec et une élite trop rare, quand les transformations de l'économie exigent des élites plus nombreuses et des qualifications toujours plus élevées pour l'ensemble de la population. 
Comme l'ont noté plusieurs observateurs, l'école française est l'une des meilleures du monde… pour une petite moitié de ses élèves, et l'une des plus mauvaises pour l'autre moitié. La France est ainsi le pays du grand écart : si ses élites scolaires font presque jeu égal avec l'excellence internationale, 40% de ses effectifs se situent dans les profondeurs du classement. 
D'un côté, on tutoie la Finlande et la Corée du Sud, de l'autre, on voisine avec le Mexique et la Turquie.


L'école coupable d'indifférence ? Trop rigide, trop élitiste, trop axée sur les matières intellectuelles au mépris des autres. « Depuis les années 1970 et la démocratisation, le collège et le lycée accueillent tous les adolescents. Mais le système ne s'est pas adapté à ce nouveau public, reconnaît Jean-Louis Coppéré, le proviseur du lycée Champollion à Grenoble, un des établissements pilotes pour l'accueil des adolescents malades du système. Il ne leur a pas donné les clés pour réussir. Les études sont restées telles qu'elles étaient, conçues pour des enfants formatés, de plain-pied avec les exigences de l'école. » L'obsession des notes, la solitude de l'élève face à ses tâches, l'absence de rapport personnel avec les professeurs, les emplois du temps saturés... tout cela peut devenir toxique. Pour les cancres comme pour les cracks. Pour les démunis comme les bien lotis.
Burqa : 200 cas concernés. Chômeurs et personnes en fin de droits : 5 millions. Pendant que l’Elysée détourne l’attention médiatique vers des sujets aussi artificiels qu’électoralistes, le fait politique majeur de cette nouvelle année est occulté : l’arrivée de la crise sociale.

Loppsi : vers le contrôle social total Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (Loppsi), dont les députés entament la discussion, est porteur d’un saut qualitatif considérable dans la construction d’une société de la surveillance, du soupçon et de la peur.

Même s’il se présente comme un fourre-tout hétéroclite, sa logique est claire : il s’agit de renforcer, d’intégrer et de concentrer tous les instruments disponibles de fichage, de traçage et de contrôle social dont les gouvernants actuels sont sans cesse plus demandeurs.

C’est la multiplication des systèmes de vidéosurveillance, y compris désormais des manifestations, alors que toutes les expériences étrangères concluent à leur inefficacité dans la plupart des cas ; l’interconnexion des fichiers de police alors que la Cnil a établi que ces fichiers sont truffés d’erreurs ; le filtrage policier des sites Internet et la chasse aux internautes ; la création d’une justice virtuelle par la systématisation de la visioconférence pour les auditions de détenus ou d’étrangers en rétention administrative...


La très étrange Loppsi vient d'être adoptée à l'Assemblée. Les mesures proposées slaloment maladroitement entre cadeaux aux lobbies du gadget inutile, hypersurveillance aveugle et un opportunisme électoraliste à la limite de l'arnaque.
La vidéoprotection, dont on ne finit plus d'expliquer la très coûteuse inefficacité, est le pire de ces gadgets. Le préfet pourra imposer aux maires d'installer à leur frais l'inutile dispositif. 20 millions d'euros sont prévus pour aider les communes à s'équiper. Mais pour les coûts sur le long terme, qui vont aller plomber le budget des communes sur les dix prochaines années, personne ne sait encore qui va payer...

Liberté, diversité, fraternité :
serait-ce la nouvelle devise de notre pays ?
La diversité remplace donc progressivement le combat contre les inégalités, à l’instar de ce qu’ont vécu les Etats-Unis il y a 50 ans. Cette évolution a été très bien dépeinte par l’écrivain Walter Benn Michaels dans son livre « la diversité contre l’égalité ». Il y explique notamment qu’en 50 ans de promotion de la «diversité», les inégalités économiques et sociales n’ont jamais autant progressé aux Etats-Unis...

...La volonté d’ouvrir l’accès «de l’élite de l’élite» aux boursiers repose sur une conception de la justice sociale limitée à l’égalité des chances ...
...Cette conception de la justice scolaire est d’autant plus étroite que, dans le meilleur des cas, ce sont quelques centaines d’élèves a priori défavorisés qui seront promus. Pour les autres, qui se comptent en centaines de milliers, les choses ne changeront guère. Peut-être même seront-elles pires encore. Ayant démontré qu’ils n’ont pas vraiment de mérite et qu’ils n’ont pas su saisir leurs chances, il ne leur restera qu’à accepter leur échec. Les meilleurs de leurs camarades ayant quitté leur école et leur quartier, il est peu probable que leur sort s’améliore. De ce point de vue, une société juste ne saurait être seulement méritocratique, elle devrait d’abord se soucier du sort des vaincus de la compétition sociale et scolaire. Mais, depuis Bonaparte, la France est tellement convaincue que son destin est dans les mains de son élite, que le souci de ceux qui ne méritent pas d’en être paraît presque incongru.


Fra-ter-ni-té, disent-ils :
 « La fraternité relève de l'ordre moral »
"/.../Étonnant de voir Nicolas Sarkozy reprendre un terme rendu célèbre par Ségolène Royal...
"/.../on parle «valeurs» quand on ne parle plus politique. Quand l'absence de projets devient patente, on se rabat sur la morale. C'est un grand classique de l'histoire politique.
L'utilisation du mot «fraternité» hors contexte républicain nous vient de l'extrême droite, plus précisément du poujadisme. On va beaucoup entendre parler de «fraternité» dans les semaines qui viennent, pour éteindre l'incendie.  /.../"

..Ce sont les "victimes silencieuses" de la crise du logement. Selon le rapport de la Fondation Abbé-Pierre, 600 000 enfants et jeunes de moins de 18 ans souffrent du mal-logement. Le rapport pointe les conséquences parfois lourdes pour leur santé (saturnisme, affections respiratoires, mauvaise alimentation, mauvaise hygiène, troubles du sommeil), leur scolarité et leur intégration sociale.
le marquage social des quartiers
souligne l'inégalité devant l'école.
 (enquête INSEE) 
En Ile-de-France, un enfant sur quatre 
vit dans un "logement surpeuplé". 
En France, un enfant sur dix.

La fraternité est une notion complexe, qui nécessite une plus précise attention qu’une simple utilisation en remède à tout faire de la pensée politique. Lien souvent érigé comme indépassable, politiquement efficace donc redoutable, le vocable fraternel fait écran à ce qu’il signifie, phantasmes nationaux, raciaux, masculins, entraînant derrière et par la question féminine l’oppression de tous les autres qui ne sont jamais choisis. Tels sont les problèmes d’envergure que la fraternité pose, et qui doivent se poser à nos intellectuels et nos responsables politiques, aujourd’hui, avec acuité.
...Comment, dans ces conditions, faire accepter l'injustice sociale comme quelque chose qui va de soi ? C'est ici que l'apprentissage de la Marseillaise trouve sa place, en gommant les inégalités sociales au profit de l'affirmation d'une uniformité de façade et d'une communauté d'intérêt d'autant plus artificielles qu'elles n'existent pas...


...Pourquoi pas la place de la Concorde ou l'esplanade des Invalides? Les Françaises et les Français âgés de 18 ans, dûment authentifiés comme tels, y seraient alignés au cordeau face à une tribune où le président de la République, flanqué de son ministre de l'Immigration, leur remettrait en les priant de la signer une "charte des droits et devoirs du citoyen". Pour éviter les couacs, un texte de La Marseillaise aurait été au préalable distribué à chaque participant. Vrai, une sorte de première communion civique...

...Et puis, par un triste jour de janvier, l'humanité se réveille avec 150000 morts ensevelis dans une île des Caraïbes, sur lesquels ni les écolos, qui sont d'ordinaire si bavards, ni les Cubains, qui sont juste à côté, n'ont rien à dire. Il ne reste que l'homme nu, couché dans sa misère, avec pour seul espoir ce sentiment exempt d'idéologie qui se nomme fraternité.
"Hier, on était face à la démarche isolée de quelques individus qui exigeaient un droit aux cours. Aujourd'hui, se répand l'idée que la famille a un droit de regard, qu'on peut surveiller l'école, y compris en passant par le tribunal administratif, analyse l'historien de l'éducation Claude Lelièvre. La judiciarisation est une évolution globale de la société, qui se manifeste aussi dans l'école. Cela recrée un rapport de force à l'heure où les syndicats ont perdu de leur poids."

"Depuis la rentrée, plus de 20.000 parents ont signalé à la FCPE sur ouyapacours des heures de cours perdues faute de remplacement", écrit le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan.
"L'absence de gestion cumulée à la suppression massive de postes empêche toute solution sérieuse pour améliorer le droit des familles".
"L'Education nationale s'avère incapable de remplacer de façon pérenne les enseignants absents", ajoute-t-il, soulignant que le problème, reconnu dans le second degré (collèges et lycées), vaut aussi dans le premier degré (écoles), notamment en Seine-Saint-Denis.
La FCPE y voit une "rupture de contrat" dans "l'obligation scolaire" due aux "familles et aux élèves" d'une continuité du service public d'éducation.
M. Hazan réclame "un coup d'arrêt aux suppressions de postes d'enseignants". Il demande au ministre "de fixer des objectifs clairs chiffrés et datés à (ses) services pour rendre les remplacements effectifs".
(afp - 01 03 10)

«Nous sommes soumis en tant que parent à une obligation scolaire pour nos enfants, et il appartient à l’Etat de fournir les moyens du service public d’éducation»Au cours de son CP, puis de son CE1 depuis la rentrée de septembre, sa fille «a été en face de 18 maîtres ou maîtresses différents et a manqué sur les six derniers mois 13 jours de classe d’un enseignement obligatoire», affirme-t-il dans sa plainte datée de vendredi.
Daniel Garault a indiqué avoir déposé une seconde plainte, concernant l’enseignement de langue vivante à sa fille. «L’enseignement de cette matière n’a débuté que le 23 janvier 2010» et non à la rentrée en septembre 2009, dénonce-t-il.
«Au titre de réparation du préjudice, je vous demande le rattrapage des heures non assurées (…) ou à défaut, une somme correspondant aux émoluments de cours à domicile», ajoute le parent d’élève dans les plaintes. Daniel Garault appelle à «un dépôt de plainte collectif» des parents d’élèves, le 9 mars, au tribunal administratif de Montreuil.

Le rapport d'information du Sénat sur l'éducation en banlieue dénonce pourtant en premier lieu une répartition des moyens qui ne permet pas toujours d'améliorer significativement le taux d'encadrement dans l'éducation prioritaire : les élèves sont ainsi plus nombreux par classe (24 en moyenne) dans les écoles primaires classées en éducation prioritaire dans l'académie de Créteil qu'ils ne le sont dans la moyenne nationale des écoles primaires classées hors éducation prioritaire (23,5) ! Des aberrations semblables ont été relevées dans des collèges d'autres académies. La répartition des crédits par les académies tient en effet inégalement compte de l'appartenance de l'établissement à l'éducation prioritaire. Si cette situation est permise par la volonté de «déconcentration» de l'État, les acteurs de terrain devraient néanmoins expliquer «la pertinence de leurs politiques», critique le rapport.
Cette «approximation» dans le recensement des moyens publics consacrés aux interventions éducatives montre aussi que ces politiques recouvrent des dispositifs qui se juxtaposent plus qu'ils ne s'articulent entre eux. La prolifération de ces interventions pose des difficultés : méconnaissance des dispositifs, effets de concurrence ou de redondance, difficultés de coordination entre des intervenants nombreux. L'optimisation du hors temps scolaire est à ce titre une vraie question, observe le rapport, car on «aboutit parfois à une dilution des actions menées dans le secteur éducatif»,  estime le Sénat...

Trente mille professeurs sans statut et sous-payés empêchent le système de craquer
Martine, 34 ans, est une femme bien dans sa peau, qui adore son métier : «J'aime le contact, transmettre aux jeunes mon goût pour la chimie », dit-elle. Mais l'Education nationale la traite comme un chien. Elle la balade d'un poste à l'autre, l'envoie parfois à 80 kilomètres de chez elle, la sonne le lundi pour travailler le mardi, lui mégote ses contrats, son salaire, ne rembourse pas ses frais de transport. Un mois, elle gagne 1 500 euros, l'autre, rien. Elle fait partie du vivier de profs précaires que l'Education nationale emploie au coup par coup pour boucher les trous...

Les profs ne grognent pas.

Ils savent, depuis Victor Hugo, «qu’ouvrir une école…»
... Les profs ne grognent pas, ils font face à une violence qui relève d’une société en crise et qui ne se réglera pas avec quinze jours d’équipes mobiles de sécurité.
Les profs ne grognent pas, ils déplorent qu’aucun média ne consacre une vraie émission aux problèmes de l’Education nationale quand celui de l’identité nationale prend toute la place.
Les profs ne grognent pas, ils veulent un retrait de la réforme.
Les profs ne grognent pas, ils veulent une vraie réflexion menée par ceux qui ont déjà vu des collégiens et des lycéens autrement qu’en statistiques.
Les profs ne grognent pas, ils savent bien, depuis Victor Hugo, «qu’ouvrir une école, c’est fermer une prison».
N’attendons pas que nos prisons débordent.


Les élèves de la Rue d'Ulm sont de plus en plus tentés par l'entreprise ou le journalisme.
À quelques pas de la belle cour de Normale Sup', deux étudiantes jouent à se faire peur au sujet de leur avenir professionnel. Les places à l'université sont limitées et devenir professeur en lycée ne les fait pas rêver. «Avoir autant travaillé pour se retrouver dans une ZEP, non merci», s'insurgent-elles en coeur. Elles rêvent plutôt d'une carrière dans l'administration, de devenir journalistes, voire «de travailler dans la publicité ou la communication».Le pantouflage - autrement dit travailler dans le privé - n'est plus un sujet tabou...
...On est parfois loin de la vocation initiale de l'établissement voué par Napoléon Ier en 1808 à «former à l'art d'enseigner les lettres et les sciences». L'association des normaliens en entreprise, forte de 550 membres, compte des avocats, banquiers, industriels, artistes ou journalistes. Ils grouillent aussi dans les ministères, faiseurs de discours ou conseillers de l'ombre..

Serpent de mer : 
les rythmes scolaires

Semaine de quatre jours : la France est le seul pays européen à avoir adopté ce rythme, à la rentrée 2008, et ce malgré de nombreuses protestations de chronobiologistes.
Conséquence : la journée scolaire trop chargée. Un petit Français travaille ainsi deux heures de plus par jour par rapport à un petit Suédois, rappelle l'académie. D'autant que peuvent s'y ajouter - et en fin de journée - deux heures de soutien scolaire pour les plus faibles : depuis la suppression des RASED ...

L'Académie Nationale de Médecine:
"En conclusion
  SI on met l’enfant au centre de la réflexion sur le temps scolaire il faut prendre en considération l’apport des rythmes biologiques en attirant l’attention sur les éléments suivants :
- le sommeil : de sa durée et de sa qualité dépendent le comportement à l'école, le niveau de vigilance et de performances. Il serait à cet égard important de retarder l'entrée des enfants en classe en créant une période intermédiaire d’activités calmes en début de matinée, car l’enfant arrive fatigué à l’école, surtout lorsque son temps de sommeil n’est pas respecté. De plus, un coucher tardif n’est pas totalement compensé par un lever tardif.
- les variations quotidiennes de l'activité intellectuelle et de la vigilance : elles progressent du début jusqu'à la fin de la matinée, s'abaissent après le déjeuner puis progressent à nouveau au cours de l'après-midi. Deux débuts sont difficiles pour l'enfant : début de matinée et début d'après-midi. A cet égard la semaine de 4 jours (lundi, mardi, jeudi, vendredi)  s'accompagne d'une désynchronisation avec diminution de la vigilance de l'enfant les lundi et mardi.
- les variations annuelles de la résistance à l'environnement : les périodes difficiles pour l’enfant sont l’automne, la période de la Toussaint (dont les vacances devraient être étendues à 2 semaines), et l’hiver vers fin février ou début mars.
- le bruit :les grandes salles des cantines très bruyantes devraient être transformées en plusieurs petites unités pour amortir le bruit.
- la vie à l’école : il faudrait tenter de diminuer le stress de l'enfant et le surmenage scolaire par des programmes adaptés et non pléthoriques ; éviter le transport de cartables lourds grâce, par exemple, à l’utilisation de casiers à l’école ; instituer une heure d’étude surveillée en fin d’enseignement."


... En France, la journée d'un élève dure six heures, avec une pause d'une heure trente le midi. C'est la journée d'école la plus longue d'Europe! 
Alors, avoir instauré en plus la semaine de quatre jours est un contresens total.

Semaine de 4 jours : (gros) inconvénients confirmés (par un rapport de l'E.N. ! )
"Les conséquences du resserrement du temps scolaire se font sentir 
- sur la fatigue des élèves et des enseignants,
- sur la réduction du temps de dialogue avec les parents, 
- sur le temps de concertation des enseignants, 
- et surtout, sur le temps consacré aux enseignements."

FCPE : Le passage à la semaine de quatre jours a été fait par et pour les adultes, il est temps de penser aux enfants.
Rentrée 2009-2010 : Deux tiers des Français favorables à l'école le mercredi. Depuis la suppression de l'école de samedi, les cours sont répartis sur quatre jours pour la plupart des écoliers, qui subissent les journées les plus longues d'Europe.

Mais ...
Chatel rappelle que le choix relève du conseil d'école: "95% des conseils d'école ont fait le choix de la semaine de quatre jours" ...

c’est le « système scolaire lui-même qui est vécu par les lycéens comme une sanction. Et qui donc est la source d'un mal-être quotidien. «Les profs ne captent pas le public qu’ils ont en face d’eux. Ils ne savent pas comment nous intéresser aux choses. Ils nous font étudier des trucs de vieux» déclare ainsi Emmanuel, élève en seconde au lycée Jean-Baptiste-Say (Paris XVIe).
L’ennui est invoqué, mais il n’est pas seul : les notes elles-mêmes sont mises en cause, jugées peu acceptables. « Ils devraient carrément enlever la note » explique Samir, 18 ans.
Le problème dénoncé par les élèves globalement, c’est que ce système de notes n’est pas « constructif ». Il vaudrait mieux des appréciations bien argumentées pour les faire progresser.
Quant au redoublement, il faudrait le bannir : Eric Charbonnier, expert sur les questions d’éducation à l’OCDE, estime que les notes et le redoublement sont à la base du malaise des jeunes. Il faut donc sortir de ce système de «notation-sanction»...

Serpent de mer : la carte scolaire

... Les chefs d'établissements veulent avoir des informations concernant les effets de l'assouplissement de la carte scolaire sur les effectifs en élèves des établissements, sur la mixité sociale mais aussi sur la mixité scolaire (est-ce que les établissements ont des élèves de tous niveaux?).
Entre les collèges qui ferment parce qu'ils sont désertés et les élèves de milieux défavorisés qui accèdent à de meilleurs établissements que ceux de leurs quartiers, le SNPDEN veut savoir ce qui se passe dans "les établissements moyens de proximité, qui accueillent la grande masse des élèves".

Selon M. Tournier, ces établissements pourraient connaître actuellement "une déstabilisation muette, qui n'est pas spectaculaire". "Dans des endroits sans histoire, les choses sont en train de basculer" et il y a un risque de "dérive vers des établissements mono-sociaux et mono-scolaires".

Le gouvernement donne uniquement les chiffres des dérogations obtenues, chiffres qui n'ont "aucun intérêt" pour éclairer la situation des établissements.


PISA...OCDE..."Finlande"...

...Une explication de l’indifférence de PISA aux programmes scolaires est que l’enquête n’a pas pour objet premier de servir les buts de l’école. Elle viserait à encourager un esprit de compétition au service du développement des politiques néolibérales favorisées par l’OCDE. Le fait qu’un tel esprit de compétition soit développé autour d’aptitudes à faire face aux situations de la vie quotidienne est néanmoins lourd de significations. Comme ce fut le cas à propos de la définition du Quotient Intellectuel, ces aptitudes s’inscrivent dans une vision implicite du bien vivre dans nos sociétés. Mais, comme pour les tests de Binet, la question se pose de savoir si ces aptitudes réfèrent à autre chose qu’à ce que mesurent les tests. Autrement dit, les tests de PISA sont-ils adaptés à leur objet, les capacités à jouer un rôle social et économique constructif dans une société démocratique moderne, et les capacités des sociétés à faire face aux défis du présent et du futur ?
...
Enfin, la réussite d’un pays à PISA dépend principalement du développement chez le plus grand nombre d’élèves d’un potentiel académique de base, autrement dit d’un « kit de survie » intellectuelle.
...
Par ailleurs, l’affaiblissement des élèves français est directement lié aux politiques éducatives menées notamment depuis deux décennies en France, politiques qui suivent les orientations dominantes de la philosophie scolaire promue par l’OCDE.
...
L’ensemble des résultats présentés ici, très synthétiques mais aussi fortement significatifs, révèlent comment de fausses lectures de PISA contribuent à la construction internationale d’une doxa éducative qui affaiblit en réalité les systèmes éducatifs nationaux. Le trait le plus grave de cet affaiblissement est la domination, sur les politiques scolaires occidentales, d’une logique comparative réductrice qui dépossède les pays de la maîtrise de l’éducation formelle et de ses finalités profondes...


La France a consacré 129,4 milliards d'euros à son système éducatif en 2008, soit un niveau stable en euros constants pour la 3ème année consécutive. (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance -DEPP- du ministère de l'Éducation nationale).
Cette part (6,6% du Produit intérieur brut -PIB-) reste légèrement supérieure à la moyenne des pays de l'OCDE, mais diminue sans discontinuité depuis 1995, où la France consacrait 7,6% de son PIB à l'éducation.

...La France se situe un peu au-dessus de la moyenne des pays comparables pour les dépenses par élève dans l'enseignement secondaire. Mais elle est nettement en retard pour l'enseignement supérieur. On y dépense 11 600 euros par étudiant, contre 17 000 en Suède, par exemple. 
Mais ce que l'on dit beaucoup moins souvent, c'est que l'écart est encore plus défavorable au cycle primaire (maternelle et élémentaire). Un élève y coûte 5 500 euros, contre 7 700 en Suède : 40 % de plus ! Or, c'est dans les petites classes que s'acquiert le socle des connaissances et que naissent les inégalités sociales. La France devrait repenser son enseignement pour les plus jeunes et y investir davantage.

Sauf à se lancer dans une course perdue d'avance pour concurrencer les pays en développement, c'est bien sur la matière grise qu'il faut miser. Cette problématique est au cœur de tous les discours officiels, et en particulier de celui de Nicolas Sarkozy et du gouvernement autour du « grand emprunt ». Mais les politiques réellement mises en œuvre sont en complète contradiction avec ces belles paroles...

...De nombreuses données mettent en effet en évidence la réalité de la stagnation du système éducatif français depuis quinze ans. De 1995-1996 à 2007-2008, la durée de scolarisation a légèrement diminué, passant de 19 à 18,6 ans.

Encore dommage qu'on va pas vers l'été...

allo maman bobo doudou...
Allô, t'es où ?

Le gag - pardon, "l'innovation" from US, of course -  de la journée : le taser espion-téléphone enfant-ado.
Parmi les "commentaires", ni plus ni moins débiles que ceux déposés ailleurs, un lecteur s'interroge d'ailleurs sur la riposte de Beretta...



«Il y a des parents qui veulent, à tout prix, maintenir le prestige de l'autorité et qui ne réussissent qu'à installer, dans leur foyer, le spectre hideux de la tyrannie. Ils font, de leurs enfants, des esclaves ou de sauvages petits rebelles.» (Tristan Bernard).


PEUT-ETRE (mais très peu probable, autant dans les milieux de la gôche hébétée que ceux de la droâte béate, puisqu'il y est question - quelle horreur! - du droit des mineurs à - quelle ineptie! - une vie privée) ...
quelques pistes utiles - quand même, au cas où, en cette période de glaciation primitive, de totale con-gélation des esprits (Ma-Grotte et MezEnfantsd'abord) - quelques pistes donc, prises dans les congères, de ... réflexion :

- la vie privée, point de vue des petits cons.
"/.../les adolescents sont d’autant plus “blasés” par la notion de vie privée, et ont d’autant plus de mal à percevoir les risques posés par la “société de surveillance“, qu’ils ont eux-mêmes grandi en étant constamment surveillés par ceux qui, parents et enseignants notamment, affectent, dirigent ou contrôlent directement leur vie privée : 
"Leur panoptique personnel (administré par des personnes qu’ils connaissent et voient quotidiennement) est bien plus intrusif, menaçant, direct et traumatique que ne pourraient l’être des panoptiques gouvernementaux ou contrôlés par des entreprises privées.
    L’érosion de la vie privée commence à la maison, pas au niveau gouvernemental ou marchand.
Et tant que nous ne trouverons pas un moyen d’offrir plus de vie privée à ces jeunes, dans leur vie intime, ils n’aspireront pas à plus de vie privée dans leurs vies publiques." /.../" (repris par Le Monde)

"Les gamins se sont toujours préoccupés du respect de leur vie privée, c'est juste que ce qu'ils entendent par 'vie privée' est très différent de ce que cela représente pour les adultes", a-t-il expliqué. "En tant qu'adultes, nous pensons que notre maison est un espace privé... Pour les jeunes, ce n'est pas le cas. Ils ne peuvent pas contrôler qui entre ou sort de leur chambre. Pour eux, le monde en ligne est davantage privé, parce qu'ils ont davantage de contrôle sur ce qui s'y passe."
Vous organisez un dîner en petit comité avec vos amis ce soir ? Prenez garde à ce que personne n'en fasse état sur Facebook ! Cela pourrait mal finir. C'est ce qui est arrivé à une lycéenne de La Baule vendredi 5 février 2010. Elle projetait une soirée chez elle à six. Ils se sont retrouvés entre 100 et 200 (les chiffres sont encore flous, c'est dire !), la plupart des personnes n'ayant évidemment pas été invitées.
La raison ? Quelqu'un a eu la bonne idée de faire état du dîner sur Facebook, raconte le quotidien Presse Océan. Et tout le monde a rappliqué. Résultat : des débordements sur le palier, dans la cage d'escalier, l'organisatrice qui appelle la police, des objets volés, des tags sur les murs, une vitre cassée…

Aux Etats-Unis, le nombre de jeunes de 12 à 17 ans tenant un blog a été divisé par deux depuis 2006. Ils préfèrent les mises à jour de statuts sur Facebook, mais ignorent Twitter.
14% des adolescents connectés à Internet disent désormais tenir un blog (Pew Internet & American Life Project  - sept. 2009). C'est deux fois moins qu'en 2006, lorsque 28% des internautes de 12 à 17 ans interrogés affirmaient bloguer régulièrement. La part des adolescents qui commentent sur les blogs de leurs amis a aussi chuté en trois ans, passant de 76 à 52%.
Les 12 à 17 ans n'ont pourtant pas délaissé Internet. Leurs centres d'intérêt ont évolué. Ils sont désormais 73% à utiliser des réseaux sociaux, principalement Facebook (400 millions de membres), contre 55% en 2006. 

En France, 45% des internautes de 12 à 17 lisent des blogs, et 32% en animent (étude Forrester de janvier). En baisse par rapport à 2007 (72 % de lecteurs et 37% de blogueurs à l'époque), ces chiffres font malgré tout encore des jeunes Français, dont toute une génération a été élevée aux «Skyblogs», parmi les plus assidus d'Europe dans ce domaine.


...Comme on le voit, le bilan culturel d'une session sur Chatroulette est assez contrasté. Être propulsé dans une grande roulette avec le monde entier pousse à toutes les outrances. Et avant de parvenir à une vraie conversation, on voit vraiment passer de tout: toutes les 10 connexions environ, un sexe d'homme; toutes les 20 connexions, un internaute portant un masque absurde; toutes les 100, une femme nue; et à la marge, une série de dérapages qui brassent toutes les déviances possibles de l'être humain (vidéos pédophiles, drapeaux nazis...)

... Le réseau, la connectivité permanente et les possibilités de participation semblaient pourtant la promesse de plus de démocratie. Chacun ayant désormais la possibilité de s’exprimer. Mais de là à faire entendre sa voix... Hello World, How I learned to stop listening and love the noise montre les limites du média participatif, projection monumentale composée d’une mosaîque de milliers de journaux intimes vidéos collectés surle net. 
Avec le web 2.0; toute voix peut désormais s’exprimer, mais il n’y a personne pour l’écouter. Chaque voix disparaissant dans un brouhaha informe.
Apocalypse et ange déçu. (Expo) Le centre d’art Laboral, en Espagne, propose une vision du futur sombre et terrifiante.

Internet est devenu essentiel pour l’exercice des libertés fondamentales.
La liberté d'expression, liberté fondamentale s'il en est, implique désormais l'accès à internet. Internet permet une amélioration de la société. Le Conseil constitutionnel a très bien expliqué ce principe dans sa décision n° 2009-580 DC du 10 juin 2009 rejetant la loi Hadopi. Les Sages ont clairement affirmé que, selon la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, la "libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme" et qu'internet participe à la vie démocratique et l'expression des idées et des opinions...

- Les Français sont confrontés à une instrumentalisation des peurs au sujet d'internet auxquels les discours du gouvernement et de la majorité UMP participent. 
L'UMP ne parle d'internet que comme une zone de non droit, une zone de dangers, un espace à dépolluer.
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a déclaré le 15 décembre devant l'Assemblée nationale : "les trafiquants d’armes, de médicaments ou d’objets volés et les proxénètes ont trouvé refuge sur Internet, et les psychopathes, les violeurs, les racistes et les voleurs y ont fait leur nid". 
Chaque fois que la majorité ouvre la bouche pour parler d’internet, elle parle uniquement de ses dangers...
... deux constatations
La première est étayée par un analyste américain d'origine biélorusse, Evgueni Morozov. Il explique comment les régimes autoritaires disposant d'un minimum de compétences ont appris à exploiter le Web pour déstabiliser les réseaux de la dissidence. Qu'il s'agisse de la Russie, de la Chine ou de l'Iran, l'usage du Web fait désormais le jeu des États non démocratiques. Par ailleurs, nul ne l'ignore, le Web est un outil privilégié des groupes antidémocratiques, terroristes, négationnistes et tutti quanti.
... Seconde constatation : la «démocratisation» de l'accès au savoir rendue possible par Internet est largement un trompe-l'oeil. Symbole de cette «démocratisation», Wikipédia, qui reçoit chaque mois 330 millions de visiteurs. L'encyclopédie est très utile pour ceux qui ont reçu le bagage nécessaire pour lire entre les lignes, risquée pour les autres. En raison de la faiblesse de ses critères de validation, le site promeut une sorte de médiocratisation du savoir.
Il est aussi une proie facile pour les individus ou les lobbies ayant des intérêts à défendre...
... « démocratique ». Le mot a acquis une valeur magique qui chloroforme les esprits. Il est utilisé à la fois pour désigner les traits qui distinguent un régime libéral d'un régime autoritaire (respect du droit de vote et des libertés publiques) et pour évoquer une sorte de droit de tous à tout (le droit de tous à manipuler le savoir, comme dans le cas de Wikipédia). En tout état de cause, notre propos n'est pas de prétendre qu'Internet serait par nature contre la démocratie (au  sens premier du terme) mais de dénoncer l'idée qu'il opère forcément dans ce sens.

Skins parties délurées, bécotages exhibitionnistes, généralisation du « plan à trois » ou groupes Facebook rivalisant de cynisme trash… Quand les adolescents de la génération 2.0 se lâchent, ils ne font pas semblant ! Ou peut être que si… Faut-il y voir une possible dérive perverse ou un microphénomène de mode ?
... Et la question du respect de l’autre, dans tout ça ? Selon Michel Fize, sociologue au CNRS et auteur de plusieurs ouvrages sur l’adolescence, elle ne se pose pas car « la nouvelle génération à un rapport désacralisé au corps. Il n’est plus l’objet de l’intime, considéré comme un bien que l’on doit protéger et ne pas livrer au premier venu. C’est au contraire un outil qui permet d’obtenir un certain nombre d’avantages, sexuels en particulier, et donc d’en exiger en retour. » ... 

... Skins Party, une fête inspirée de Skins, la série télévisée anglaise déjantée diffusée sur Canal + depuis 2007, mais surtout visionnée par les jeunes sur le Web. Le feuilleton met en scène des adolescents très dévergondés noyant leurs tracas familiaux, scolaires et sentimentaux dans la drogue, l'alcool et le sexe. Un exemple? L'épisode 10 de la saison 1, une bringue monumentale où les langues chargées de cachets d'ecstasy pénètrent aléatoirement dans les bouches qu'elles rencontrent et où les teen-agers déguisés en tout et n'importe quoi, dans un état éthylique prononcé, s'abreuvent de démesure...


Mouchard portable : un projet de loi en discussion devant le Parlement finlandais, et qui pourrait être repris au niveau européen, prévoit en effet d'autoriser les parents à suivre les déplacements de leurs enfants de moins de 15 ans, via leur téléphone portable, sans leur consentement.

« Le serious game nous est apparu comme un bon moyen de capter l'attention des ados, qui sont peu réceptifs aux moyens de communication classique », explique le service de communication d'Internet sans crainte, un programme financé par l'Union européenne pour sensibiliser les jeunes aux enjeux du Web.
Chaque épisode a pour thème un usage particulier du Net. Le premier, intitulé Fred, le Chat démoniaque, traite du sujet très sensible de la gestion de son image personnelle sur le Net, notamment au travers des publications sur les réseaux sociaux. Scénario et graphisme sont identiques au clip «je publie, je réfléchis» présenté il y a deux semaines à l'occasion de la Journée internationale de la protection des données personnelles.

la vie de plus en plus réglementée des adolescents américains tend à leur faire utiliser les communications textuelles autant que les jeunes Japonais.

...S'exciter par textos interposés, en s'envoyant des photos de soi, ou de petits camarades, déshabillés, la pratique est appréciée par les adolescents américains, mais peut aussi leur coûter cher. Le «sexting», aussi appelé «sexto» en France, est considéré comme un crime (felony en anglais) dans plusieurs Etats américains,
Sur la base d’une étude réalisée en septembre, la chaîne MTV a estimé qu'un tiers des jeunes américains de 14 à 24 ans ont déjà reçu des sextos. Plus récemment, le Pew Research Center calculait aussi que 15% des 12-17 ans possédant un téléphone portable ont reçu de telles photographies. 

«Les enfants d'aujourd'hui n'ont aucune pudeur, sentiment de honte, ni de vie privée. Ce sont des frimeurs, des putains de la célébrité, de petits vauriens pornographiques qui mettent en ligne leurs journaux intimes, numéros de téléphone, poésies stupides et photos cochonnes...»

«Kids today. They have no sense of shame. They have no sense of privacy. They are show-offs, fame whores, pornographic little loons who post their diaries, their phone numbers, their stupid poetry—for God’s sake, their dirty photos!—online. They have virtual friends instead of real ones. They talk in illiterate instant messages. They are interested only in attention—and yet they have zero attention span, flitting like hummingbirds from one virtual stage to another.»
(Emily Nussbaum, journaliste New York Times)
Hadopi, Loppsi : la combinaison des lois cherchant à «réguler» Internet pourrait, si l'article sur le filtrage du Net contenu dans la Loppsi était adopté, faire des réseaux pédophiles la première cybermafia à amasser des fortunes colossales sur la Toile.
C'est l'effrayante conclusion de la première et seule étude sur le commerce de la pédopornographie qui soit sortie à ce jour. Car si des rapports alarmistes ont déjà été rendus sur les effets de bord du filtrage, curieusement, personne n'avait jusqu'ici pris le temps de s'intéresser aux modes de distribution de la pornographie enfantine...

La Cnil s'est en revanche déjà prononcée sur la vidéosurveillance accrue par la Loppsi...
- Tout le régime d'application et contrôle de la vidéosurveillance doit être revu. Le texte adopté à l'Assemblée confie ces missions à une Commission nationale de vidéosurveillance. Une Commission très proche du ministère de l'Intérieur, posant la question de l'indépendance. Nous réclamons un système où la Cnil serait en charge des contrôles sur les installations de ce type de dispositif lors d'une plainte ou pour toute nouvelle installation. Aujourd'hui, il est rarissime qu'un système de vidéosurveillance respecte tout ce qu'impose la loi.

La très étrange Loppsi vient d'être adoptée à l'Assemblée. Les mesures proposées slaloment maladroitement entre cadeaux aux lobbies du gadget inutile, hypersurveillance aveugle et un opportunisme électoraliste à la limite de l'arnaque.
La vidéoprotection, dont on ne finit plus d'expliquer la très coûteuse inefficacité, est le pire de ces gadgets. Le préfet pourra imposer aux maires d'installer à leur frais l'inutile dispositif. 20 millions d'euros sont prévus pour aider les communes à s'équiper. Mais pour les coûts sur le long terme, qui vont aller plomber le budget des communes sur les dix prochaines années, personne ne sait encore qui va payer...

... Les pirates sont plus nombreux (+3%) depuis le vote d'Hadopi
D’après une étude conduite par des chercheurs français, 15% d’utilisateurs du P2P y ont renoncé suite au vote d’Hadopi. Mais dans les faits le téléchargement s’est simplement reporté sur le streaming et l’hébergement de fichiers comme Rapidshare. En outre, les "pirates" seraient les premiers acheteurs de contenus légaux.
Plusieurs études ont déjà contesté la pertinence de la riposte graduée pour lutter contre le piratage de musiques et de films. Selon une évaluation sur les premiers effets de la loi Hadopi publiée par des chercheurs de l'université Rennes 1 et le groupement d'Intérêt scientifique M@rsouin, l'impact du dispositif français serait peu perceptible.
D'après les auteurs de l'étude (réalisée sur la base d'entretiens téléphoniques entre le 16 novembre et le 23 décembre 2009 auprès de 2 000 individus représentatifs de la population de la Région Bretagne), l'application d'Hadopi pourrait même produire un effet inverse à celui escompté...

... La ministre de la Santé se dit "frappée d'apprendre que deux tiers des filles de 3e pensent encore qu'on ne peut pas tomber enceinte lors du premier rapport sexuel".
Bien que prévue par la loi, l’éducation à la sexualité dans les écoles à raison de 3 séances par an, reste rare. Il n’existe aucun bilan officiel de l’application de cette loi, malgré une circulaire (2003) qui prévoyait de faire un point annuel…



«Papa ?. c'est quoi ...»


... 11 % des plaintes reçues par SOS Homophobie en 2008 concernaient des insultes et des agressions commises dans le cercle familial. "S'il est bien un milieu où l'homophobie ne recule pas, c'est la famille", constate le président de l'association Bartholomé Girard. Un chiffre en augmentation de 36 % par rapport à l'année précédente. Aggravation du phénomène ou libération de la parole? Le nombre de cas concernant des mineurs a doublé depuis 2007.

... Après la chasse aux étrangers, la question de l'identité nationale, nous voilà sur celle de l'homosexualité avec l'interdiction par le ministre de l'éducation nationale de la projection du film d'animation le Baiser de la lune aux classes de primaire.
A travers les propos du ministre et de certaines associations, de vieux démons nauséabonds remontent à la surface. Protégeons notre jeunesse ! Il est trop tôt au primaire pour parler de sexualité. Le problème, c'est qu'ensuite, au collège, il est trop tard, comme le constate le récent rapport remis par l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) à la ministre de la santé concernant la contraception et l'IVG chez les mineures. Dans une société qui expose, décompose, instrumentalise et consomme les corps à n'en plus finir, nous nageons ici dans une pudibonde hypocrisie.
... Et pendant la séquence du conflit congolais (1998 à maintenant), les besoins en Coltan, avec l’explosion des consoles et des mobiles, ont littéralement explosé.
Le plus dingue est que près de 80 % de la production de Coltan dans le monde provient d’une zone de guerre au Congo où des paysans sont contraints d’aller à la mine pour extraire un minérai qui peut valoir jusqu’à 300 dollars le kilo.
Le Coltan est ensuite acheminé, financièrement blanchi, grâce aux organisations criminelles, pour finir dans les usines de composants...

Différence = danger ou chance ?

La majorité des adolescents ne cherche pas à différencier des autres. 81% pensent que les gens différents sont discriminés. 63% jugent qu’il vaut mieux « rentrer dans le moule » pour se faire une place dans la société. Il peut même être dangereux d’être différent des autres pour 1 adolescent sur 2.
Mais, paradoxalement, la différence est aussi appréciée positivement :
- comme une chance pour les deux tiers des adolescents et adultes (respectivement 61 et 63%)
- comme un élément positif (c’est positif de se différencier des autres pour 74% des adolescents et 76% des adultes).

L’enquête laisse clairement apparaître un sentiment ambivalent, un tiraillement chez nos adolescents. D’un côté, il faut se fondre dans la masse, de l’autre, il faut se démarquer des autres si l’on veut réussir.
30% des adolescents se sentent différents des autres adolescents.

Qui sont-ils ? Il s’agit le plus souvent de jeunes gens plus vulnérables, plus fragiles et qui ressentent un certain mal-être.
En effet, près de 55% des jeunes qui se sentent différents ne sont pas bien à l’école, 63% s’estiment sous pression, 68% n’ont pas beaucoup d’amis, 37% expriment des difficultés à aller vers les autres et 44% sont mal dans leur peau. 

(Ipsos Santé-fondation Wyeth)

- Comment peut-il avaler quatre pizzas surgelées micro-ondées à 17 h 30 ?
«L’adolescent a des besoins sans commune mesure avec nous pour sa croissance et le développement de sa masse musculaire», explique le professeur Jacques Bringer, spécialiste des troubles du comportement alimentaire. Alors qu’un adulte se satisfait de 2 000 calories par jour, un adolescent va devoir avaler entre 3 000 et 3 500 calories. Il va chercher à trouver de la nourriture qui tient au corps, susceptible de lui fournir l’énergie nécessaire à son pic de croissance : un centimètre par mois et une carcasse qui peut passer en deux temps trois mouvements du petit Nicolas au grand Sébastien Chabal.
- Est-il vraiment obsédé sexuel ?
Le taux d’œstrogènes multiplié par 40 chez la fille. La testostérone par 60 chez le garçon. «La puberté est une période d’inondation hormonale», résume le professeur Charles Sultan. Un chaos qui cause des boutons mais provoque aussi un vif intérêt pour la chose sexuelle. Intérêt fortement stimulé par «l’hypersexualisation» de la société via les médias ...

- Pourquoi veut-il aller aux States ?
Un mystère pour la science. 


Et si les inquiétudes sur l’alimentation des jeunes Français étaient un peu exagérées ? Les résultats de la recherche AlimAdos (recherche sur le terrain auprès des jeunes
et de leur environnement familial et social) invitent à renoncer aux idées reçues.

"Informatique pour tous" (1985 ! )

... il est urgent que les enseignants introduisent – comme ils ont commencé à le faire – les nouvelles technologies dans leurs salles de classe. «Sinon, le fossé risque de grandir entre un apprentissage en classe ‘dans la souffrance’ et un apprentissage à la maison ludique et intuitif»
... "Le rôle de l'enseignant c'est de construire du contenu autour des technologies, parce que si les Français ont l'impression de faire de la géographie avec Google Earth, ce n'est qu'une impression".


Même le Portugal ou l’Espagne font mieux.
« La France perd déjà des points de croissance parce que ses jeunes ne parlent pas bien anglais. Et dans les années à venir, 50 % de la richesse mondiale dépendra des nouvelles technologies »

La France arrive en 24e place (sur 27) en Europe ! Avec 12,5 ordinateurs pour 100 élèves, 1 % d’écoles primaires équipées, 12 % des profs (surtout dans le secondaire dans les matières scientifiques) qui utilisent les nouvelles technologies pour un quart de leurs cours...(rapport de Jean-Michel Fourgous)

...Quand on analyse sérieusement ces obstacles, on mesure à quel point l'ambition d'un développement des TIC à l'école ne peut avoir de sens et d'efficacité que si elle est inscrite dans un grand projet éducatif moderne, neuf, démocratique, lui-même inscrit dans un projet de société qui ne se satisfait pas des indicateurs matériels, quantitatifs, financiers pour soutenir un développement éducatif durable, qui s'engage avec détermination vers le progrès et vers l'émancipation de l'homme, la personne et l'être social, et qui redonne de l'espoir chacun...

"Bon appêtit !"
disent-ils

Le WWF lance un "appel du 18 juin"  pour soutenir le bio dans les cantines.
 "Comment un pays riche comme la France peut-il mégoter sur les 20 à 70 centimes supplémentaires d'un repas scolaire bio?"

75 % des parents souhaitent que l’on propose des plats bio dans les cantines. En 2009, un tiers des élèves y ont goûté contre 24 % l’année précédente.  Et les parents déclarent être prêts à acquitter 7 % de plus pour un repas à la cantine scolaire s’il est composé de plats bio.

... comment faire pour obtenir une cantine bio pour ses enfants ? Se regrouper entre parents, en parler au chef d’établissement, voir avec le maire, qui est responsable de la restauration collective, les cuisiniers, les «acteurs locaux de la filière biologique», comme on dit. Tâcher de convaincre tout le monde que le bio, c’est aussi une manière de lutter contre les problèmes liés à la suralimentation et à la malbouffe.

Les éco-délégués, grâce à un logiciel diffusé par la région Ile de France, ont pu prendre conscience que la répercussion de la nourriture en terme d’effet de serre était variable d’un aliment à l’autre. Ainsi, l’impact du porc est-il, de ce point de vu, bien moindre que celui du veau. Mais au fait pourquoi ? C’est la réponse à laquelle les éco-délégués devaient répondre, dans le cadre d’une recherche personnelle. Voici l’enquête, fouillée et richement illustrée, de deux élèves de 6e, Gabrielle et Alice ...

En vingt-cinq ans, la consommation annuelle de viande par habitant est passée de 30 kg à 41,2 kg. Rien qu’en Chine, la consommation est passée de 13,7 kg à 59,5 kg par habitant et par an entre 1980 et 2005. Alors qu’elle régressait dans les pays d’Afrique subsaharienne (de 14,4 kg à 13,3 kg). La tendance à la hausse restant lourde, la FAO prévoit que «la production mondiale annuelle de viande devra augmenter de 228 millions à 463 millions de tonnes d’ici à 2050».
Or, cette croissance est loin de profiter à tout le monde : «Les petits exploitants ont d’énormes difficultés à demeurer compétitifs face aux grands systèmes de production intensive», écrit le rapport. Et elle dégrade fortement l’environnement : moins de 2% du PIB mondial, mais 18% des gaz à effet de serre, pression sur l’eau, la terre et la biodiversité, épizooties… «Le secteur doit améliorer sa performance environnementale», écrit pudiquement la FAO


Comme le résume une microbiologiste : " Le microbe travaille gratuit. Le vivant n'est pas brevetable. Le durable n'est pas rentable. La nature a une gratuité qui est gênante aujourd'hui. "
Rendre la terre fertile à nouveau, retrouver un équilibre écologique doit passer par une volonté politique assez forte pour s'opposer aux lobbies agrochimiques. ...

... Le bombardement chimique sur un demi-siècle a stérilisé les sols, aboli la tourbe, détruit les équilibres fragiles de l’écosystème. Résultat : non seulement les paysages deviennent moches mais en plus on mange mal...

... Le système productiviste et polluant nourri aux subventions et aux engrais et béni par les syndicats agricoles a limité l’essor des aliments bio. Résultat la France se retrouve déficitaire et obligée d’importer chez ses voisins ce que ses consommateurs demandent. Une absurdité écologique et économique alors que faire du bio peut à la fois servir la planète et nourrir le producteur.

"Voilà, on vend nos vaches pour aller produire de l'énergie."
... Pour ce projet, Franck a eu des subventions. Notamment du plan pour la production d'énergie. Ça le rend moins déçu que d'autres. Ailleurs, dans les fermes, il y a une amertume abyssale. En 2007, Nicolas Sarkozy avait tenu meeting pas très loin. Tous avaient retenu "travailler plus pour gagner plus". Ils le décrivent encore comme un jour d'immense enthousiasme.
... L'idée de Franck, c'est de produire de l'énergie à partir du lisier, de fumier. De la "méthanisation" pour revendre en partie à EDF. Il parle du souci "éthique", sait les reproches qu'on lui fait. Du style : "Et qui va nourrir les Français ?" Dans la publicité de la société qui lui vend sa solution, il y a un titre : "De "l'agriculteur" à "l'énergiculteur"."

...Tout comme nous faisons le pari de la décroissance contre ceux qui prônent l'écologie industrielle, nous faisons aussi le pari d'un surcroît de démocratie contre tous ceux qui, à droite comme à gauche, cherchent des bricolages institutionnels. Cette "démocratie écologique" à la sauce du Grenelle est celle des gens "bien". Celles des gens qui pèsent dans le cadre du système. Celle des gens qui ont peur du peuple et entendent contourner les résistances populaires. Pour ces "nouveaux démocrates" à la Cohn-Bendit ou à la Borloo, le petit peuple n'est jamais assez informé donc compétent pour être véritablement souverain...

Paul Ariès - La décroissance - fév. 2010

Quelque 200 tonnes de café bio dorment dans un entrepôt de Guatemala Ciudad, empilées en sacs de 60 kilos. Cela a beau être l’un des meilleurs cafés du monde, Gerardo de León n’arrive pas à le vendre.
“Je reçois tous les jours des appels d’acheteurs des Etats-Unis, qui me demandent si j’ai du bio à vendre”, explique de León, montrant du doigt un courrier avec offre d’achat à 1 euro les 500 grammes. “Puis je leur annonce mon prix : 1,40 euro le demi-kilo… et le café ne quitte pas l’entrepôt.”

Bien trop cher, le bio en grandes surfaces!
 Une enquête UFC-Que Choisir révèle que les produits biologiques vendus par les enseignes sous leur propre marque (marque de distributeur ou MDD) coûtent en moyenne 57% de plus que les MDD conventionnelles. L'association fustige, exemples à l'appui, les marges «indécentes» réalisées par la grande distribution alimentaire sur ces aliments «verts». 
Comme le signale une récente étude de TNS Worldpanel,  les «bio consommateurs» sont plutôt des couples de plus de 35 ans avec des revenus supérieurs à la moyenne. Pour TNS, contrairement à ce que prétendent les enseignes, les marques de distributeur bio n'ont pas «démocratisé» le marché. Leur clientèle est plus aisée que celle de l'offre standard. Des cadres et «bobos» en outre peu sensibles à la notoriété des grandes marques nationales, ce qui ouvre un vrai boulevard aux gammes de distributeur.

Coût du gaspillage alimentaire
Selon des études précédentes, pour l'ensemble des pays développés, le gaspillage alimentaire est évalué entre 30 et 40% de la production de nourriture.
Chaque année, 40 % de l'alimentation disponible aux Etats-Unis est jetée selon une étude parue dans la revue scientifique PLOS One en novembre 2009. Ce gaspillage représente environ 48,3 milliards de dollars (32,5 milliards d'euros) et l'équivalent de 40 000 milliards de litres d'eau gaspillés, soit les besoins annuels de 500 millions de personnes.
Au niveau mondial, 1/4 de la nourriture produite est jetée sans avoir été consommée. Des chiffres choquants lorsque l'on sait que 13% de la population mondiale souffre de sous-alimentation.

Gaspillage alimentaire dans le monde
Pour l'ensemble des pays développés, le gaspillage alimentaire est évalué entre 30 et 40% de la production de nourriture.
Dans les pays riches, le gaspillage serait essentiellement dû au circuit de distribution : les distributeurs prennent peu de risque avec les dates de préremption et jetent les produits qui ne sont visuellement pas parfaits. D’énormes quantités de nourriture sont également perdues au cours des processus de transformation des aliments,lors de leur transport, mais aussi dans nos cuisines :
       En Grande-Bretagne, un rapport remis au Premier ministre en juillet 2008 estime qu’un tiers de l’alimentation achetée serait jeté, l’essentiel étant encore consommable.


The Progressive Increase of Food Waste in America and Its Environmental Impact
...Over the same period, there has also been an increase of body weight as manifested by the US obesity epidemic. We sought to estimate the energy content of food waste by comparing the US food supply data with the calculated food consumed by the US population...

«Pour extraire un kilo d’or, les orpailleurs illégaux utilisent 1,3kg de mercure, dont 30% se retrouve dans la nature. Et empoisonne toute le chaîne alimentaire, jusqu’aux Amérindiens.» La flambée des cours de l’or sur le marché mondial a relancé la ruée vers le métal précieux en Amazonie, notamment en Guyane. «Il faut lui demander d’où vient l’or qu’il vend, dans quelle condition il a été produit, avec quelle garanties sociales et environnementales», explique Romain Taravella, chargé du programme du WWF en Guyane. «Aujourd’hui, les bijoutiers, même ceux qui se sentent concernés, n’ont pas les moyens de répondre. Il n’y a pas de traçabilité.»
WWF souhaite justement que la France prenne l’initiative d’un mouvement vers un or responsable. Et commence par faire en sorte que le code des impôts s’applique de la même façon en Guyane que sur le reste du territoire français, en obligeant à tenir un livre de police. Le WWF a ouvert un site dédié à cette question avec vidéos, documents et appel à signer une pétition contre l’orpaillage illégal.
«La terre de Guyane ne sera plus violée impunément», promettait Nicolas Sarkozy, il y a un an, à Camopi, un village amérindien de ce département d’outre-mer, en annonçant un plan de renforcement de la lutte contre l’orpaillage clandestin. Mais pour les villages établis sur le fleuve Maroni, près de la frontière du Surinam, la situation n’a fait que s’aggraver et ils dépérissent, victimes de la pollution et de la violence provoquées par les garimpeiros, les chercheurs d’or clandestins.

Le même droit à polluer pour tous (et qui pollue, paie)
An Equal Right to Pollute (and the Polluter-Pays Principle)
Bono (groupe de rock irlandais U2) au New York Times :
"Lors des récentes négociations sur le climat à Copenhague, il n’est pas surprenant que les pays en développement se soient refusés à freiner leur croissance, génératrice d’émissions de carbone; après tout, ils n’ont contribué que pour une part infime à créer le mégaproblème auquel le monde est aujourd’hui confronté. 
Une idée intelligente que j’ai entendue, et qui est une sorte de variation sur le thème du marché du carbone, c’est que chaque individu possède le même droit à polluer – et qu’il devrait y avoir un moyen de le monnayer. 
En vertu de ce principe, l’Ethiopien moyen peut vendre sa sous-pollution (il émet environ 0,1 tonne de carbone par an) à l’Américain moyen (environ 20 tonnes de carbone par an) et utiliser le produit de la vente pour pallier les effets du changement climatique (comme la sécheresse), scolariser ses enfants et les envoyer à l’université. 
En tant que vert modéré, j’aime cette idée, même si elle est controversée dans les milieux militants vert kaki. Eh oui, les vrais économistes préféreraient taxer le carbone à la source, mais pour l’heure la volonté politique fait défaut. Si cela ne tenait qu’à moi, je conclurais l’accord avant que les pays émergents n’exigent qu’il soit antidaté."

Pour profiter des productions à bas prix des pays émergents
et donner du pouvoir d'achat aux Français sans augmenter les salaires,
la France a préféré laisser s'opérer la désindustrialisation.
Des usines ont fermé leurs portes, sans qu'il soit possible de l'interdire:
les entreprises doivent pouvoir «respirer»,
c'est-à-dire adapter leur stratégie au contexte, et par là leur outil industriel.
Mais surtout, les fleurons de l'industrie française ont investi massivement à l'international,
et les conséquences de ce désintérêt pour l'Hexagone a été plus ravageur encore
que les fermetures d'usines, dans la mesure où il n'y a pas eu de renouvellement de l'outil en France.

 
et "Bonne santé !"
disent-ils

Après la grippe A, ils sont sur la sellette. Prévisions erronées, doutes sur leur indépendance, ces spécialistes courtisés par les politiques et les médias sont-ils à la hauteur de leur renommée ? Après deux ans d'enquête, Stéphane Horel publie «les Médicamenteurs», un récit minutieux des liaisons dangereuses entre les laboratoires et les blouses blanches
Le N. Obs..-Les experts se sont trompés dans leurs prévisions sur la grippe A. Et voilà que l'on découvre, en vous lisant, qu'ils sont souvent liés à l'industrie pharmaceutique...
Stéphane Horel. - On nous avait annoncé des milliers de morts, il y en a eu en réalité 263, et on estime que les fabricants de vaccins ont engrangé dans cette histoire de 7 à 10 milliards de dollars...


Cantines : les élèves restent sur leur faim. 
[étude de Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) - Déc. 2009]
Dans le secondaire, plus d’un élève sur deux (52.5 %) déclare avoir encore faim en sortant de la cantine. 
Près de 60 % des repas expédiés en moins de 20 minutes. 
20 % des collégiens et lycéens passent plus de temps dans les files d'attente qu'à table.

"Les Droits de l'Enfant"
disent-ils
20 ans après la Convention internationale des droits de l’Enfant, plusieurs milliers d’enfants roms à la porte de l’école....cela se passe ici en France.
En France, tous les enfants, français ou étrangers, sont censés bénéficier d’un égal accès à l’instruction (préambule de la Constitution de 1946, art. 13) qui s’impose pour eux comme obligatoire entre six et seize ans (Code de l’Education, art. L131-1). Aujourd’hui, autour de 5000 enfants ne sont pas scolarisés. Il s’agit pour l’essentiel d’enfants roms vivant en squats ou bidonvilles.

Les demandes d'asile permettent, en France, d'indiquer que 410 demandes concernant des mineurs non accompagnés ont été introduites en 2008. Mais ils seraient 5 000 sur le sol français. Ils viennent de partout dans le monde, d'Afrique, d'Amérique latine, d'Asie, d'Europe de l'Est. 
... la moitié d'entre eux disparaît, récupérée par des réseaux et des clans, parfois promise au pire. Les autorités jugent généralement ce phénomène marginal, voire "bénéfique": l'Office fédéral suisse des réfugiés a évoqué la "soupape" que représentent ces disparitions, qui rempliraient "une fonction clé dans la gestion des flux migratoires"...

... Il semble que certaines organisations qui défendent les droits de l'enfant préfèrent ne pas donner aux jeunes des conseils sur les précautions à prendre lors de la migration par souci, qu’en tant qu'organisations, elles soient ensuite critiquées si les précautions se révèlent inefficaces. Bien que cette réticence soit compréhensible, elle révèle que les intérêts des organisations concernées passent en priorité avant les intérêts de l’enfant – aussi l’ intérêt supérieur de l’enfant n’est donc pas la principale préoccupation des organisations qui ont cette attitude.

... Depuis quelques années, les autorités genevoises se sont ainsi attaquées au "problème" des mendiants roms, apparu dans plusieurs grandes villes depuis la suppression, en 2004, de l'obligation de visa entre la Roumanie et la Suisse. Le phénomène est encore marginal, mais porteur électoralement.
Ces nouvelles mesures pour la protection des enfants rappellent "une page très sombre de l'histoire suisse", estime Mme Bazarbachi. De 1926 à 1976, la fondation Pro Juventute avait été chargée par Berne de sédentariser de force les enfants des Jenisch, les Tziganes suisses, arrachant 800 mineurs à leur famille.

... Le gouvernement suisse a perdu sa boussole. Il ne comprend plus le jeu. Il ne voit plus ce qui se passe sur la scène financière et fiscale internationales. Il ne comprend plus ce que veulent les autres acteurs. Et surtout, il n’a aucune solution pour sortir du bourbier. Quand il se tourne vers les partis politiques, les banquiers et les industriels, c’est encore pire : la cacophonie, le choeur confus des Pythies qui proclament, les unes qu’il faut protéger le secret bancaire jusqu’à la mort, les autres, qu’il faut baisser les bras...


Les attaques commises pour des motifs politiques ou idéologiques contre des enseignants, des élèves ou des établissements scolaires sont en hausse, selon une étude de l‘UNESCO publiée sous le titre Education under Attack 2010 [L’éducation prise pour cible 2010].
Il y a trois ans, le phénomène était méconnu. L'UNESCO constate une prise de conscience progressive du caractère récurrent de ces attaques de la part des institutions onusiennes, des organisations non gouvernementales (ONG) et de l’opinion. Il apparaît clairement en effet qu’il ne s’agit pas de phénomènes exceptionnels ou isolés. Surtout, le rapport souligne que les démolitions d’écoles, l’assassinat d’élèves et de professeurs n’est pas l’exclusivité des partisans des talibans en Afghanistan ou au Pakistan, sous prétexte d’interdire l’éducation aux filles. 
Le rapport 2010 montre que le problème est bien plus vaste. Des attaques contre le secteur de l’éducation ont été enregistrées dans au moins 32 pays entre janvier 2007 et juillet 2009. 
La question des enfants soldats – ils seraient 250.000 dans le monde – est aussi abordée, les enlèvements ayant souvent pour objet de procéder à des recrutements forcés ou de réduire des jeunes filles en esclavage.

L’Onu estime à 300.000 le nombre d'enfants-soldats aujourd'hui impliqués dans divers conflits, dont un tiers sur le continent africain. Et ce alors que le recrutement d’enfants dans les forces armées est considéré, depuis le Traité de Rome de 1998 et la création de la Cour pénale internationale, comme un crime de guerre. Comment expliquer le peu d’efficacité des actions qui ont été menées pour stopper ce phénomène ? 

American way of life

Quand Obama est entré en fonctions, les partisans des armes à feu se sont alarmés,
affirmant que le nouveau président avait l’intention de les priver de leurs pistolets et de leurs munitions.
C’est pourtant l’inverse qui se produit. Le président reste quasiment muet sur la question,
tandis que plusieurs Etats mènent une nouvelle offensive en faveur de l’élargissement du droit au port d’armes...
...De leur côté, les marchands d’armes semblent récolter les bénéfices des craintes qu’inspire le président américain.
En 2009, 14 millions d’armes neuves achetées,
contre 12,7 millions en 2008 et 11,2 millions en 2007.


Les Etats-Unis sont-ils réformables ?

On prétend que leur système se caractériserait par l’«équilibre des pouvoirs». Il consiste en réalité en une multiplication d’échelons où règne le pouvoir du dollar. En 2008, des millions de jeunes se sont lancés dans l’arène politique en escomptant que, avec ce président, rien ne serait plus comme avant. Mais voilà, lui aussi se comporte en maquignon, achète un vote qui sinon lui ferait défaut, courtise un élu qu’il méprise. Peut-il faire autrement?
... 
Au fond, le « miracle » de l’élection de novembre 2008 pourrait être de nous avoir rappelé que les miracles n’existent pas. Et que le destin des Etats-Unis, comme celui des autres pays, ne se confond ni avec la personnalité d’un homme ni avec la volonté d’un président.


L’Amérique n’en a pas fini avec ses vieux démons puritains... Michelle et Barack Obama ont beau être, selon elle, le couple présidentiel «le plus féministe qui soit», les groupes religieux conservateurs n’en continuent pas moins de harceler les adolescents avec leur discours pro-abstinence. Et dans un pays où l’avortement est légal, mais où 85% des comtés ne disposent pas de structure médicale pratiquant l’IVG, ce «prêche» en faveur de l’abstinence et non de la contraception est l’un des premiers fléaux contre lesquels se battent les féministes américaines. Michele Kort, rédactrice en chef de Ms Magazine, la plus importante publication féministe du pays, parle de «terrorisme au quotidien des fondamentalistes». Avec parfois le relais peu banal de jeunes stars de la pop : les vœux publics de chasteté de Jessica Simpson et de Britney Spears ont curieusement fait croître leurs ventes d’albums dans la foulée. ...

... les lobbyistes qui tentent d’influencer cette réforme de la santé sont maintenant rien moins que 4525, soit huit pour chacun des élus au congrès américain. Les entreprises et organisations (hôpitaux, assureurs, labos pharmaceutiques, associations de médecins, …) qui tentent ainsi de peser sur la loi en cours d’élaboration ont dépensé plus de 1,2 milliards de dollars en lobbying l’an dernier. “Un argent bien dépensé” relève le Center for Public Integrity, qui donne plusieurs exemples d’interventions réussies des lobbyistes pour faire abandonner par exemple l’idée d’une nouvelle assurance publique ou de nombreuses propositions d’économies...
 
A Center for Public Integrity analysis of Senate lobbying disclosure forms shows that more than 1,750 companies and organizations hired about 4,525 lobbyists — eight for each member of Congress — to influence health reform bills in 2009.
The list of companies and organizations that worked to put their imprint on legislation is diverse, ranging from health care interests and advocacy groups to giant corporations, small businesses, American Indian tribes, religious groups, and universities.
Among industries, 207 hospitals lined up to lobby, followed by 105 insurance companies and 85 manufacturing companies. Trade, advocacy, and professional organizations trumped them all with 745 registered groups that lobbied on health reform bills, illustrating the common Washington strategy of special interests banding together to pool money and increase their influence.

... Que la banque se débrouille !Le prêteur récupère la maison et les "propriétaires", eux, sont libérés de leur dette.
Des Fairfield, il y en a partout aux Etats-Unis. Au total, 11 millions de ménages, soit 23 % des emprunteurs immobiliers, sont actuellement under water (sous la ligne de flottaison), c'est-à-dire disposant d'un appartement dont la valeur est inférieure au montant emprunté. Cette proportion va jusqu'à 65 % en Californie, en Floride, au Nevada, en Arizona, dans le Michigan ou en Géorgie.
Président de l'Association des banquiers du crédit immobilier (Mortgage Bankers Association), John Courson leur a, lui, récemment lancé un appel : "Pensez au mauvais exemple que vous donnez à votre famille, à vos enfants et vos amis." Et même Barack Obama leur a demandé de se montrer "responsables"...

Et si on vidait les prisons ?

Par ces temps d'austérité budgétaire, les responsables américains ont de l'imagination. /.../
Les Etats-Unis ont du chemin à faire. Le pays, faut-il le rappeler, est le champion du monde de l'incarcération. Il devance même la Chine, qui est quatre fois plus peuplée. Avec moins de 5 % de la population mondiale, l'Amérique compte presque un quart des prisonniers de la planète. Depuis 2008, l'accroissement a cessé, mais actuellement, ils sont encore 2,3 millions sous les verrous, soit 1 adulte sur 100 (contre 1,5 million de prisonniers en Chine). Si on ajoute les individus qui sont en liberté surveillée ou conditionnelle, le nombre atteint 7,3 millions, soit 1 adulte sur 31. Selon le Pew Center on the States, un organisme indépendant qui analyse les politiques des 50 Etats, un Noir sur 9, âgé de 20 à 34 ans, est en prison. Et 109 mineurs purgent une peine de prison à vie, incompressible, bien que leur crime n'ait pas entraîné mort d'homme : une situation sans équivalent dans les pays développés. 77 d'entre eux se trouvent en Floride...


Cinq états (Connecticut, Delaware, Michigan, Oregon, Vermont) dépensent plus pour emprisonner au moindre délit (théorie néoconservatrice "Tolérance Zero") que ce qu'ils investissent en éducation.

Les pro-life n’ont pas froid aux yeux. Ils sont partout. À l’entrée des centres IVG, dans les écoles, sur Internet, dans les rues des plus grandes villes américaines, par milliers. Les événements sont également bons prétextes pour militer contre l’avortement. Dernière cible : les spectateurs et spectatrices de la grande finale du Super Bowl –une institution aux Etats-Unis-. L’association «Focus on the Family» a déboursé près de 3 millions de dollars pour diffuser un spot de 30 secondes contre l’avortement.
Plusieurs journaux en ligne du Colorado, où est basée Focus on the Family [groupe évangélique], s'interrogent ainsi sur le problème éthique que soulève une telle campagne et posent la question de son financement. Comment, en effet, une association qui a récemment dû licencier 275 employés et dont les comptes sont dans le rouge a-t-elle pu se payer cette publicité ?

... Nouvelle province, l’Italie perd des points dans à peu près tous les classements, qu’ils concernent l’école, la santé, l’écologie, les droits, la culture (budget massacré) et même la technologie....
...Mais c’est au niveau sociétal que la régression est la plus nette. Berlusconi mobilise tellement l’attention qu’à l’étranger on ne voit pas très bien que le fait majeur est plutôt une «liguisation» de la société, entraînant une dégradation morale et civique, sinon une «barbarisation» de l’Italie. La Ligue du Nord d’Umberto Bossi - dont l’organe, La Padania, écrivait : «Quand allez-vous nous libérer des nègres, des putes, des voleurs extracommunautaires, des violeurs couleur noisette et des gitans qui infestent nos maisons, nos plages, nos vies, nos esprits ? Foutez-les dehors, ces maudits !» -, alliée décisive du parti de Berlusconi, a fait élire ses hommes, dont plusieurs sont ministres, dans un nombre considérable d’administrations, a diffusé partout ses valeurs et son langage, dédouané et rendu normal le discours xénophobe...
... On défend les valeurs chrétiennes, la famille, le travail, on veut la croix sur le drapeau italien et le crucifix dans les écoles, mais le ministre de l’Education prévoit d’imposer un quota d’étrangers dans les classes, le ministre de l’Intérieur a voulu instituer des rondes de surveillance...
 

... Malheureusement, le soutien politique fait défaut aux Etats-Unis pour soutenir ce genre de refondation de la finance. Stiglitz est clairement déçu par Barack Obama. A ses yeux, ce dernier se révèle finalement être un conservateur qui n'a pas une autre vision du capitalisme à proposer. 
La preuve? Sa politique vis-à-vis des banques a été la même que celle de George W. Bush: injecter massivement des fonds publics pour les sauver sans leur imposer de contraintes en Contrepartie... 

.. Sur un plan un peu différent, les Etats-Unis ont une faiblesse qui s'apparente à celle de la Grèce. Bien que ses problèmes soient différents, l'Amérique est elle aussi paralysée politiquement, avec une politique fortement partisane. Impossible de réformer la sécurité sociale américaine. George W. Bush a «essayé» sans conviction; en fait, il a abandonné avant même de commencer véritablement. La réforme santé demeure incertaine. Hillary Clinton n'a pas réussi. Quant à Barack Obama, malgré sa coûteuse tentative d'édulcorer son projet, il risque lui aussi d'échouer sur ce front. On ne peut pas diminuer l'influence des lobbyistes. On ne peut pas dompter la capacité des groupes d'intérêts à influer sur les lois.
I have seen America's future, 
and it is Greece. 
But in a different sense, Greece's weaknesses are shared by the United States as well. Though we do not have precisely the same problems, we have a similar level of political paralysis and a similar level of partisanship. It is not possible to reform Social Security: President George W. Bush tried half-heartedly and gave up before he started. It might not be possible to reform health care either: Hillary Clinton failed, and President Obama, despite throwing in expensive sweeteners, may well fail, too. The influence of lobbyists cannot be reduced. The power of interest groups to sway legislation cannot be tamed.

Paul Krugman cite une étude de 2003 sur le devenir d’élèves de 4ème en fonction de leur note à un examen et des revenus de leurs parents. 74% des élèves ayant obtenu plus de 15 et ayant des parents dans le premier quartile de revenus sont allés à l’université, contre 29% des élèves ayant les mêmes notes mais avec des parents du dernier quartile.
... Et que 30% des élèves ayant obtenu moins de 5 mais avec des parents appartenant au premier quartile sont allés à l’université… Bref, l’argent compte aujourd’hui plus que le travail.
(Paul Krugman, « L’Amérique que nous voulons », Flammarion)

...dans sa chronique du New York Times, Paul Krugman (prix Nobel d’économie en 2008) dénonçait "l'hystérie des déficits" qui alimente peurs et fantasmes. En résumé : les mêmes qui nous ont "vendu" les armes de destruction massive en Irak comme un fait avéré nous assurent que " le creusement des déficits menace la relance américaine". Or, poursuit-il, non seulement ce fait n'a rien d'avéré, mais c'est l'inverse qui est vrai. Seule une relance massive de l'emploi, - elle ne peut avoir lieu sans investissement lourd de l'Etat -, permettra de garantir le retour à une croissance forte et durable, seule garante à terme d'une capacité réelle à résorber les déficits, avec un plan de lutte efficace contre l'explosion des dépenses de santé, auquel les républicains sont tout autant opposés. Si M. Obama continue de plier sous leur pression idéologique, annonce-t-il, "des millions d'Américains en paieront le prix".


... Hadji Gul Raman raconte le pire en souriant. Ses dents cassées à coups de poing le jour de son arrestation. L'air conditionné qui lui gelait les os en plein hiver. Les lances à incendie qui aspergeaient d'eau glacée les prisonniers entassés à vingt dans des cellules grillagées. La promiscuité, les bagarres quotidiennes pour accéder à l'unique WC... Ces humiliations et ces tortures, appliquées hier à Abou Ghraib et à Guantanamo, sont toujours de mise à Bagram, malgré les déclarations de Barack Obama. Malgré l'horreur que semblent lui inspirer les dérives de la «guerre aux terroristes» déclenchée par son prédécesseur. 
Et encore, Raman n'a pas connu les «techniques» en vigueur dans les premières années de la prison de Bagram, construite il y a huit ans. Il n'a pas vécu ce qu'a subi Omar Kadr, 15 ans au moment de son arrestation, que les matons transformaient en serpillière vivante, le traînant sur le sol après l'avoir enduit d'encaustique.
Ou Dilawar, mort en 2002 après avoir été suspendu par les mains pendant quatre jours alors qu'il n'y avait aucune preuve contre lui. Selon un rapport d'autopsie, ses jambes avaient doublé de volume.
Depuis qu'Obama est président des Etats-Unis, le nombre de prisonniers dans la prison de Bagram n'a cessé d'augmenter ...

Trop de réel tue la télé-réalité

...en Espagne la "génération ni-ni". Ni ils travaillent ni ils étudient. Ils ont moins de 30 ans, ils ont arrêté leurs études en cours de route, et ne cherchent pas activement du travail. D'après la dernière enquête sur la population active de l'Institut national de la statistique, ils seraient 562 100, soit environ 15 % de cette tranche d'âge, à se complaire dans cette inactivité. Pis, plus d'un jeune Espagnol sur deux (54 % selon une étude de l'institut Demoscopia) avouent n'avoir aucun projet d'avenir qui les motive.
Depuis le 20 janvier, "Generacion ni-ni" est également le titre d'une émission de télé-réalité, diffusée par la chaîne privée La Sexta. 
...Trois jeunes gens enfermés dans un loft avec le minimum vital devaient chercher du travail pour subsister et répondre aux divers défis imaginés par leurs parents et par la production. La part d'audience a fondu en quelques semaines. Trop banal comme concept. Comment intéresser des téléspectateurs à un drame qu'ils vivent au quotidien ? Trop de réel tue la télé-réalité.


...L’économie espagnole a beaucoup vécu sur une croissance spéculative et une «BTPisation» de son économie, que Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, compare à la situation américaine. La voilà attaquée par ces mêmes marchés qui l’ont portée, qui parient sur sa dégradation et accentuent sa crise…
«Les investisseurs internationaux, notamment anglo-américains, vendent massivement des actifs espagnols et surtout notre dette publique...

Le nombre de chômeurs en Espagne a augmenté de 1,1 million en l'espace d'une année, et le taux de chômage s'est établi à 18,83 % à la fin 2009.
... Les esclaves ont souhaité l'indépendance, la France n'a pas voulu se séparer d'une telle richesse. La guerre fut donc très violente. Le résultat est que les Haïtiens, une fois l'indépendance acquise, n'ont voulu à aucun prix d'une présence française ou européenne, ni de leurs investissements. De leur côté, les Européens et les Américains n'avaient aucun désir de voir réussir une nation d'anciens esclaves...
...Je ne peux que vous donner mon impression : les villageois de Nouvelle-Guinée sont au moins aussi intelligents que les Français, les Allemands ou les Américains. Il y a de bonnes raisons pour cela. Si vous habitez la Nouvelle-Guinée et que vous êtes idiot, vous ne ferez pas de vieux os. Tandis qu'un Américain, stupide ou non, vivra sans problème jusqu'à 78 ans.
...A un kilomètre de chez moi, à Los Angeles, se trouve l'une de ces «gated communities », ces communautés cernées de murs : derrière la porte d'entrée vivent des gens protégés par une société privée, qui boivent de l'eau purifiée et envoient leurs enfants dans une école privée. C'est une enclave à l'intérieur des Etats-Unis, mais les Etats-Unis eux-mêmes sont aussi une enclave à l'intérieur du monde....
(Jared Diamond «De l'inégalité parmi les sociétés» (prix Pulitzer 1998) 
et «Effondrement» (2006), Gallimard.)
... Cette extrême misère a transformé les enfants haïtiens en marchandises.
Actuellement, tout se vend ou mérite pourboire : un sourire pour une photo auprès d’une montagne de détritus, la confession et la visite de votre propre inénarrable misère, une information sur la dernière rue à contourner pour trouver tel immeuble important effondré ou tel bureau public encore fonctionnel. Mais le plus rentable est un enfant à donner en adoption, un enfant à confier à un bienfaiteur fortuné...

... "Avant le séisme, les trafiquants, avec la complicité d'officiels des deux pays, vendaient les enfants haïtiens 5 dollars, pour les réseaux de mendicité, la prostitution infantile des deux sexes ou les travaux agricoles. Aujourd'hui, j'entends dire dans la zone frontalière que des étrangers paient jusqu'à 25 000 dollars pour adopter un enfant", raconte-t-il. "Il est évidemment très difficile d'avoir des preuves, mais je ne serais pas étonné que certains de ces enfants soient victimes de trafiquants d'organes", ajoute-t-il.
Le trafic d'enfants à la frontière entre Haïti et la République dominicaine s'est intensifié ces dernières années. Selon une enquête réalisée, en 2002, par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 2 500 mineurs haïtiens sont victimes de ce trafic chaque année.
Beaucoup d'entre eux sont obligés de mendier aux carrefours des principales avenues de Saint-Domingue et de Santiago, la deuxième ville du pays. Les réseaux de trafiquants les contraignent à leur remettre leur recette quotidienne. "C'est le résultat de l'extrême pauvreté et de la corruption. Les autorités sont au courant mais ferment les yeux, il y a trop de complicités...


Haïti, terre de mission pour les évangélistes.
Les mercenaires de la foi prospèrent sur les décombres
27 01 10 -
Les groupes chrétiens fondamentalistes américains ont afflué en masse en Haïti. ... Act of Mercy, comme la plupart des groupes fondamentalistes chrétiens, se concentre sur les nombreux orphelinats qui manquent de tout. Les 135 pensionnaires de l'un de ces établissements, la Maison des enfants de Dieu, campent autour de leur bâtiment fissuré. Une quinzaine de missionnaires américains, pour la plupart des adolescents, campent à leurs côtés, encombrés de lourds bagages. Le directeur adjoint de la Maison, Alexis Pierre-Delet, ignore l'origine de ces «Blancs» et leur mission : «Ils ont promis de nous aider mais ils n'ont rien donné. Je crois qu'ils veulent rapatrier les enfants aux États-Unis.»
... la Quisqueya Christian School (QCS) sert de point d'appui aux différents groupes. La très coûteuse école, qui se revendique «100% chrétienne», accueille en particulier, la Crisis Response International (CRI) qui se présente comme une «armée de la fin des temps»

Enfants haïtiens en Self-service pour les "born again"
"Nous sommes venus à Haïti pour aider ceux qui n'ont aucune ressource (...). Nous sommes certains que la vérité va éclater. Nous prions pour cela", a-t-elle dit à la chaîne de télévision CNN, qui a pu l'interroger à la Direction centrale de la police judiciaire à Port-au-Prince.
"Dieu nous donne force et réconfort", a dit Carla Thompson, une autre membre du groupe à CNN. "Nous allons très bien. Nous avons nos Bibles avec nous".

Idahoans arrested with Haiti children
The 10 Americans include members of the Central Valley Baptist Church in Meridian and the East Side Baptist Church in Twin Falls, as well as people from Texas and Kansas.
"Steps to Joining East Side
1. You must be born again with evidence of a personal relationship with Jesus Christ.
2. Baptized by immersion in a church of like faith and practice."

...Quelle que soit la faiblesse de l’Etat haïtien, il aurait immédiatement fallu mettre à sa disposition un QG, des moyens, des supports logistiques, des experts. Cela n’a pas été fait. Chacun s’est plutôt auto-excité à occuper le plus de surface d’intervention possible, au pire pour des raisons d’intérêts, au mieux pour des raisons de vanité diplomatique...

... les journalistes de télévision, en particulier, une fois qu’ils ont épuisé les possibilités télévisuelles liées aux destructions, ont exploité le filon de l'"insécurité", de l'"agitation", de la "violence", au mépris de la réalité des faits.
... Comme leurs collègues arrivistes des ONG, la plupart des journalistes présents dans le pays en ce moment n’ont jamais vu Haïti dans son état quotidien de chaos et de délabrement. Ils n’ont tout bonnement pas compris que, si le tremblement de terre a aggravé leur malheur, les Haïtiens sont les champions du monde de la survie. Les pénuries, les souffrances, l’absence d’infrastructures et l’incurie des autorités y sont la règle...

... Elle revient "effarée" d'une discussion avec un chirurgien américain rencontré à l'hôpital israélien, qui pliait bagages. "Je lui racontais que pour réparer les fractures, je faisais exactement comme en France, en posant des clous et des fixateurs externes dont on dispose désormais en grand nombre." Et alors ? "Il trouvait ça fou ! Il me disait: “A quoi bon ? Ce pays est trop pauvre. Il n'y aura pas de suivi médical sérieux de vos patients. C'est tellement plus simple de les amputer. C'est propre, définitif…”"
La chirurgienne est bouleversée. "Il me parlait d'une sous-population ! D'un peuple trop peu évolué pour mériter la médecine des Occidentaux. Mais enfin, on ne tranche pas comme ça une jambe ! Si on n'est pas obligé de la couper, il faut se battre pour la garder. On n'est pas en guerre ! On peut revoir et suivre nos patients !"
Haïti : Reconstruction & corruption
"La gestion de cet argent nous inquiète : nous craignons qu'une partie de l'aide soit détournée et ne bénéficie pas aux Haïtiens qui en ont besoin"
... l'occasion pour Bill Clinton, envoyé spécial de l'ONU en Haïti, d'appeler les chefs d'entreprise rassemblés en Suisse à un "partenariat global". L'investissement en Haïti doit être vu comme "une occasion de faire des affaires", et non comme une forme d'assistance, a plaidé l'ancien président américain, qui s'était rendu en Haïti en octobre 2009, accompagné par deux cents chefs d'entreprise.
28 January 2010
Davos 2010: Clinton makes Haiti appeal to business
Bill Clinton: "I need 100 trucks, yesterday"
Former US President Bill Clinton has launched an appeal for Haiti to business leaders 
at the World Economic Forum in Davos.
"Faire des affaires" ? Pas si simple, si l'on en croit un rapport de la Banque mondiale...


Terre promise : "Asile politique" pour une famille allemande

Les Romeike ont expliqué au juge de l'immigration de Memphis (Tennessee, sud des Etats-Unis), avoir fui Bissingen, dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest de l'Allemagne) en août 2008, pour s'installer aux Etats-Unis, berceau du mouvement du "homeschooling". Cette mouvance, aux racines chrétiennes et ultra-conservatrices, rejette la scolarisation obligatoire et prône l'instruction des enfants à la maison, par les parents.
Cette famille d'évangélistes refusait de scolariser ses cinq enfants, craignant que l'école ne leur inculque un "vision anti-chrétienne" du monde. Elle était défendue par la "Home School Legal Defense Association", liée à l’église évangélique. 


Evangelical Christians Celebrate Victory over 'Embarrassed' Germany
28 01 10 -
A German couple who wanted to homeschool their children have been granted political asylum in the US. Evangelical Christians have welcomed the decision, claiming that Germany was trying to "coerce ideological uniformity" through its ban on homeschooling.


British way of life
L'affaire des "micros dans les poubelles" vient se rajouter à un dispositif de "flicage" déjà écrasant en Grande-Bretagne, où les caméras de télésurveillance sont omniprésentes pour surveiller la population, dans les lieux publics et particulièrement les transports en commun.
Outre-Manche: des puces électroniques installées dans les poubelles pour surveiller, voire taxer, les pratiques en matière de recyclage des citoyens. 
Selon Big Brother Watch, une organisation de défense de la vie privée contre les intrusions des autorités, plus de 2,6 millions de ces puces auraient été installées, en toute discrétion. Il s'agirait d'une première étape en prévision de l'instauration de systèmes d'amendes pour les mauvais recycleurs, ceux qui jettent trop et mal...
"C'est encore un nouvel instrument du dispositif de surveillance qui vient empiéter sur notre vie quotidienne", dénonce M. Sharpe. "Avec ces informations, ils peuvent aussi savoir si nous sommes chez nous ou pas et l'information est enregistrée dans la base de données (des conseils municipaux, NDLR), qui n'est pas si sécurisée que cela".
- A survey by civil liberties campaign group Big Brother Watch found 68 councils across the UK have installed the microchips. That is an increase of 62 per cent on the 42 councils uncovered with Freedom of Information Act requests last year. 
At least 2.6million households now have microchips in their bins which can be used to weigh the amount of waste used.
Information collected by the microchips, which electronically measure the weight of rubbish in bins, is meant to be used to educate households about cutting waste.

Les Britanniques sont de plus en plus pessimistes sur l’avenir de leur pays, constate le Times en Une. Selon un nouveau sondage, 70 % d’entre eux pensent que la Grande-Bretagne est un “pays brisé”[broken country], tandis que 64% estiment qu’elle “va dans la mauvaise direction”. 60% disent “reconnaître à peine le pays dans lequel ils vivent” et près de la moitié seraient prêts “à émigrer si elles le pouvaient”. Dans son éditorial, le quotidien estime ce profond pessimisme révèle une crise de confiance.“La classe politique est discréditée, notamment par le scandale des notes de frais” au Parlement. En outre, les sondés se montrent cyniques vis-à-vis du capitalisme et craignent de perdre leur salaire...

A Londres, des fleurs en hommage à un adolescent britannique assassiné en 2008. Cette année-là, les autorités britanniques ont compté plus de 70  morts violentes dans cette classe d'âge, provoquant la consternation de l'opinion publique. 

Les Britanniques semblent avoir le moral au plus bas et être pris d’une nostalgie grandissante pour le bon vieux temps. Même avant la crise, ils étaient déjà nombreux à penser que la société britannique était “brisée”, embourbée dans la délinquance, la violence juvénile et des problèmes de fracture familiale. 

How broken is Britain?
It has become fashionable to say that British society is in a mess and getting worse. It isn’t
- Feb 4th 2010 
THEY are not the world’s most effusive people at the best of times. But even by their usual gloomy standards, Britons seem to have got themselves into a slough of despond of late. Well before the economic crisis they were weeping on the shoulders of pollsters, who reported rapidly rising levels of dismay about the country’s direction and an increased sense of nostalgia about the good old days.

La chute de la livre et les suppressions d'emploi dans la finance ont beaucoup affecté le niveau de vie des citoyens britanniques vivant sous nos cieux.Ils étaient arrivés en France le portefeuille bien garni avec la certitude de mener une vie de rêve à la campagne. Ils repartent dépités en comptant leur argent. Délogés par la crise des fermettes qu'ils avaient restaurées et des villages qu'ils avaient adoptés, de nombreux Anglais sont ainsi contraints aujourd'hui de retourner chez eux. Le cœur gros et le porte-monnaie un peu plus vide...
...En 2008, 318 000 citoyens britanniques se sont expatriés, 400 000 en 2009, et ils devraient être encore plus nombreux en 2010. 

Après trois ans de consultations, le projet de réflexion sur l'identité nationale britannique, cher à Gordon Brown, s'achève le 20 février. Dans une discrétion absolue.
Il aura fallu pas moins de trois ans, outre-Manche, pour accoucher d'un vain concept... Trois années écoulées, en effet, depuis la déclaration de politique générale de Gordon Brown, le Premier ministre, dans laquelle il annonçait des débats publics destinés à définir les contours de l'identité nationale britannique.
... "La nation existe, la Grande-Bretagne existe, la France existe. Ouvrir un débat sur ces questions, pour moi, c'est une marque de faiblesse, explique Denis MacShane. Je n'y suis pas hostile par principe, mais j'y vois un processus sans issue véritable. Ces échanges ne peuvent apporter de réponse claire, alors ils poursuivent sans fin, comme un puits sans fond. Dans notre pays, comme partout ailleurs."

Bénis soient les téléphones mobiles

Un prêtre de l'église St. Lawrence Jewry dans le quartier de la City a béni les téléphones mobiles de ses fidèles. Tenus en l'air par l'assistance, 80 téléphones portables ont été bénis par le curé qui a prié pour leurs utilisateurs ainsi que ceux qui les font fonctionner.

Tuesday, 12 January 2010
Parishioners held up their phones as a prayer was recited. Laptops and Blackberry mobile phones have been blessed in a church ceremony in the City of London.
Canon David Parrott blessed the gadgets at the St Lawrence Jewry church in an updated version of a traditional "Plough Monday" back-to-work ceremony.
A number of parishioners held their mobile phones up as Rev Parrott recited a prayer.
He said: "It's the technology that is our daily working tool and it's a technology we should bless."
The 17th Century building is the official church of the City of London Corporation.
On Monday Canon Parrott placed a number of laptops and phones on its altar. 

...De nombreux proches des combattants tombés en Irak estiment même que Tony Blair est un “criminel de guerre”, et ils l’ont dit haut et fort.
... Plus de 52 % des Britanniques, selon un sondage, estiment aujourd'hui que l'ex- premier ministre a "délibérément menti" pour les emmener dans une guerre dont ils ne voulaient pas. Menti ? Pas plus qu'un général qui, estimant sa patrie en danger, ravive l'ardeur des troupes en leur racontant que l'ennemi a des cornes et mange les enfants.
Tony Blair was branded a murderer and liar last night after he ended his historic appearance before the Iraq inquiry ...


 ...Ce "monstre", nous l'avons longtemps aimé
(surtout à Paris). Pour son pétrole notamment, mais pas seulement. Nationaliste arabe version "laïque-socialisante", Saddam Hussein a longtemps été considéré par les Occidentaux comme un rempart face à l'expansionnisme idéologique de la République islamique de Téhéran. Mais M. Blair a tort sur le second point : l'Irakien ne menaçait pas le Proche-Orient, encore moins "le monde entier".


Irlande - ... On était dans une société où la classe moyenne extériorisait son insécurité à l'égard de son statut par un mépris hystérique des pauvres. La violence était alimentée par la haine psychotique de tous ceux qui ne respectaient pas le modèle de la famille chrétienne respectable. A Goldenbridge, on disait aux filles qu’elles étaient “répugnantes”, “pire encore que les soldats qui avaient crucifié le Christ”. Et aux garçons dont la mère était célibataire, que celle-ci était une “vieille pute”. Ce sont bien les institutions qui ont imposé ce cauchemar mais ces relations perverses entre pouvoir, classe sociale et sexe étaient complètement imbriquées, dans l’ensemble de la société. Elles incarnaient le côté obscur d’une République d’Irlande jamais effleurée par la lumière du jour...


Garé-e en double file ? Juste le temps d'une petite Foire Aux Questions ? C'est par ICI


CHAT/FAQ les "écoles différentes"
(suite et à suivre ...)
Une quinzaine de questions-réponses, rapides, à l'occasion d'un "chat" le jour de la rentrée. A prolonger, ou pas, ici, si cela vous intéresse !
Parmi les Sujets récents (ou récurrents) de notre "faq":
- Et après ? (une école différente) ... et "plus tard" ? (= le retour sur investissement ?!)


- Et quelques "rubriques", parmi beaucoup d'autres, toujours d'actualité
les rapports parents-profs, la maternelle à 2 ans, l'ennui à l'école, les punitions collectives, l'état des toilettes, le téléphone portable, le créationnisme...
| Documentation | Commande express sécurisée| LE GUIDE-ANNUAIRE| Commande| Des écoles différentes? |


CONTRE LES ARMES DE CRÉTINISATION MASSIVE :
DES ECOLES DIFFERENTES
... parce que de l'uniformité et la conformité,
naissent l'ennui et l'idiotie ...
et des mystifications et soumissions,
le mépris et la barbarie.



Copenhague : abécédaire
American way of life : dépassé, dégoûtant ou décadent ?

Comme saint Augustin dans la seule phrase qu'en connaissent vraiment les économistes, les participants se sont dit : 
"Mon Dieu, donnez-moi la chasteté et la continence, mais pas tout de suite."

Le risque ?
C’est qu’à la prochaine explosion financière, les opinions publiques aient perdu patience et disent «Maintenant ça suffit !» 
D’autant plus qu’elles n’auront pas oubliées les paroles de ceux qui nous disaient : «Nous allons tout réparer.»
Entre 1929 et 2008, on a eu le temps d’oublier. Entre 2008 et 2012, ce sera trop court pour qu’on ait eu le temps d’oublier. 
Or, c’est tout le système qui est porteur des dérives spéculatives, et ce depuis trente ans. 
Les bonus des traders ou les taxes sur les opérations financières, c’est la partie visible de l’iceberg. 

70 millions d’enfants dans le monde ne vont pas à l’école, dont 60 % de filles.
Parmi ces enfants, 40 % vivent en Afrique subsaharienne.

La crise financière mondiale risque de faire reculer l'éducation dans le monde et d'empêcher des millions d'enfants d'être scolarisés, 
d'autant que des populations restent durablement marginalisées, selon le rapport 2010 de l'Unesco sur "l'Education pour tous".
En 2000, 160 pays se sont fixé pour 2015 l'objectif d'un accès universel à l'enseignement primaire mais "les chances de l'atteindre s'amenuisent" 
car "le contexte est beaucoup moins positif que ces dernières années".
Le rapport ne masque pas "les progrès considérables" réalisés dans certains pays pauvres depuis une dizaine d'années, notamment au Bénin, en Ethiopie, 
en Tanzanie, au Mozambique, au Bangladesh ou encore au Népal, mais il s'inquiète du contexte créé par la crise financière mondiale.
Les objectifs à atteindre le seront d'autant plus difficilement qu'il manque 16 milliards de dollars de la part des donateurs 
et que les gouvernements ont du mal à remédier aux inégalités au sein même de certains pays pauvres en matière d'éducation.

Pour pouvoir admettre tous les élèves, de nombreuses classes sont redivisées par des cloisons, ou aménagées dans des cages d'escalier ou des couloirs. 
En 2006, on a également introduit un système de mi-temps [les élèves vont en classe soit le matin, soit l'après-midi] en vue d'alléger les effectifs.
"Dans ma classe, j'ai 106 élèves pour 90 chaises"


Mexique : Quand le « développement durable » se transforme en néocolonialisme vert
Ces firmes annoncent qu’elles vont investir trois milliards de dollars : 78% de ce montant sera investi dans l’achat de turbines 
en Allemagne, en Espagne ou au Danemark. Les 22% restants seront utilisés pour installer les turbines. 
Moins d’1% sera alloué au développement de la région.

"Move your money"
Excédés par les pratiques scandaleuses de leurs banques qui ne cessent de leur pomper de l'argent pour un motif tordu ou un autre, des milliers d'Américains se sont mis à déserter les « big six » (Bank Of America, JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Wells Fargo, Citigroup) en transférant leur pécule dans de petites banques régionales.

..Les entreprises du secteur soutiennent que la taxe sur les banques préconisée par le président américain nuirait à l'économie, qui est en train de se redresser. Car les banques répercuteraient ce coût sur leurs clients et les emprunteurs au lieu de l'assumer. Plus de taxes induit moins d'argent disponible pour les prêts. En théorie, c'est peut-être vrai. Mais quand on regarde la taille des banques, la taille de la taxe et les énormes sommes d'argent qu'elles dilapident chaque trimestre à cause de prêts qu'elles ont accordés à mauvais escient, la taxe bancaire proposée par Obama est négligeable...
...Mais il y a bien d'autres moyens pour que les banques puissent se procurer cet argent sans répercuter les coûts sur les consommateurs. Elles peuvent réduire quelque peu les hauts salaires, accroître leur efficacité ou simplement faire preuve d'un peu plus d'intelligence quand il s'agit de consentir des prêts. Une bonne partie des pertes sur prêts que subissent actuellement les banques aurait pu être évitée....

On fait silence sur le coût considérable du sauvetage planétaire du système bancaire
et sur le coût historique en perte de PIB provoqué par ses dysfonctionnements, 
pour mettre en exergue le caractère dispendieux des sommes, mineures on l'a vu, 
consacrées par les Etats à l'atténuation des souffrances sociales.


"Les quatre cavaliers de l'Apocalypse"

The four bankers of the apocalypse...
Goldman et d'autres (dont la Société générale) sont soupçonnés 
d'avoir poussé leurs clients à acquérir des produits financiers pourris
alors qu'eux-mêmes s'en débarrassaient.

La récession en France est apparemment modérée même si elle s'est traduite par presque un million de chômeurs de plus, ce n'est pas rien.
La vraie question est de savoir qui a payé pour que cette récession ne semble pas trop sévère. 
La récession a été faible mais le coût pour en limiter les effets est considérable: une augmentation massive du déficit budgétaire et de la dette publique. 
Et les banquiers osent dire qu'ils ont rien coûté à la collectivité parce qu'ils ont remboursé les prêts accordés par l'Etat. 
En réalité ils ont coûté à la France 500 000 chômeurs et un endettement considérable pour les futurs contribuables.

Les prix de l'immobilier ont augmenté de plus de 14O % entre 2001 et 2008, 
pendant que PIB et salaires n'augmentaient que de 20 à 25 %.
Selon une étude du Crédoc de mars 2009, les dépenses "contraintes" (principalement le logement, mais aussi le gaz, l'électricité, les assurances...) représentaient seulement 21 % du budget des classes moyennes inférieures en 1979 contre 38 % aujourd'hui. 
Mais cette charge est proportionnellement plus importante pour les revenus modestes ou intermédiaires. 

malgré les bonnes intentions affichées, 
l’aide de l’Etat à la construction de HLM est passée en six ans de 7 000 €  à 2 000 €  par logement. 
« Or, avec la crise, la demande va continuer à augmenter »

La Fondation Abbé Pierre recense en France 100.000 personnes vivant dans la rue, 493.000 "privées de domicile personnel" et vivant en foyers, habitats de fortunes, chez des tiers ou à l'hôtel, ainsi que plus de deux millions de personnes habitant dans des logements précaires, insalubres ou surpeuplés.
A Paris, selon le recensement de 1999, il y avait 136.000 logements vides, un chiffre qui aurait peu évolué. 

« Faute de reloger rapidement en HLM des familles avec des enfants en bas âge,
on a parfois payé en chambre d'hôtel l'équivalent du prix d'un pavillon» ,

Je me prends à rêver:
et si les innombrables économistes qui, au nom de l'efficacité, ont conseillé de libéraliser les marchés, 
déréguler la finance, réduire les impôts des riches et le niveau de protection sociale des pauvres admettaient, 
comme Samuelson, qu'il est possible qu'ils se soient trompés? 
Je trouve assourdissant le silence de ceux qui ont contribué ...

"Fra-ter-ni-té", disent-ils...
Étonnant de voir Nicolas Sarkozy reprendre un terme rendu célèbre par Ségolène Royal... 
« LA FRATERNITÉ RELÈVE DE L'ORDRE MORAL »
on parle «valeurs» quand on ne parle plus politique. Quand l'absence de projets devient patente, on se rabat sur la morale. 
C'est un grand classique de l'histoire politique.
L'utilisation du mot « fraternité» hors contexte républicain nous vient de l'extrême droite, plus précisément du poujadisme.
On va beaucoup entendre parler de «fraternité» dans les semaines qui viennent, pour éteindre l'incendie. 

... cette juridiction exceptionnelle est similaire à celle instituée par le décret-loi Daladier du 2 mai 1938 sur la police des étrangers.
Les conséquences jusqu'ici sont, d'une part, le développement sur le territoire français d'une persécution irrationnelle des Roms roumains et bulgares, 
d'autre part, la falsification du nombre d'expulsions annoncées au ministère de l'identité nationale...

Les mots pour la redire, la barbarie
Redire, donc, que c’est toujours la même chose car elle se répète, la barbarie
et qu’à la République des Droits de l’homme et de la laïcité qu’invoque si insolemment M. Besson,
l’identité nationale fera un piètre rempart.


Les représentants des grandes religions monothéistes, toutes tendances confondues,
ont exprimé leurs réticences envers une loi sur le voile intégral

Et c'est ainsi qu'en 2008 pas moins de 577 816 personnes âgées de plus de 13 ans ont été en garde à vue
- une hausse de près de 55 % en huit ans ! -, soit près de 1 % de la population.
Du jamais-vu dans aucun pays européen. Triste record !
(étude de législation comparée réalisée par le Sénat - janvier 2010)

Le métissage, oui ; mais pas pour ses enfants, que l'on s'empresse de scolariser ailleurs ou dans le privé
pour les protéger des menaces supposées de la mixité sociale.

«Tout le monde est pour la mixité sociale. Mais pour les autres.»

Les parents battus : victimes ou bourreaux ?
Les adolescents au moins autant que les parents sont des victimes de cette spirale de la douleur

L'interdiction de la fessée déchaîne les passions
(proposition de loi destinée à interdire la fessée, déposée par Edwige Antier, députée UMP de Paris ).

Les fruits et légumes frais ont toujours été très chers aux Etats-Unis.
Chers au point que, dans les années 80, le président Ronald Reagan avait tenté de modifier la loi sur la nutrition en milieu scolaire 
en faisant passer le ketchup pour un légume, histoire d'économiser au budget fédéral le prix des vraies tomates. 

Il y a écrit sur la boite que les produits issus de l’agriculture Biologique 
préservent la santé du consommateur.
Mais leur production coûteuse et leur commercialisation
ne garantissent pas forcément la sauvegarde de l’environnement.

Cantines : les élèves restent sur leur faim.
[étude de Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) - Déc. 2009]
Dans le secondaire, plus d’un élève sur deux (52.5 %) 
déclare avoir encore faim en sortant de la cantine. 
Près de 60 % des repas expédiés en moins de 20 minutes. 
20 % des collégiens et lycéens passent plus de temps dans les files d'attente qu'à table.

Les enfants ne mangent pas toujours à leur faim [en fonction de divers interdits]
Théoriquement, le service de restauration doit proposer un menu de substitution.
Concrètement, c'est plus souvent des oeufs que du poisson, finances obligent.
Mais, dans l'école de notre lectrice, il y a rarement de quoi servir autant de menus bis que d'enfants qui en souhaitent. 
Question de proportion culturelle à l'échelle de l'école. Et la directrice se refuse à faire des listes pour ficher les enfants en fonction de leur appartenance religieuse.
Résultat ? De plus en plus d'enfants mangent non pas un repas complet mais seulement l'entrée et le dessert. 
Tout en payant plein pot, ce qui ne manque pas de faire grincer les parents, sans satisfaire l'équipe pédagogique...
L'Education nationale doit-elle s'adapter culinairement ou s'en tenir à une vision strictement laïque du menu ?

«Les objectifs des mesures, sanctions et peines, sont pensés et construits
comme si l’enfant était un être autonome, capable juridiquement et totalement responsable de ses actes.»
Dix jours après les festivités autour des 20 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant
Dominique Versini se montre toujours déterminée à ne pas rendre son tablier.
L a   D é f e n s e u r e  d e s  e n f a n t s - R a p p o r t   d ’ a c t i v i t é  2 0 0 9

Certes, il faut sans cesse consolider le socle commun des valeurs citoyennes et républicaines, 
mais par le bas, par l'école
par la démocratie locale et surtout par un minimum de reconnaissance sociale. 
Ce qui passe par la reconnaissance factuelle de la diversité ethnique de la population nationale.

EVALUATIONS NATIONALES : toujours sans nous !
Malgré les protestations massives et argumentées des professionnels de l'Education et la non communication de 30 % des résultats de CM2, toutes les écoles de France retrouveront en janvier (CM2) et mai (CE1) prochains ces évaluations, dans l'état pédagogiquement irresponsable 
où elles étaient apparues, avec les mêmes aberrations, la même nuisance et les mêmes risques.
 APPEL DES 200 MAÎTRES CONTRE LES EVALUATIONS NATIONALES

Depuis les années 1970, la France est un pays pionnier en matière d'évaluation standardisée
- fondée sur des épreuves identiques et aux mêmes conditions de passation par tous -,
et c'est la première fois que l'on observe un tel vent de révolte chez les enseignants.
Les familles s'arrêtent le plus souvent à une lecture des taux bruts de réussite (par exemple, au bac ou au brevet) 
qui révèlent peu la qualité de l'équipe pédagogique.

En réalité, la question de la démocratisation de l'enseignement se pose bien avant le recrutement dans ces établissements: en primaire et en maternelle. Même si on triple les effectifs des grandes écoles, on ne résoudra pas le problème.
Il s'agit aussi de lutter contre le redoublement - à 15 ans, 40% des enfants ont déjà redoublé, triste record mondial.
La France est dotée d'un système qui élimine dès la maternelle et favorise très tôt les enfants bien nés.

Allergie, ennui, humiliation, stress, phobie, absentéisme, décrochage, déscolarisation :

ON DIRAIT QU'ILS S'ENNUIENT ...
Obliger les parents à s’alarmer des absences répétées du rejeton au collège ou au lycée, sous peine de se voir suspendre les allocations familiales ? 
L’éternel débat enflammé sur l'absentéisme pourrait renaître de ses cendres, porté par l’UMP.
... un dispositif qui n’a jamais vraiment fonctionné : un engagement moral de six mois entre département et parents, 
qui doit être respecté sous peine de suspension des allocations familiales pendant trois mois. 
Sur le papier, il existe depuis quatre ans… Sur le terrain, aucune famille n’a jamais subi la suspension de ses allocs.

la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) s'inquiète une nouvelle fois
des déviances sectaires observées dans un certain nombre de pratiques de psychothérapies, liées à l'épanouissement personnel, 
et préconise
"une meilleure connaissance de la réalité de l'instruction à domicile,
et une amélioration des outils du contrôle concernant cette forme d'instruction."

Les effectifs totaux de l’Etat se sont accrus de 350.000 agents entre 1980 et 2006, 
soit un rythme à peu près équivalent à celui de la population active.
(Cour des comptes - déc. 2009)

"Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique,
la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature"
L'anti-intellectualisme, la haine du système d'enseignement, la chasse au nombre de profs,
c'est aussi dans l'histoire du fascisme.

Pour la liberté de la presse lycéenne
Jets d’encre aide les jeunes à créer et faire vivre leurs titres. La presse jeune fait peu parler d’elle. Pourtant, en 2009, un lycée français sur six a son journal, qu’il soit sérieux, satirique, engagé ou culturel. Mais écrire sur et dans l’enceinte scolaire n’est pas aisé. L’association Jets d’encre le sait, qui défend depuis 2004 la liberté d’expression et de publication des 12-25 ans

« Manipulation et exploitation de la fonction parentale dans les sociétés modernes. » "
"Pouvoirs, ayant constitué enfants et parents en antagonismes, les laissent s'affronter, 
et recueillent sans frais le bénéfice du maintien de l'ordre. "

Tous fichés… les enfants d’abord !
BASE ÉLÈVES :
LES PLAINTES SE MULTIPLIENT

On l'avait presque oublié
Le fichier Base élèves, qui répertorie tout un tas d'informations sur les enfants dès leur entrée en maternelle, est pourtant en vigueur depuis un an et des poussières. Aux quatre coins de France, des parents d'élèves, réunis en collectif, se mobilisent pour obtenir le retrait de ce fichier jugé inutile et dangereux.

Malgré l’opposition et la mobilisation de nombreux directeurs, parents et citoyens contre Base élèves, malgré les observations et recommandations du Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies et les nombreuses prises de position des élus,
l’administration continue à imposer Base élèves, sans la moindre consultation, ni avec les parents, ni avec les enseignants. 
Simultanément dans 16 départements, des parents d’élèves déposeront le 9 décembre, au Tribunal de Grande Instance de leur circonscription, une plainte contre X  concernant la mise en place de Base élèves,
un système de fichage centralisé de la population scolaire.

Plus de 670 parents d'élèves ont déposé mercredi 9 décembre, à travers toute la France, des plaintes contre X visant le fichier des écoles primaires "Base élèves", qui porte selon eux atteinte aux libertés, a annoncé le Collectif national de résistance à cette base de données.
Avec ces plaintes, il s'agit de "pousser le gouvernement à retirer l'arrêté (du 20 octobre 2008 qui a créé le fichier, ndlr) et à faire une proposition ou un projet de loi qui soit débattu devant le Parlement, afin que l'on connaisse les tenants et les aboutissants" d'une telle base de données.

Le fichier "pose des problèmes de sécurité, car il est très facile d'accès", et un problème de durée de conservation des données, prévue sur 35 ans, selon J-J. Gandini: "sachant que tous les élèves seront répertoriés dès l'âge de trois ans, sur 35 ans, à terme, toute la population française sera fichée".


Dérapages
Méchantes "blagues", provocations à l'emporte-pièce, "boutades" qui disent tout haut ce que l'on pense tout bas : 
un climat déplaisant, détestable même, s'est installé depuis deux mois dans ce pays. L'on aurait tort de mettre ces dérapages successifs sur le compte des inévitables scories et saillies du débat public.

En réalité, la logique du ghetto arrange tout le monde. La société fabrique des situations extrêmes, mais ce qui compte,
aux yeux des classes moyennes et supérieures, c'est que cela reste invisible et qu'on n'en parle pas trop.
Les pauvres, surtout s'ils sont noirs et arabes, on les met à Clichy-sous-Bois en pensant, sans trop le dire ou se l'avouer à soi-même, 
qu'on préfère les avoir là-bas, à distance, plutôt que dans la classe de sa fille ou de son fils.
Il va falloir que ça explose pour qu'on s'y intéresse ?

ConfusionS :
entre égalité des chances et loterie truquée,
entre citoyenneté et formatage,
entre enfance et infantilisation,
entre école obligatoire et parking "gratuit",
entre école nouvelle et plan de carrière,
entre alternative et gratuit-pas-cher,
entre innovation et foire aux thérapies,
entre alternative et fourre-tout,
entre socialisation et conformisme,
entre socialisation et arrivisme,
entre épanouissement et fabrique de tueurs,
entre réussite et lobotomie,
entre choix et zapping,
entre boussole et girouettes,
entre projet et envie... d'avoir envie,
entre pédagogie et rustines, trucs et ficelles,
entre conviction et tendances,
entre convictions et valeurs actuelles,
entre projet pédagogique et réglement intérieur,
entre réforme et placebo,
entre cohérence et zéro défaut,
entre citoyenneté et tolérance zéro,
entre cogestion et cercle de qualité,
entre action et agitation,
entre innovation et esbroufe,
entre engagement et opportunisme,
entre expérimental et ghetto ... ou gotha,
entre pédagogie et techniques,
entre pédagogues et apparatchiks,
entre alternative et mystification,
entre épanouissement et égoïsme,
entre équipe et employés,
entre communication et bavardages,
entre réussite et individualisme,
entre échanges internationaux et à-nous-les-petites-anglaises,
entre "à vocation internationale" et à-nous-les-subventions...
La liste est longue dans le dictionnaire de la mal-comprenance.

"Mal nommer les choses,
c'est ajouter aux malheurs du monde"
(Camus)

Camus voulait une économie libre dans une société juste.
Notre société, Monsieur le Président, celle dont vous êtes l'incarnation souveraine,
n'est libre que pour les forts, elle est injuste pour les plus faibles qui incarnent aussi les plus dépourvus de liberté.

L’Europe veut donner la parole aux pauvres
Il y a urgence, car 79 millions d’Européens vivent aujourd’hui au-dessous du seuil de pauvreté.
Après la créativité et l’innovation en 2009, 2010 a été proclamée par le Parlement européen et les Vingt-Sept 
« Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ». 
Comment éviter d’en faire autre chose qu’une série de colloques savants et de campagnes misérabilistes aussitôt oubliés ?

Les jeunes ont aussi ce sentiment d'être les laissés-pour-compte de cette société d'abondance.
Ils parlent avec colère de leur appartenance à la génération des bac + 5 à 1 000 euros.
Les milieux de la décroissance sont aussi responsables de cet échec par leur immaturité politique
par leur sectarisme idéologique ou leur refus de tout engagement politique.

Quand vous entendrez tel ou tel sycophante célébrer Camus pour se l’approprier cette année, 
demandez-vous en quoi il suit, aujourd’hui, ces engagements. 
La réponse devrait vous amuser.

«C'est dingue. Parmi nos amis, la moitié sont des hystériques de l'écologiquement correct. L'autre jour, j'ai utilisé un rouleau essuie-tout pour mes biberons et voulu jeter l'eau du bain-marie dans lequel j'avais réchauffé un petit pot. 
J'ai bien senti que mes potes me regardaient comme une arriérée. Ca a jeté un froid.»
Du coup, certains voudraient maintenant qu'il y ait moins d'enfants : pour pouvoir décroître en paix.

Les fondamentalistes de l'écologie développent des tendances proprement religieuses
ils diffusent un millénarisme catastrophiste et inquisitorial qui transforme le tri sélectif des ordures ménagères en religion de salut.

Une idée lucrative et, médicalement, une arnaque
un merveilleux créneau lucratif : aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni, où la chose se pratique, la conservation du sang ombilical à des fins «autologues» - en priorité au bénéfice futur du nouveau-né «donneur» s'il avait un jour besoin d'une greffe de cellules souches - 
est facturée environ 2 000 euros, sans compter une redevance annuelle à durée illimitée. 
Or beaucoup de parents sont évidemment prêts à consentir de folles dépenses, dès lors qu'il s'agit de l'intérêt supposé de leur enfant.

2 personnes décédées et 19 autres admises à l’hôpital 
… Les adeptes du New Age n'adoptent qu'une partie d'une culture, comme les personnes qui achètent des masques et des idoles d'une religion sans comprendre ce que représentent ces objets ou ce que signifient ces rituels. Ces comportements dénués de respect favorisent l’apparition de gourous autoritaires et souhaitant être vénérés. Les participants peuvent perdre toute motivation, avoir envie de tout quitter, être blessé ou pire, mourir. 
C'est la cruelle leçon à tirer de cette tragédie. Je peux juste espérer que cette fois les gens s'en souviendront.
Explorant l’avenir du développement personnel
Duff McDuffee essaye de résumer les leçons à retenir de cette catastrophe :
    Tout d’abord conclure que tous les maîtres spirituels ou les gourous du développement personnels sont mauvais et qu'il vaudrait mieux les éviter. 
Nous pouvons aussi en déduire que James Arthur Ray est particulièrement avide et maléfique, que Law of Attraction et The Secret sont des inepties. 
Ces conclusions sont les seules qui peuvent être utiles…

Le projet Savary du début des années 80
était de créer un «grand service public unifié et laïc de l’éducation nationale»
mettant en réseau les établissements publics et privés.
On voulait que les parents puissent choisir librement l’école de leur enfant en fonction de son projet,
qu’il soit confessionnel ou pédagogique (sportif, lié aux langues vivantes, culturel).
Les partisans de l’école privée et les milieux laïcs n’en ont pas voulu.

Du coup, il a échoué.

Une école alternative ?
Depuis la nuit des temps, surtout à la nuit tombante, l’enfant d’homme adore qu’on lui fasse peur avec des histoires de méchants loups, d’ogres et de sorcières. 
Et que papa-maman le rassure juste avant qu’il ne pleure. 
Pour qu’il puisse s’endormir en suçant son pouce.
De plus en plus infantilisé, irresponsabilisé, stressé, crétinisé par les chauds et froids de la journée,
terrifié par les nouvelles du « 20 heures », contrarié par les « débats » de société jusqu’à 22 heures, 
mais un peu rassuré par les conclusions du spécialiste et la ferme volonté du ministre à 22h30,
l’homme-enfant  peut s’endormir en suçant son portable. Après avoir appelé un numéro vert pour une dernière délation.
Et on voudrait que nos enfants soient « citoyens » ?! 

Gare Saint-Lazare, ce matin. Des milliers de banlieusards ont eu la surprise, en débarquant de leur train, d’être canalisés par des cordons de policiers et d’agents de sécurité. Et de les voir ainsi, tête baissée, se hâter entre ces gens en uniformes, ou en civil porteurs d’un brassard, cela m’a glacé le sang

A terme, le parcours scolaire s'apparente à une longue compétition sportive
dans laquelle on ne rejouerait pas les matchs,
à une compétition cruelle parce que toute la vie en dépend. 
Dans ce cas, l'orientation négative, l'orientation par l'échec et la distance à la norme d'excellence méritocratique, devient la règle : 
on comprend que les élèves aient de moins en moins le moral 
et que beaucoup d'entre eux décrochent
quand ils découvrent qu'ils sont engagés dans un jeu où ils sont sûrs de perdre.

Or l'éducation nationale ne croit plus en rien
Elle ne croit plus aux grands discours mobilisateurs sur son dessein républicain.
Dites aux enseignants qu'ils sont le creuset de la nation, les gardiens de la citoyenneté ou les passeurs de la culture : 
ils se demanderont quel coup fourré se cache sous ces compliments convenus.

"innovation" & gestion des "stocks" à flux tendu  (fnac, darty, lidl, Education Nationale ...)
«J'ai également décidé qu'en cas d'urgence, vous pourriez installer immédiatement la personne que vous aurez choisie, 
la validation par les inspecteurs venant ultérieurement.»


Plongeons ! (en apnée ?)
une page de pub reagano-thatchérienne
- et blairiste : les "travaillistes" (1997-2010) s'étant appliqués à achever le programme -
Plongée dans l'école du futur
"Imaginons un peu à quoi pourrait ressembler l'école en 2020."
(avec paragraphes "ce qui existe déjà").

L'envers (et même l'endroit ! ) du décor-modèle :
oh so british !

Retraités : Lire plus pour se chauffer plus.
Depuis que la visionnaire Maggie Thatcher a mis l’Angleterre à l’heure du «travailler plus pour gagner plus», que ses successeurs ont pulvérisé ce qu’il subsistait des mécanismes ringards de solidarité et de péréquation sociale, ce pays connaît la douceur du marché-roi. Depuis janvier 2008, le prix du gaz a grimpé de 40 % et celui de l’électricité de 20 %, tandis que les retraités proches du seuil de pauvreté se comptent par millions. Place à l’avenir ! Il n’y a que le thermomètre qui baisse : -6°C à Londres, -13°C dans les Highlands la semaine dernière. Heureusement, la main invisible du marché vient jeter dans les poêles les vieilleries de papier (les «livres») que le lecteur rejette.

A quoi distingue-t-on un régime totalitaire d’un régime libéral ? 
Dans le premier, on brûle les livres pour des raisons idéologiques, dans le second pour des raisons économiques./.../   (Libération)
Pensioners burn books for warmth
Hard-up pensioners have resorted to buying books from charity shops and burning them to keep warm.
 Miles Erwin - 5th January, 2010 -
...A 500g book can sell for as little as 5p, while a 20kg bag of coal costs £5. /.../
ou de l'original :
american way of life

A quoi bon continuer de payer ?
C'est la question que se posent de plus en plus d'Américains, exsangues financièrement, au sujet de leur crédit immobilier. Maintenant que la valeur de leur logement est devenue inférieure à ce qu'il leur reste à rembourser, 
ils seront un nombre croissant à cesser de payer leurs traites. 
Une réaction tout à fait rationnelle.

Et si on vidait les prisons ?
Les Etats-Unis ont du chemin à faire. Le pays, faut-il le rappeler, est le champion du monde de l'incarcération. Il devance même la Chine, qui est quatre fois plus peuplée. Avec moins de 5 % de la population mondiale, l'Amérique compte presque un quart des prisonniers de la planète. Depuis 2008, l'accroissement a cessé, mais actuellement, ils sont encore 2,3 millions sous les verrous, soit 1 adulte sur 100 (contre 1,5 million de prisonniers en Chine). Si on ajoute les individus qui sont en liberté surveillée ou conditionnelle, le nombre atteint 7,3 millions, soit 1 adulte sur 31. Selon le Pew Center on the States, un organisme indépendant qui analyse les politiques des 50 Etats, un Noir sur 9, âgé de 20 à 34 ans, est en prison. Et 109 mineurs purgent une peine de prison à vie, incompressible, bien que leur crime n'ait pas entraîné mort d'homme : une situation sans équivalent dans les pays développés. 77 d'entre eux se trouvent en Floride...


Cinq états (Connecticut, Delaware, Michigan, Oregon, Vermont) dépensent plus pour emprisonner au moindre délit (théorie néoconservatrice"Tolérance Zero") que ce qu'ils investissent en éducation.

Autriche- Le cri de ralliement est "Freie Bildung", qui signifie à la fois "éducation gratuite" et "éducation libre"
C'est le rêve d'un enseignement financé par l'Etat, mais soumis aux seuls impératifs de la connaissance et de la curiosité personnelle, non aux lois implacables de l'économie telle que la planifient les technocrates. 
Les protestataires constatent que la coalition gouvernementale entre conservateurs et sociaux-démocrates 
a trouvé bien plus d'argent pour protéger les banques que pour les étudiants.

"réforme du lycée"
"les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux où «la mixité, l'hétérogénéité» des élèves est importante. 
L'enquête montre également que certains pays – comme la Finlande – réussissent à obtenir de bons résultats quel que soit le milieu d'origine des élèves, alors que ceux qui réussissent en France, en Allemagne ou en Belgique sont plutôt issus d'un milieu favorisé."
«Il n'est pas non plus indispensable de dépenser beaucoup pour réussir»

Et quand l'école est en crise, la nation est en crise, car elle en est la colonne vertébrale."
Socialistes et MoDem se retrouvent sur trois thèmes : 
l'allégement du temps scolaire, la défense de la maternelle et la remise en cause du collège.

Ce qui caractérise la jeunesse danoise, c'est son insouciance.
Pas d’examens, un rythme propre à chaque étudiant, un emploi du temps libre : 
les Højskole ("hautes écoles populaires") proposent une éducation hors compétition, et sans diplômes, 
qui permet à l’élève d’exprimer sa créativité et de vivre en communauté. 



Epidémie de silicose en Turquie
les milliers d'ouvriers turcs qui sablent les jeans pour leur donner l'aspect usé 
n'esquintent pas que la toile de denim, mais aussi leurs poumons.

«Levi's, Dolce & Gabbana, Mam Jeans, Colkzione...» 
Des marques destinées à la jeunesse branchée de Paris, Londres, New York et Tokyo.
Les jeans qui tuent

deux sableurs de jeans meurent, en 2004. Ils avaient 18 et 19 ans. 
Dans leurs villages, des dizaines de jeunes garçons sont allés gagner leur vie dans les usines de denim. 
Et eux aussi souffrent d'étranges symptômes : toux, fatigue, amaigrissements soudains...

Seine-Saint-Denis, l'envers du décor
Les bureaux de cadres blancs, la face cachée du "9-3"

L'économie s'est abstraite ces dernières années de la sociologie, de l'anthropologie, de l'écologie 
pour mathématiser ses hypothèses et ses déductions. 
Elle a cessé de s'intéresser aux conséquences sociales de ce qu'elle faisait pour laisser cela à la charité ou à la police.

TF1, ras l’obole
Notre conseil : faire don de sa télé à une œuvre. Solidaire, on a dit.


«Le mérite scolaire, un maquillage moral»
On voit aujourd’hui dans le monde du travail les effets délétères de cette course à la performance et au mérite.
L’école mesure un mérite très particulier. On est classé au collège selon son niveau en maths et en expression française. 
Mais un élève créatif, imaginatif, généreux, passe entre les mailles du filet. 
S’il n’est pas bon, il va se retrouver sans diplôme, ce qui veut dire chez nous sans qualités. 
C’est un gaspillage extraordinaire.

Chez les hussards noirs, ces instituteurs chers à Charles Péguy, il y a de la mutinerie dans l'air ! 
Ils sont 2 835 professeurs des écoles à refuser les réformes les plus récentes du primaire.

«Contre le privé, la gauche dit défendre l’égalité des chances
tandis que les conservateurs restent attachés à leur vision élitiste.
En fait, ils sont tous d’accord pour ne rien changer.»

«On explique désormais aux professeurs qu'ils auront au moins un dyslexique dans chaque classe.
Mais ils sont parfois deux ou trois à avoir été diagnostiqués tels. Et les collègues de mathématiques voient arriver des cohortes de “dyscalculiques”. 
Le préfixe “dys” est en train d'envahir l'école.»
«La dyslexie, la vraie, est un phénomène très spectaculaire. Impossible de la confondre avec les 90 % de mal-lisants 
que nous accueillons dans nos cabinets. Mais que voulez-vous, tout le monde à intérêt à perpétuer cet échec scolaire, 
et en premier lieu les orthophonistes, dont les cabinets sont bondés.»

ravages de la dyslexie ...
suppression de la carte scolaire :
POUR : 53,1% (élections 6 mai)
CONTRE : 54%
Le président de la République, qui vient d'être élu, a promis la suppression de la carte scolaire .
Or, 54 % des Français voudraient la maintenir...

Un rapport de deux inspecteurs généraux, interdit de publication par le ministère, offre un premier bilan :
La suppression de la carte scolaire renforcera les ghettos

La politique d'assouplissement de la carte scolaire risque de créer des "ghettos scolaires"
(enquête de la Cour des comptes sur "les dispositifs de la politique de la ville et de l'Education nationale dans les quartiers sensibles")
la Cour appelle donc à une plus grande "coordination" entre les établissements scolaires, afin de "lutter contre l'existence ou la constitution de «ghettos scolaires», en corrigeant les effets éventuellement négatifs des modalités de sectorisation scolaire".

"A défaut, en effet, les effets de la concurrence aboutiraient à un écart excessif entre les établissements,
ce qui, comme l'enquête PISA de l'OCDE le montre clairement, 
constitue une des caractéristiques du système éducatif français les plus défavorables à sa performance". 

"droits des enfants"
LA FESSÉE REND IDIOT
Murray Straus, de l'université du New Hampshire, 
révèle que les châtiments corporels administrés aux petits enfants freinent leur développement intellectuel :
sur 800 enfants de 2 à 4 ans, Straus a constaté un écart de QI de 5 points au détriment des enfants battus.

A quelques jours du vingtième anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE)
la députée UMP et célèbre pédiatre Edwige Antier a annoncé qu'elle allait déposer 
une proposition de loi visant à interdire les châtiments corporels, dont la fessée
jugeant la France «à la traîne» de nombreux pays européens.

L’Etat Français désobéit à la Convention des droits de l’enfant.
Les opposants à Base élèves la respectent

L'interdiction de la fessée déchaîne les passions


Ne montrez pas vos fesses sur le Net !

les adolescents sont d’autant plus “blasés” par la notion de vie privée
et ont d’autant plus de mal à percevoir les risques posés par la “société de surveillance“, 
qu’ils ont eux-mêmes grandi en étant constamment surveillés par ceux qui,
parents et enseignants notamment, affectent, dirigent ou contrôlent directement leur vie privée :

    "Leur panoptique personnel (administré par des personnes qu’ils connaissent et voient quotidiennement)
est bien plus intrusif, menaçant, direct et traumatique 
que ne pourraient l’être des panoptiques gouvernementaux ou contrôlés par des entreprises privées.

    L’érosion de la vie privée commence à la maison, pas au niveau gouvernemental ou marchand.
Et tant que nous ne trouverons pas un moyen d’offrir plus de vie privée à ces jeunes, dans leur vie intime, 
ils n’aspireront pas à plus de vie privée dans leurs vies publiques."



Familles d'accueil : les langues se délient 
L’affaire des deux enfants placés que veulent récupérer les services sociaux tourne au bras de fer.

30.000 à 50.000 jeunes de 18 à 24 ans se trouvent en situation de très grande précarité ou d'errance.
Certains chercheurs évoquent le chiffre de 100.000.
Un tiers des jeunes en errance serait des enfants de la Dass et la moitié n'aurait aucun diplôme.
"Quand ils approchent de la majorité, l'ASE évite de se mobiliser pour certains jeunes à la dérive, fugueurs récidivistes,
en se contentant d'attendre qu'ils aient 18 ans, date à laquelle l'administration n'a plus à s'occuper de leur cas.
De toutes façons, nous manquons de structures adaptées".

...on ignore la plupart du temps leur devenir à l’âge adulte.
Si ce n’est le chiffre noir d’une enquête de l’Institut national des études démographiques (Ined) en 2006,
établissant que 40% des SDF âgés de 18 à 24 ans sortaient du dispositif de protection de l’enfance.

Le fichage et la stigmatisation de l’enfance en difficulté relèvent de la pyromanie 
et décrivent le pessimisme d’une société qui a peur de ses enfants.

Les enfants volés de la Réunion
Plus de mille enfants issus de milieux pauvres ont été enlevés illégalement à leurs parents et ont servi d’esclaves à des paysans français.
l’ambition républicaine et le projet colonial se recoupent: la migration initiée par Debré relève moins de la politique de l’enfance que de l’ingénierie humaine. 
Les petits migrants sont censés ne pas avoir d’histoire, de famille, de sentiments, d’avis ou de projet personnels; 
leurs parents sont assimilés à des brutes irresponsables; leur langue maternelle, le créole, est considérée avec mépris...

On nous a emmenés près d'Arles, dans une petite cabane misérable.
Là, on a commencé par couper des arbres pour fabriquer des lits. Puis on a planté du riz.
Près de 1 000 autres Indochinois ont travaillé en Camargue pendant la guerre, avec pour tâche d'exploiter le sel.
Pendant toutes ces années, la M.O.I. encaisse l'argent sans jamais le redistribuer aux travailleurs indochinois qui, mal nourris, mal logés et souvent mal traités, reçoivent des indemnités journalières équivalentes au dixième du salaire de l'ouvrier français de l'époque.

Académie de Créteil :
Une cagnotte pour les lycéens qui ne sèchent plus les cours.
C’est la nouvelle "idée" ("british-city-innovation"...) contre l’absentéisme scolaire.
Le donnant donnant : une cagnotte d’un montant de 10 000 € maximum pour les classes aux élèves assidus.

Argent contre présence : trois mois après le lancement de l’expérience, 
les profs d’Alfred-Costes, à Bobigny, sont mal à l’aise. Les lycéens, eux, n’y croient plus.

Près des trois-quarts (73%) des adolescents de 12 à 17 ans ont un téléphone portable
et un peu moins de la moitié d'entre eux disent l'utiliser en classe
Parmi les précieux conseils de l'UNAF et "Action Innocence" :
"en toute logique, les parents doivent également éviter de téléphoner à leurs enfants pendant les cours" ...

Interdire les portables à l'école, oui mais comment ?
«On avait une armoire pleine de téléphones confisqués, les parents appelaient leurs enfants en plein cours 
pour leur dire de penser à acheter le pain, ça devenait ingérable.»

Claudine Lespagnol est, de son propre aveu, "un peu sévère...
enfin, si l'on considère que leur demander de ranger leur téléphone
- sans le leur confisquer, puisque nous n'avons pas le droit -, c'est être sévère". 
Pour certains élèves, c'est insupportable.

"J'ai rencontré la classe lundi matin, non pas pour un dialogue avec eux mais pour les sermonner"



"L'ECOLE coûte trop cher à l'Etat"
Cette rengaine des ministres de l'Education - de Luc Ferry à Luc Chatel en passant par François Fillon - vient de se voir vertement contredite par un récent rapport de l'OCDE.

Financement du privé : le Conseil constitutionnel valide la loi Carle
("Loi tendant à garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d'association
lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence")
Le communiqué du Conseil constitutionnel et le dossier complet.

Financement des écoles privées : "une approche équitable"
(Jacques Pélissard, président de l'Association des maires de France)

Résister à la communautarisation suppose de résister à l'exode scolaire qui saigne l'école publique
au profit d'écoles privées confessionnelles. 
L'Assemblée nationale s'apprête à faire tout le contraire.
Lundi 28 septembre, en toute discrétion, elle s'apprête à voter la loi Carle...
qui force les collectivités locales à devenir les principaux mécènes de cette hémorragie.
Certaines écoles de l'Opus Dei sont déjà sous contrat. 
Si l'oeuvre de Dieu se met à ouvrir des écoles élémentaires, les fidèles utiliseront la loi Carle
pour obliger les collectivités locales à financer l'envoi de leurs enfants dans ces écoles élémentaires-là. 
Ne parlons pas des loubavitch, dont certaines crèches sont déjà financées par la Mairie de Paris... 
Parce qu'il manque des places dans les crèches publiques.

Pour les deux-trois ans, "68.000 places d'accueil ont disparu depuis neuf ans 
du fait des suppression massives de postes d'enseignants"
"pas de bébés à la consigne!"

Loi Carle : Jaurès réveille-toi, ils sont devenus fous !

Le problème se pose avec une extrême acuité pour les communes rurales 
qui ont parfois du mal à remplir leurs classes et à maintenir l'école ouverte.
«Cette loi met en danger l'école publique de proximité»

« Je voulais rester dans l’école du village. Ici, j’ai mes amis. Pour aller à Tardets (le village voisin, à 15 kilomètres, NDLR),
je vais devoir me lever une heure plus tôt pour prendre le bus, qui est loin de chez moi », regrette Xabi, 8 ans.
« En milieu rural, l’État délègue de plus en plus ses missions de service public au privé. 
Même l’école n’y échappe plus »

La réduction progressive du nombre de ces établissements suit aussi la concentration plus globale des services publics, 
entraînant par exemple la suppression de bureaux de poste dans les lieux reculés.
Le nombre d’écoles publiques rurales de trois classes ou moins diminue sans cesse.

Pour Christine Sampéré, cette loi institue « une triple peine pour les communes ».« Elle encourage l'exode scolaire vers le privé (...), 
grève les budgets locaux (...) et anéantit la gestion prévisionnelle et la programmation des investissements qui deviendront plus aléatoires chaque année »
Elle demande à la municipalité de ne pas contribuer aux écoles maternelles privées hors commune.

La loi et le financement des écoles privées par les communes :
Beaucoup de communes font payer trop cher le contribuable


Semaine de 4 jours : (gros) inconvénients confirmés (...par un rapport de l'E.N. ! )
"Les conséquences du resserrement du temps scolaire se font sentir 
- sur la fatigue des élèves et des enseignants, 
- sur la réduction du temps de dialogue avec les parents, 
- sur le temps de concertation des enseignants, 
- - et surtout, sur le temps consacré aux enseignements."
Chatel rappelle que le choix relève du conseil d'école :
"95% des conseils d'école ont fait le choix de la semaine de quatre jours"

"rythmes scolaires"
FCPE : Le passage à la semaine de quatre jours a été fait par et pour les adultes, il est temps de penser aux enfants.

Rentrée 2009-2010
Deux tiers des Français favorables à l'école le mercredi
Depuis la suppression de l'école de samedi, les cours sont répartis sur quatre jours pour la plupart des écoliers, 
qui subissent les journées les plus longues d'Europe.

  Lycéens :  l'Union Nationale Lycéenne veut le droit de vote à 16 ans
L'UNL, principal syndicat lycéen estime qu'on ne peut pas considérer les jeunes 

comme pénalement responsables à partir de cet âge et leur interdire de s'exprimer lors des grands scrutins nationaux.
Le haut-commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch, n'y est pas favorable. 
 «Ce n'est pas un thème que j'ai vu sortir lors des six mois de concertation sur la jeunesse»

Après la manif du short? la journée des bisous !
"On ne va pas mettre des jupes bleu marine et des socquettes blanches, s'énerve Laura, une élève de première. 
Ils ont pris la carte de lycéenne d'une amie, parce que sa jupe était courte. 
Moi, ils m'ont menacé d'appeler mes parents si je remettais mon jean qui a deux pauvres trous."
ils rêvent d'une révolution poétique et envisagent une journée du baiser. 
la Fidl, une organisation nationale de lycéens, appelle tous les élèves d'Etampes à participer 
au «Short Day for Kiss, une journée dédiée aux tenues courtes et aux baisers». 
Car, en plus de subir des remarques sur leur tenue, les élèves essonniens ont interdiction de s'embrasser en public... 

L'organisation est "consternée par l'attitude puritaine de la proviseure" du lycée "et apporte son soutien aux élèves dans leur mobilisation".
"A l'heure où de nombreux problèmes affectent les lycéens, y compris d'Étampes avec des classes surchargées et des problèmes d'encadrement, Madame la proviseure semble être plus occupée à prendre des mesures abusives et à harceler ses élèves", a déploré la Fidl.
"N'a-t-elle pas des tâches plus urgentes et plus exaltantes que celles consistant à interdire les tenues courtes et les baisers dans son établissement? Serait-elle jalouse des jeunes et jolies jambes de ses élèves?", a ajouté le syndicat lycéen.
"Beaucoup de bruit pour rien", a quant à elle estimé Nicole Estève, 
responsable locale du Snes, qui affirme ne pas avoir "vu de chasse aux  sorcières".


  "sécurité"
Plan de sécurisation de l'école : la fouille des cartables abandonnée pour le moment
L'opération antidrogue menée fin 2008 par des gendarmes dans un collège de Marciac (Gers) était «ambiguë» et inadaptée à la «situation locale» en terme de trafic de stupéfiants, estime aujourd'hui  la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS).

Douze idées reçues sur l'école
Objet de débats d'envergure nationale en France, l'éducation est sujette à toutes les rumeurs et approximations. 
Sélections des plus répandues.

En somme, il pourrait, un jour, y avoir bien pire que les syndicats d'enseignants
pas de syndicats d'enseignants.

  "santé"
En deux mots: confusion et régression.
Pas qu'en "éducation" !
En santé aussi ...
Extraits : «La grippe est une maladie pédiatrique, ce sont les enfants qui contaminent les adultes», rappelle le Pr Gérard Chéron, chef de service aux urgences de l'hôpital Necker (Paris).

L'ECOLE DE LA MALBOUFFE
La "circulaire sur la composition des repas en restauration scolaire",
sur laquelle plus de la moitié des cantines s'assoient joyeusement, existe depuis ... neuf ans, mais n'est toujours pas obligatoire.

Cantines : les élèves restent sur leur faim.
[étude de Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) - Déc. 2009]
Dans le secondaire, plus d’un élève sur deux (52.5 %) déclare avoir encore faim en sortant de la cantine et 48.5 % considèrent que les repas n’y sont pas bons. Dans le primaire le pourcentage d’élèves ayant encore faim après le déjeuner demeure élevé (28,4 %) et plus d’un tiers des sondés (37.5%) n’apprécient pas les repas. Il apparaît que les repas préparés sur place sont davantage appréciés que ceux livrés depuis une cuisine centrale et ce aussi bien dans le primaire que dans le secondaire. Le cadre du restaurant semble également influencer les avis sur la qualité des plats. Le principal désagrément constaté par les élèves est le bruit : 9 élèves du primaire sur 10 (et 7 sur 10 dans le secondaire) considèrent que le restaurant scolaire est bruyant. 

L’air des crèches trop pollué

On y trouve des substances cancérigènes à des taux potentiellement dangereux pour les enfants.
Une campagne nationale de mesures de la qualité de l'air intérieur va être lancée dans 150 écoles et crèches
Le collège ou la crèche de votre enfant sont-ils débarrassés d’amiante ?
Inutile d’interroger le chef d’établissement ou la directrice, ils ne pourront sans doute pas vous répondre. 
Alors que la loi imposait, pour les immeubles bâtis avant juillet 1997, une exploration approfondie systématique des matériaux avant fin 2005, la Ville de Paris n’a pas encore sondé tous ses locaux.

Les élèves réclament prioritairement des améliorations des sanitaires scolaires au niveau des équipements
Les échanges avec l’ensemble des acteurs concernés par les sanitaires scolaires, 
qu’il s’agisse des élèves, des parents d’élèves, des personnels d’entretien et d’encadrement ou des enseignants 
attestent d’une insatisfaction générale relative à l’usage des sanitaires scolaires 
et plus généralement du statut et des pratiques d’éducation à l’hygiène à l’école.

"Pass-contraception"
"Les bonnes intentions ne dispensent pas du respect du droit. Celui-ci fait que tout parent d'élève mineure mécontent du procédé sera en droit de se retourner contre la direction d'un établissement qui aurait distribué ces pass".
Le SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissement, a recommandé lundi aux directions des lycées de ne pas distribuer les "pass-contraception" comme le souhaite la région Poitou-Charentes, en lui demandant le "respect du droit"

Fermeture des écoles en cas de pandémie de grippe A :

"Homeschooling" ("école à la maison", "instruction en Famille"...)
obligatoire pour tous ?!
"C'est un système totalement individualisé qui se mettra en place, de façon empirique et non régulée. 
D'uniforme, l'école deviendra hybride. De formalisée jusqu'au moindre détail, elle sera indescriptible. 
Les écarts entre élèves élevés en France risquent de s'accroître."
(Alain Bouvier, ancien recteur, membre du Haut Conseil de l'Education)

"Il faut la menace d'une pandémie pour qu'on se rende compte des inégalités sociales"
C'est en effet le problème de l'accès à Internet qui se pose. 
Selon les chiffres de l'éducation nationale, 80 % des élèves disposent d'une connexion en région parisienne, 
mais le chiffre tombe à 25 % en zone rurale.

Chatel : les poursuites contre les "désobéisseurs" iront "à leur terme"
"Un enseignant, il doit faire obéir ses élèves"
École, l'illusion d'un ordre ancien
Il ne suffit pas de restaurer l'autorité traditionnelle
pour affronter les élèves d'un monde de plus en plus démocratique et individualiste.

Enfin, tant Oslo que les Gorguettes, démontrent que, si on joue franc-jeu avec les adolescents, le résultat dépasse les espérances.
Le C.E.S. n'a pas explosé dans une fuite en avant de revendications impossibles à satisfaire de la part des élèves:
le sentiment de leurs responsabilités a été permanent. 
C'est que, aussi, ils aimaient leur établissement, qui était devenu pour eux un lieu de vie.
Et non le lieu de mort, ce parking déshumanisé et déshumanisant, qu'il tend toujours plus à devenir aujourd'hui dans notre pays,
contre le vœu profond de la plupart de ceux qui y travaillent.

Pour Reijo Laukkanen, de la direction finlandaise de l'éducation,
le fait de placer l'enfant au centre est la clef de la réussite. 
"C'est moins la quantité des connaissances qui est importante 
que la façon d'apprendre et la faculté d'apprendre par soi-même."

La France est aujourd'hui le pays d'Europe de l'Ouest qui compte le moins de jours de classe : 140 par an.
En Finlande, pays dont les élèves caracolent en tête des palmarès internationaux, l'année scolaire en compte 188.
avec 2 000 heures d'enseignement de moins que la France pour les  élèves de 7 à 14 ans.

Allergie, ennui, humiliation, stress, phobie, absentéisme, décrochage, déscolarisation :
ON DIRAIT QU'ILS S'ENNUIENT ...
Les "décrocheurs"
Est-ce que ça s'aggrave?
Non. Ils étaient 30% d'élèves en France dans les années 70 à sortir du système sans aucune qualification, 18% au début des années 80, et 6% aujourd'hui.

Mais maintenant...

Martin Hirsch, présentant les résultats d'une expérience de sensibilisation des parents :il faut «en finir avec l'idéologie». Il répondait au député et président du conseil général des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, également secrétaire national de l'UMP chargé des questions de sécurité...
Martin Hirsch oppose «des expérimentations sérieuses», et notamment la «Malette des parents», une expérience qui se rapproche des «écoles des parents», et qui a concerné 5 000 élèves de l'académie de Créteil durant l'année 2008-2009 : trois réunions-débats proposées aux parents volontaires et assorties de formations complémentaires, pour leur expliquer quel peut être leur rôle auprès de leurs enfants et leurs rapports avec le collège. 
L'expérimentation a fait l'objet d'un protocole d'évaluation rigoureux qui démontre une amélioration du comportement des élèves 
et de leurs relations avec l'institution, pour un coût de 1 500 euros par collège et par an.


Ils se regardent, s’épient, se jaugent depuis des années.
Parents-profs : la déchirure
"l'effet vertueux de ces politiques d'ouverture en direction des parents s'étend au-delà du cercle habituel des familles les plus attentives à la scolarité de leurs enfants pour atteindre, par un effet d'entraînement dans les classes, les familles et les élèves les plus éloignés du système scolaire". 
Au-delà des "bonnes volontés" d'une équipe, ce qui compte le plus est une politique systématique et suivie d'ouverture aux parents.
«Le difficile rapport de certains parents à l'école n'est pas une fatalité sociale.» ( rapport de l’Ecole d’économie de Paris, chargée d'évaluer une expérimentation en  2008-2009 dans une quarantaine de collèges de l’académie de Créteil, majoritairement en zone d’éducation prioritaire.)

Et comment réétablir cet ensemble de conditions entre l'école et la famille ?
 Très concrètement. La communauté éducative, l'école, doit instaurer des relations périodiques avec les parents. Ça ne veut pas dire que la relation directe entre le professeur et les parents n'ait plus d'importance. Mais je crois qu'il fait partie des missions de l'école aujourd'hui d'entrer collectivement en relation avec les familles, et non plus sous la forme des relations avec les associations de parents d'élèves.
 J'appellerais ça une «relation communautariste», il y a un besoin de communauté entre l'école et la famille. Il vient d'y avoir des expériences en ce sens, menées par des sociologues et qui montrent que c'est un projet réalisable.

Examens : le médiateur de l'E.N. met en cause une administration trop tatillonne

Carte scolaire :
près de 1 500 élèves parisiens (10 % du total) passant de troisième en seconde 
se retrouvent pour l'instant sans point de chute en lycée.

Dix ans après Colombine ...
L'EMPIRE (DU "BIEN" !) EMPIRE

Juste après la victoire de Barack Obama,
bond spectaculaire de 42%.
 des ventes d'armes aux Etats-Unis.


Quel prix l'Amérique paie-t-elle son amour du capitalisme ?
Il y a quelques années, cette love story paraissait bien innocente. 
Aujourd'hui, pourtant, le rêve américain s'est mué en cauchemar,
et ce sont les familles qui en paient le prix avec leurs emplois,
leurs foyers, leurs économies.


"Leçons" de Columbine : faute d'argent,
une autre "pédagogie" ?


L'argent, toujours l'argent. 
Démocratie à l'américaine


Le Parti républicain plombé par des histoires de fesses
En plus de l’incompréhensible démission de Sarah Palin 
de son poste de gouverneure de l’Alaska, 
deux autres présidentiables républicains ont rendu leur tablier :
ils sont impliqués dans des scandales sexuels.

Anti-américanisme ("primaire" !) ? Non, mais (juillet 1999)... :
" Et le New-York Times imagine notre avenir ... "
("Un dollar égale une voix")


Un certain regard sur l'Amérique
Aux Etats-Unis, 12,5 millions d'enfants ne mangent pas à leur faim. Quel est le quotidien de leurs mères ?

Pillage
on déboise l'Amazonie
pour fabriquer de l'éthanol et des hot-dogs,
... et les américains sont de plus en plus "lourds"

pédagogologie en novlangue :
"Ne dites pas énergies « renouvelables », 
mais « qui ne s'épuisent pas"


Même après le vote définitif de la réforme,
le système américain de santé demeurerait le plus coûteux du monde  et l’un des moins protecteurs des pays développés
(selon une étude de l’O.M.S.publiée en 2000,
les Etats-Unis arrivaient à la trente-septième place
en matière de santé publique).


Question : le Nobel de la paix 2009 est-il à la hauteur ?
Il faut cesser de se payer de mots. Au Proche-Orient, il n'y a pas de "processus" de négociation en cours. Il n'y a pas non plus de perspective de paix. Pour autant, ce n'est pas le statu quo :
la situation régresse. Dangereusement.

Vous avez aimé les subprimes, les Credit Default Swaps et autres produits titrisés dans lesquels, à votre insu, votre banquier avait placé une partie de vos économies ? Demain, vous adorerez Xetra Midpoint, Smartpool, Chi-X-Delta et NeuroDark.

Le gouverneur de la Banque de France met en garde contre un retour des pratiques bancaires à risque

Les subprimes refont surface aux Etats-Unis
Finance. La banque centrale américaine révèle que ces prêts risqués sont revenus à leur niveau de 2006.

Pillage
Les dangers de la ruée sur les meilleures terres d'Afrique
les populations concernées sont tenues à l'écart des négociations 
et les données sur la superficie ou la nature des contrats ne sont pas publiques.

PÉROU : Deux décrets aux conséquences catastrophiques pour l'environnement
Deux décrets ont provoqué la protestation amazonienne, conséquence de la signature d'un traité de libre-échange avec les États-Unis.
L'Amazonie péruvienne est la plus riche en biodiversité et que toute déforestation y est presque irrémédiable.
Au Pérou, on dénombre 40 conflits par mois liés à la contamination des milieux naturels.

LES "MODÈLES"ANGLO-SAXONS :
(libertés, justice, santé, système scolaire, éducatif, marché de l'éducation, homeschooling...aux USA et en Angleterre)
BRITISH WAY OF LIFE
AMERICAN WAY OF LIFE

"Avec 76.000 t de pesticides par an, la France est le premier consommateur d'Europe et le 3è du monde".
Le WWF lance un "appel du 18 juin" pour soutenir le bio dans les cantines

 "Comment un pays riche comme la France peut-il mégoter sur les 20 à 70 centimes supplémentaires d'un repas scolaire bio?"

octobre 2009 : 
C'est dans les restaurants scolaires et universitaires que l'on a le plus de chances de trouver du bio dans son assiette : 1,4 %

(restaurants d'entreprise privée et d'administration  : 0,45 % )

«Qui est coupable ?
c'est un modèle idéologique, libéral et anglo-saxon qui a failli.
On ne peut impunément se préoccuper exclusivement du profit à court terme.» 
C'est une grève contre le capitalisme libéral.
Contre un monde devenu fou et cupide, indécent et irresponsable.


"Les pièces de monnaie en chocolat sont désormais considérées comme plus sûres que les titres d'Etat"
(Financial Times)

En Grande-Bretagne, la crise fait de la résistance
Par rapport au trimestre précédent, le PIB a reculé de 0,4 % alors que les économistes s'attendaient à ce que la Grande-Bretagne sorte de la récession, comme avant elle la France et l'Allemagne.
"Ces chiffres sont atroces, et sans aucune nouvelle positive"

avril 2009
En Californie, les stigmates de la crise se multiplient.
"C'est terrible ! Chez moi, en Caroline du Nord (Etat entre Washington, DC, et la Floride), 
dans une région réputée plutôt riche même s'il y a beaucoup de gens modestes, et beaucoup de noirs, c'est l'horreur.
Les refuges pour sans abris débordent de familles jetées dehors, d'enfants qui font leurs devoirs sur les trottoirs.

« Ce qui s'est passé en Afrique du Sud est une illustration de ce que dénonce le collectif Combat Monsanto.
Si on confie la production de semences à des multinationales, 
on leur donne un contrôle sur la nourriture et sur la souveraineté alimentaire des Etats. »
Maïs Monsanto : l'Afrique du Sud récolte des champs stériles

"Les conflits internes vont donc s'exacerber aux États-Unis, 
qui sont en passe de devenir le pays du monde le plus instable politiquement.
Et n'oubliez pas que nous, les Américains, nous sommes tous armés...

Les industriels de l'armement aux Etats-Unis ne connaissent pas la crise. Mieux, ils en profitent. 
Inquiets d'une hypothétique hausse de la criminalité liée à l'explosion du chômage, 
les Américains achètent de plus en plus d'armes pour se protéger.

   En novembre 2008, juste après la victoire de Barack Obama,

les ventes d'armes aux Etats-Unis ont fait un bond spectaculaire de 42%.

"Les enfants risquent d'être en moins bonne santé que leurs parents"
Pour contrôler plus facilement son poids et sa santé 
il faut arrêter de manger de la nourriture yankee.


Le Grenelle des ondes n'a pas convaincu
«Un calendrier flou d'expérimentations floues pour des mesures floues.»

-  La mairie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) 
a pris un «moratoire», suspendant l'implantation d'antennes-relais
jusqu'à une date indéterminée en attendant des résultats d'expérimentations
sur les seuils d'exposition aux ondes électromagnétiques.
- A Tourcoing, le moratoire sur les antennes relais annulé.

Pas de bébés à la consigne
Pour des modes d’accueil de qualité :
chaque famille doit pouvoir accéder au mode d’accueil de son choix, et sans barrière financière, 
ce que ne garantit pas le projet de décret.

« "Paris veut se recréer l’esprit village". En se dotant de rues plus conviviales et d’espaces culturels. 
Avec des commerçants qu’on tutoie, des riverains qui se tapent mutuellement sur le ventre au milieu des poussettes et des plantes vertes.
Et des repas de rue, bien sûr. Des repas de palier. Des repas de balcon. Des repas d’entresol. Des repas d’escalier. 
Des repas de cage d’escalier. Des repas de combles, de caves, de cours. Des repas partout.
La Fête des voisins, une bonne affaire…

Soixante mille caméras installées dans les rues de France d'ici à 2011, dont un millier à Paris, 
contre un parc global de 20 000 actuellement.

"un rapport confidentiel prouve l’efficacité de la vidéosurveillance“
Le rapport a depuis été mis en ligne, et sa lecture prouve… l’inefficacité de la vidéosurveillance.

Grande-Bretagne :caméras partout, résultats nulle part
« La vidéosurveillance est inefficace », affirment les criminologues britanniques depuis maintenant plus de dix ans. 
Chaque jour, un Britannique est filmé 300 fois en moyenne. En réalité, il est impossible d'évaluer l'efficacité des CCTV, notamment parce qu'elles ne fonctionnent pas toujours et qu'elles offrent souvent une image de mauvaise qualité.

  2009 - entre le 1er avril 2008 et le 31 mars 2009 le fichier ADN britannique s'est enrichi de quelque 590 000 noms pour en compter plus de 4,8 millions. Rapporté à la population, c'est la plus importante base de données de ce type dans le monde. Créée en 1995 pour rassembler les empreintes génétiques de criminels avérés, elle a, depuis 2005, une vocation beaucoup large : garder la trace de toute personne impliquée d'une manière ou d'une autre dans un délit, qu'elle soit témoin, victime, simple suspect ou coupable. Et ce, ad vitam aeternam.

"écologie" et ... petites "économies"

Le symbole d’une ville policée, écolo, est devenu une nouvelle source de délinquance. 
Le Vélib’ devait civiliser les déplacements urbains. Il a accru les incivilités. Personne ne l’avait prévu
Les ouvriers hongrois, qui fabriquent et réparent les velib sont payés 530 forints l'heure, à peine 2 euros 
et peuvent espérer gagner 352 euros par mois.
Nettement moins que le salaire moyen du pays : 743 euros.

Depuis le lancement à Paris en juillet 2007, 18 000 vélos ont été dégradés et plus de 8 000 volés.
Guidons tordus, paniers arrachés ou vélos totalement rouillés
«C'est bien simple, en moyenne, chacun des 20 000 Vélib' parisiens a été remplacé au moins une fois»

Il y a des gens, les mêmes partout, qui savent ce qui est bon, ce qui est bien,
et que ce bon et ce bien passent toujours par la punition des enfants.

Écoles anglaises : photos interdites ... aux parents.
La directrice d'une école primaire a interdit aux parents de photographier ou filmer leurs propres enfants lors des rencontres sportives de l'école.

"Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires." (Montesquieu)
Le Conseil constitutionnel estime que le projet de loi [Hadopi] enfreint deux articles 
de la déclaration des droits de l'homme de 1789, qu'il est également chargé de défendre.

Les deux conseillers de Nicolas Sarkozy ont estimé en choeur que la décision du Conseil constitutionnel
retoquant la loi Hadopi revenait à placer l'accès à Internet au dessus de l'eau ou de l'électricité.
Grosse intox.
Une sottise a beau être énoncée par deux personnes, cela n’en fait pas une vérité.


Imaginons, en effet, le lycée modèle de demain. Dès potron­minet, les élèves font la queue devant un étincelant portique.
L'ouverture de l'établissement a été avancée d'une heure: 
tous ces suspects qui passent un à un au détecteur de métaux, ça prend du temps, quiconque est entré dans un aéroport l'a constaté.
Dring ! un lycéen a l'air louche.

Violences scolaires : "Il faut stabiliser les équipes"
Contrairement à la légende, ces détecteurs ne sont présents que dans moins de 1 % des écoles américaines 
(d'après le rapport annuel "Indicators on Crime Safety" en 2006). 
Les effets pervers en sont bien connus :
ressentiment montant des élèves, sentiment de mépris, éventuellement renforcé par la fouille des cartables,
et, finalement, augmentation de la violence antiscolaire !

... cette étrange imposture nationale que constitue "l'élitisme républicain"
"L'école française est trop et trop tôt sélective. 
Non seulement elle compte un taux très élevé de jeunes en échec, mais elle ne parvient pas à fournir des élites assez étoffées. Sous la carrosserie égalitaire, c'est une forme d'aristocratisme inavoué qui fait tourner le moteur."

Alors, ayant à choisir en Fourier, le contempteur de la société moderne et de ses tares, 
le premier dénonciateur de l'économie marchande, des «crimes du commerce» et du libéralisme, 
il m'a paru que ce qui lui fournit le plus de prise sur la Civilisation en lui permettant d'en finir avec elle ou, du moins, d'envisager avec espoir cette fin, était l'éducation des enfants, à l'évidence un de ses points forts.
Vers une enfance majeure
(Textes de Charles FOURIER sur l'éducation réunis et présentés par René Schérer)

Pédofolie

" So excentrique ! "
So british ...
 

  La totalité des "enfants" anglais  est désormais fichée. Nom, prénom, date de naissance, école et médecin traitant de onze millions d'enfants anglais alimentent une base de données centrale (ContactPoint) à la disposition de près de 400.000 personnes (gouvernement, municipalités, services sociaux et diverses associations de "protection" contre les maltraitances).

  Grande-Bretagne : 11,3 millions de Britanniques s'occupant d'enfants seront fichés. C'est-à-dire un sur quatre. Un adulte qui accompagne régulièrement des sorties de scouts, par exemple, devra être accrédité. Tout comme les familles accueillant des enfants étrangers désireux de perfectionner leur anglais.

  Ecoles anglaises : photos interdites ... aux parents. La directrice d'une école primaire a interdit aux parents de photographier ou filmer leurs propres enfants lors des rencontres sportives annuelles de l'école.

  Video-surveillance et délation rémunérées
Contre rémunération, une société britannique proposera aux internautes de scruter en direct les images de caméras de surveillance pour dénoncer les crimes et délits

Québec : Échec de la lutte contre le décrochage
200 millions n'ont pas permis d'accroître de façon notable la persévérance scolaire

École buissonnière aux USA et en Angleterre
MALGRÉ AMENDES ET PRISON (pour les parents)

LES CHIFFRES AUGMENTENT TOUJOURS


Rentrée sept. 2009 :
Le collège pionnier de la maronne (Saint Martin Valmeroux)
est fermé.

pourquoi vouloir fermer une structure dont le seul danger est de permettre aux élèves de réussir ?


Le nouveau texte induit que si ces mêmes diplômes, demain, sont visés par le Saint-Siège,
ils seront automatiquement reconnus par l'Etat, sans le passage par le label de l'université publique. 
Ce qui revient à entamer le monopole d'Etat de la délivrance des diplômes universitaires.

Liberté, égalité, bénitier
Juste après avoir placé le prêtre au-dessus de l'instituteur dans la « transmission des valeurs »,
le président-chanoine avait émis une prière:
que la « valeur des diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur catholique » soit reconnue par la République.

Une meilleure connaissance (et une amélioration des outils du contrôle) de la réalité de l'instruction à domicile
La solution retenue pour ces enfants par leurs familles correspond en elle-même à l'exercice d'une liberté et ne doit pas être suspectée par principe. 
S'il convient donc d'écarter tout amalgame entre instruction à domicile et risques de dérives sectaires, 
il faut cependant être conscient que cette forme d'instruction peut s'avérer être un terreau propice à la manifestation de ces risques.
C'est la raison pour laquelle il m'est apparu nécessaire de mieux connaître la réalité de l'instruction à domicile. 

Créationnisme à la française
Au moment où l'on célèbre le bicentenaire et l'œuvre de Darwin, les créationnistes font plus que jamais de la résistance. 
Pour eux, les espèces ont été créées telles quelles par le divin, et n'ont pas évolué, comme le prétend l'auteur de l'Origine des espèces.

On connaît l'importance des créationnistes aux États-Unis, mais ils sont aussi actifs en France.

2008/2009 (France) : Des modifications dans les programmes de l’école primaire 
suppriment toute référence à l’évolution et à l’histoire de l’univers. 
Un bien mauvais symbole en cette année Darwin.

Mise en place par le gouvernement irlandais en 2000, la commission a enquêté sur des institutions qui ont aujourd'hui fermé leurs portes. 
Elle reproche au ministère de l'éducation sa déférence envers les ordres religieux et son incapacité à faire cesser les violences infligées aux enfants.
Les membres de la commission ont interrogé mille quatre-vingt-dix hommes et femmes qui ont été hébergés dans deux cent seize institutions, 
dont des foyers pour enfants, des hôpitaux et des écoles.
Irlande : un rapport dénonce soixante ans de torture dans les internats catholiques

Doit-on se réjouir de vivre dans un État laïque ?
Cette enquête montre que la démocratie la plus riche au monde, celle qui présente les indices économiques les plus favorables, 
au moins aux dires des banquiers
abrite une société affectée de graves dysfonctionnements, alors que ne cessent de s'y renforcer les croyances religieuses.

Le rapport annuel de la Miviludes devrait insister sur les dérives sectaires dans les pratiques de psychothérapie. 
Chaque ministère y affichera ses objectifs en matière de lutte contre les dérives sectaires ; 
celui de l'éducation nationale devra notamment établir "un recensement des enfants instruits dans les familles"
Lutte contre les sectes : les orientations de Georges Fenech continuent de susciter des craintes.

Les écoles et le grand bazar du pont de l’Ascension
Ce micmac ramène ainsi à cent trente-neuf le nombre de jours d'école dans l'année. 
Avec cent quarante jours on était déjà champion d'Europe du plus faible nombre de jours de classe.
On gagne encore un peu de terrain.

L'État devra assurer la scolarisation des handicapés
Les pouvoirs publics condamnés par le Conseil d'État dans l'affaire d'une adolescente de 13 ans scolarisée de manière très partielle, entre 2001 et 2004.
 L'Unapei (Union nationale des parents d'enfants inadaptés) espère ainsi «mettre un terme à la situation inadmissible de plus de 5 000 enfants sans aucune solution actuellement recensés». «Les difficultés particulières que rencontrent les enfants handicapés ne les privent pas du droit à l'éducation, qui est garanti à chacun quelles que soient les différences de situation, et ne font pas obstacle au respect de l'obligation scolaire, qui s'applique à tous,
a en effet estimé le Conseil d'État en s'appuyant sur le Code de l'éducation. 
Une carence de l'État dans ce domaine peut constituer une faute dont les conséquences peuvent être réparées financièrement.»

Les phénomènes de violence au sein de la famille augmentent...
"Oui, cela me préoccupe. C'est près de 2% des enfants de moins de 18 ans qui sont concernés par des maltraitances, près de 270 000 jeunes. Et pour moi, ce sont 270 000 de trop! Par ailleurs, en 2008, nous avons enregistré 46 homicides d'enfants de moins de 15 ans. Des personnes en situation de profonde détresse ne trouvent pas d'écoute pour se raccrocher et passent à l'acte d'extermination de toute leur famille."

Hadopi 2 et étude d'impact : la justice expéditive se met en place

"Nul ne devrait juger ni condamner une personne humaine qui a passé jusqu'à 20 heures dans une cellule de 3 m2,
avec deux autres personnes, sur un banc en bois, qui n'a disposé ni d'eau courante, ni de lavabo, ni de W.C. isolé, 
qui a été soumise à des fouilles à répétition, le tout dans un local dont la saleté et la puanteur sont repoussantes"
(Le bâtonnier des avocats de Paris)

Pour une "éducation civique"...
... et pas seulement une "instruction" :
"/.../On ne peut certes demander au système éducatif de prendre à lui seul en charge la solution de tous les problèmes de la société : problèmes économiques et sociaux liés aux crises successives et à l’apparition de la crainte sans précédent, du déclassement des générations nouvelles par rapport à celles qui les ont précédées, problèmes « sociétaux », liés à la montée d’un individualisme qui tend à privilégier les satisfactions immédiates par rapport aux solidarités nécessaires et aux efforts de longue durée, problèmes enfin soulevés par la difficile maîtrise de l’explosion des médias et des technologies numériques : autant de facteurs d’un malaise dont l’école est la première à subir les effets, et auquel celle-ci ne peut, à elle seule, remédier. 
L’école ne peut pas non plus pallier toutes les carences éducatives des familles qui mériteraient une réflexion et un traitement spécifiques.
La famille est en effet le premier lieu de l’apprentissage de la vie collective et de la solidarité./.../"

Une école alternative ?
Pour une société alternative ?!
Qui n’en veut ?

Et en plus, ça pue !
En France,
aucune des 11 écoles visités en 2001 par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur
ne respectait les renouvellements d'air réglementaires de 15 m3 par heure et par personne.
2009 :
l’air intérieur que respirent les enfants dans les crèches collectives est un véritable nid à pollution.

Évaluations de CM2 : des résultats improbables. La FCPE
- dénonce à nouveau les évaluations de CM2 qui ne font rien de plus que pointer les inégalités entre les enfants, 
et permettent des jeux de comparaison entre les classes et les écoles issues de territoires différents.
- est peu surprise par les résultats des évaluations nationales des élèves de CM2, 
dont l’ensemble de la communauté éducative avait dénoncé les conditions d'organisation. 
Ces résultats ne pouvaient être favorables : items portant sur des parties de programme non effectuées et barèmes sans nuance.
- aimerait que le ministère explique comment il s’y est pris pour agréger des résultats qui ne peuvent être comparables /.../

Toute la philosophie de la loi se ramène à la seule idée de la droite en matière d'éducation, 
qui est de créer des patrons de PME à tous les niveaux, de la maternelle à l'université.

Mesurer, tester, calibrer, uniformiser, étiqueter, évaluer, dresser, trier, sélectionner, jeter, enfermer, éliminer...
«former des gens à l'esprit éveillé et critique» ?
Manquerait plus que ça !

"réforme du lycée" (et de l'après-lycée !):
la piste danoise
« Dans les ‘Højskole’, on apprend ce que l’on a envie de savoir »
Une utopie ?
Non ! Le concept des « Højskole » ("hautes écoles populaires") est une anomalie très danoise. 

"Étonnant", disent-ils ... depuis 27 ans !


FR2 : "libres cours" - (lycée expérimental de Saint-Nazaire)
« le quotidien d'un lycée "autogéré". C'est assez étonnant : pas de notes, pas de bulletins, pas d'obligation de présence.
Pour autant, le groupe respecte bien les règles, mais collectives. Pour les cours, on parle plutôt d'ateliers ... »
(visionner les 5 épisodes du "feuilleton" - ou ICI
... ou à partir de la page d'accueil FR2
rubrique Feuilletons : l'intégrale : Libre Cours 15/05/09)
 


"lycée pour tous" ?

Lycéens et enseignants méfiants
Et c'est précisément ce qui fait douter les principaux intéressés,
qui espèrent que communication ne rimera pas avec manipulation.

pas de solution imparable pour protéger les enfants sur l'Internet
la multiplication des discours alarmistes sur les dangers réels ou supposés des réseaux sociaux
aboutit à des effets strictement inverses à ceux qui sont souhaités.
“la question ne devrait pas être de savoir si l’internet est sûr ou pas sûr, mais de savoir si les enfants vont bien ou pas.
Et nombre d’entre eux vont mal.

Après la sonnerie à ultra-son anti-ados, la lumière rose...
Mansfield (Angleterre) a recours à un nouveau stratagème pour dissuader les rassemblements bruyants d’adolescents :
un éclairage public rose qui fait ressortir… l’acné juvénile.


1985
Le ministre actuel et son entourage laissent entendre que le monde enseignant dans son ensemble
était saisi ces dernières années d'une fièvre pédagogique désordonnée.
Mais c'est faux.
Combien y a-t-il de professeurs innovateurs dans nos écoles, nos collèges, nos lycées? 
Vingt-cinq pour cent peut-être ... 
Quant aux parents, ils sont si inquiets de la scolarité de leurs enfants et peut-être, surtout, de leur adolescence ...
Ils se réfugient volontiers dans les certitudes du passé. »

2009
"l'obsession du classement scolaire, qui est à la base de l'élitisme républicain,
la vision dichotomique de la réussite qui sépare les vainqueurs et les vaincus de la sélection scolaire, 
mais également la faillite de l'orientation, 
aboutissent à un système qui élimine plutôt que de promouvoir le plus grand nombre"


fermeture de la dernière classe unique de Haute-Vienne.
Les parents d"élèves de l'école de Bussière-Boffy (tous n'habitent pas dans des yourtes) ont décidé de déposer un recours 
auprès de l'Inspection Académique, afin que soit réexaminée la possibilité de garder leur école et sa classe unique.

Les classes uniques sont les derniers établissements publics ordinaires mais atypiques du système éducatif français.
Les pratiques y sont nécessairement plus ou moins différentes. 
Beaucoup ont été les pionnières de l'introduction des technologies nouvelles à l'école.
Le partenariat de l'école les parents d'élèves et les municipalité y est souvent beaucoup plus effectif qu'ailleurs.
Le multiâge en fait la caractéristique principale.
L'Etat est en train d'éradiquer systématiquement les seuls établissements publics
qui fonctionnent à la satisfaction des enfants, des parents, des municipalités.
Pour un observatoire des classes uniques.

Innovation 2009 :
L'UNIFORME À L'ÉCOLE :
Le ministre de l'Education Xavier Darcos s'est dit favorable à ce que les élèves d'un même établissement portent une tenue identique, à l'exemple de l'uniforme des écoliers britanniques, y voyant un "facteur d'intégration".

"Et la décision reviendrait aux responsables d’établissement."

90,42 % des lecteurs du Figarosont favorables à la fessée
et 77,38 % pour le port de l'uniforme à l'école ...

Uckange : l'enfant victime de l'emballement médiatique
Les Français ont décidément un problème avec leurs enfants
mais ce ne sont pas les enfants qui font problème.

Darcos et Alliot-Marie veulent développer la vidéosurveillance en milieu scolaire
75 % des Français approuveraient aujourd'hui leur installation


Témoignage
« La police, des gens expulsés et une gare, ça ne rappelle rien ? »

Drancy, 2009  : 400 Roms expulsés, « patate chaude qu'on se refile »

"Ce qui se passe là me rappelle 1943"
"Heureusement, il n'y a pas que des Papon à Calais, il y a aussi des gens formidables.
Et d'autres qui se contentent juste de ne rien faire...
Parce que, parfois, cela semble impossible, et qu'on n'est pas tous des Zorro."

WELCOME

Big Brother Awards France 2009 :
Les décorés de la promotion 2009

Darcos et Alliot-Marie veulent développer la vidéosurveillance en milieu scolaire
75 % des Français approuveraient aujourd'hui leur installation

«... la vidéo c'est superbien, il faut en mettre partout»,
dit-on au conseil régional d'Ile-de-France...

avènement d'une "société de surveillance"
et "endormissement" collectif sur les libertés.

Rapport 2009 de la LDH sur l’Etat des droits de l’Homme en France
Allons-nous vers « Une société de surveillance » ?
 Ligue des droits de l’Homme - éd. 2009, Editions La Découverte. 
La balle est dans le camp du citoyen.
Lui seul peut justifier le renforcement des moyens de la CNIL. Il lui suffit de faire appel à ses services. Au rythme actuel, il faudrait plus de sept mille ans pour que les 23 millions de personnes fichées dans le STIC accèdent aux informations personnelles qui les concernent et les vérifient.

DES MILLIARDS DE PUCES
S’agissant des problématiques de confidentialité des données et de respect de la vie privée 
posées par l’association France Nature environnement vis-à-vis de l’usage des technologies RFID,
l’Afsset n’est pas compétente pour se prononcer sur la question.
La CNIL s’est exprimée sur le sujet, en 2006, jugeant que les technologies de radio-identification faisaient peser sur les individus 
un risque particulier, en raison notamment du maillage dense autour des individus qu’elles constitueront.

Libertés, alerte !
Depuis la Déclaration de 1789, le principe en est posé : liberté et "sûreté" sont deux droits "naturels et imprescriptibles de l'homme"
En 2008, 1% de la population française a subi une garde à vue.
"Nous sommes dans une logique d'extension du contrôle"
 La dangerosité supposée des individus, un nouveau fondement de l'enfermement
 Quand la sécurité est devenue, à gauche comme à droite, "la première des libertés"
Dix-huit lois sur la sécurité depuis 2001
Tous les lieux d'enfermement se sont, en quelques années, remplis de façon spectaculaire.
On le savait pour les prisons, dont le Parlement français, les instances européennes ou l'ONU ont dénoncé la situation scandaleuse.

L'état des prisons empire progressivement. 70% des détenus vivent dans des établissements surpeuplés, 
le nombre de suicide augmente de 30% d'une année sur l'autre, 
les détenus ont de moins en moins accès aux parloirs, aux soins, aux douches...

Qui surveillera les surveillants ?
(Directive européenne sur la protection, et la “libre circulation”, des données personnelles)
Le droit à la vie privée des Européens va être “révisé” par des… Américains
Mr Türk, et le Sénat, s’étonnent de voir qu’on y retrouve surtout, à 4 contre un, les intérêts des businessmen américains.

Souriez, vous êtes tracés
C’est fou comme j’intéresse des gens. On ne se connaît pas, mais ils sont nombreux.

La "sécurité", disent-ils...
La nouvelle carte d’identité britannique - "sécurisée" (RFiD) -piratée en 12 MINUTES. Avec son téléphone mobile et un ordinateur portable, Adam Laurie a cracké l’algorithme de sécurité de la puce RFiD “sécurisée“, copié toutes les données, avant de cloner la carte d’identité.

Les nouvelles générations connaissent une désespérance profonde
et leur soutien au système se délite progressivement :
les adolescents des banlieues voient qu'ils n'ont rien à attendre ;
les étudiants en licence constatent que leurs diplômes ne leur donnent pas la place
que leurs parents auraient eue avec un baccalauréat.
Les 30-35 ans voient que la promesse d'accéder à un niveau social plus élevé n'a jamais été tenue.

"aujourd'hui, le gouvernement devrait avoir plus peur des jeunes que des ouvriers.
Et réfléchir à ce qui s'est passé en Grèce"

"nouveaux pauvres"
la pauvreté vise particulièrement les 18-24 ans
Un véritable retournement au regard des années 1970 : 
"Entre cette période et aujourd'hui, le taux de pauvreté des plus de 60 ans a été divisé par deux,
tandis que celui des 20-30 ans a, lui, été multiplié par deux"

le marquage social des quartiers souligne l'inégalité devant l'école.
 (enquête INSEE) 
En Ile-de-France, un enfant sur quatre vit dans un "logement surpeuplé". En France, un enfant sur dix.
Les familles monoparentales sont plus touchées que les autres.

l’Education nationale recrute de moins en moins de conseillers d’orientation chaque année - 250 en 2000, contre 50 en 2007
«Votre fils a le profil pour être clown, marionnettiste, mime ou jongleur»

Coachs à gogo pour ados désorientés

Un rapport de l'Inspection générale de l'éducation nationale (IGEN)
critique sévèrement le fonctionnement des centres d'information et d'orientation (CIO),
en épinglant notamment le "temps de présence limité des conseillers d'orientation psychologues" (CO-P).

"Chaque conseiller a en charge 1.500 élèves répartis entre trois établissements.
En moyenne 250 postes de titulaires ont disparu depuis 1995 
Et, depuis 2003, les recrutements sont passés de 250 à 110 par an",
a expliqué le Snes


Orientés malgré eux, des élèves de BEP racontent leur "honte"
Las d'être pris pour des "bons à rien", des élèves de brevet d'études professionnelles (BEP)
dénoncent un "trafic d'orientation" qui les a "jetés" dans une formation
ne correspondant ni à leur rêve ni à leurs aspirations et qui leur fait "honte".

"Politiquement, on a l'impression qu'on attend la prochaine explosion", après la vague de violences de 2005, 
estime Christophe Robert, directeur des études de la Fondation Abbé-Pierre.
la France compte 3,5 millions de personnes non ou mal logées en 2009, 
dont 100 000 sans domicile fixe – une augmentation de 300 000 en un an

Rapport d’évaluation de l’application, en France, de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE)
La Défenseure des enfants au Comité des droits de l’enfant des Nations Unies  :
certaines catégories d’enfants restent dans des situations de grande fragilité
et les mesures prises pour un meilleur respect de leurs droits restent insuffisantes, 
voire, dans certains cas, s’éloignent de leur intérêt :
    * les enfants vivant dans la précarité et la pauvreté (2 millions d’enfants pauvres malgré d’importants transferts sociaux)
    * les enfants et adolescents en souffrance psychique
(40 000 tentatives de suicides, augmentation des scarifications, de la cyberdépendance...)
    * les enfants porteurs de handicap (scolarisation à temps plein et prise en charge de certains handicaps)
    * les enfants séparés de leurs parents (séparations parentales, placement à l’Aide sociale à l’enfance, mineurs étrangers...)
    * les enfants vivant dans certains DOM/TOM/COM (Guyane, Mayotte)
    * les enfants de familles de gens du voyage ou de familles Roms
    * les enfants de parents migrants en situation irrégulière
    * les enfants et adolescents délinquants

Réforme de l’ordonnance du 2 février 1945
Quel futur pour les jeunes délinquants ?
Nous voulons témoigner que contrairement aux idées reçues, la justice apporte déjà, depuis de nombreuses années, 
des réponses répressives et sévères aux actes de délinquance des jeunes. 

Le destin mortel des enfants et des adolescents perdus

Pourquoi renforcer toujours plus cette orientation alors que l’actualité ne confirme pas son efficacité ?
jusqu'à quand va-t-on entretenir l'illusion que l'on répond fondamentalement aux problèmes de délinquance 
en ajoutant des lignes dans le code pénal ? 
Ce dernier a été modifié à plus de 40 reprises depuis 2002.

Le privé. c'est tellement mieux pour les enfants ...
Surveiller, punir et encaisser

Aux USA, la "délinquance juvénile", ça peut rapporter gros !
Deux juges américains étaient payés pour condamner des enfants
Ils sont accusés d'avoir touché plus de 2,6 millions de dollars d'un centre privé de détention pour jeunes délinquants en Pennsylvanie.
En échange de ces pots-de-vin, ils ont condamné des centaines d'enfants et d'adolescents à des peines excessives.

Les organisations prônant la haine prolifèrent aux États-Unis depuis 2008.
(Skinheads, néonazis, Ku Klux Klan, ségrégationnistes noirs antisémites, extrêmistes juifs, etc...)
Selon le rapport du Southern Poverty Law Center (SPLC), elles nont  cessé d’augmenter depuis quelques années :
leur nombre est passé de 602 en 2000 à 926 fin 2008.


Appel des appels

(Entre autres : Appel des enseignants en résistance, Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ), La nuit sécuritaire, La prévention prise en otage, la répression à tous les étages, Les droits des étrangers ne peuvent se réduire à un marché, Les élèves en difficulté à l’école ne sont pas tous des enfants handicapés ! Manifeste de la désobéissance, Manifeste des innombrables, Manifeste des menteuses, Manifeste pour des Etats généraux des droits et des libertés, Mobilisation pour la libération de la  recherche, Mouvement pour une parole politique des professionnels du champ social MP4, Non à EDVIGE, Non à la perpétuité sur ordonnance ! Non au contrôle génétique de l’immigration, Nous refusons la politique de la peur, Pas de 0 de conduite pour les enfants de trois ans, Pour le retrait de Base-élèves, Publier ou périr, Réseau education sans  frontières, Sauver l’hôpital public, Sauvons l’université, Sauvons la recherche, Sauvons les rased, Se moquerait-on du livre et de la lecture ? Un pays, une école, notre avenir, Universitaires contre une immigration jetable...)
« Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture,
attirons l’attention des Pouvoirs Publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.
A l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.
Au nom d’une idéologie de "l’homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. 

Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.
Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture.

CHOMSKY & Cie
Un reportage de Daniel Mermet et Giv Anquetil.
La série d'entretiens avec Noam Chomsky a été un succès pour l'émission Là-bas si j'y suis.
De Paris à Boston de Montréal à Toronto, Olivier Azam a filmé ce reportage. 
À l'heure où impuissance et résignation l'emportent,
le travail de Chomsky est un antidote radical.
"Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent 
qu'ils peuvent provoquer des changements"

Noam CHOMSKY : LES ÉTATS MANQUÉS

Abus de puissance et déficit démocratique
Les "Etats manqués", ce sont les pays qui, bafouant les lois et les principes de la démocratie, constituent une menace pour les autres nations et leur propre population. C'est du moins ainsi que les définit l'administration américaine, qui estime être fondée à tenir le rôle de redresseur de torts planétaire. Mais de la militarisation à outrance à la désinformation organisée, du mépris des institutions internationales à la fabrication d'une illusion de démocratie, Noam Chomsky démontre que les États-Unis sont eux-mêmes coupables des travers qu'ils dénoncent. Evitant la surenchère paranoïaque, il se contente de dresser un tableau sobre et argumenté, qui n'en est que plus inquiètant.

    "Chacun, chaque groupe, pourrait dans son coin réaliser son bout d’utopie. Il se ferait sans doute plaisir, mais cela ne changerait pas grand-chose au système, puisque sa force découle du fait que les agents adoptent un comportement individualiste. (…)
    L’enjeu n’est pas de lancer des alternatives. Il est de marginaliser le principe de maximisation du profit en plaçant la logique coopérative au cœur du système économique."

pour sauver la planète, les petits gestes ne suffisent pas

Les actionnaires de Carrefour ont perçu 740 millions d’euros de dividendes en 2008. 
Ils peuvent remercier les ouvrières du Bangladesh, d’Inde ou du Sri-Lanka qui travaillent pour eux. 
Elles ne ménagent pas leur peine pour enrichir le leader français de la grande distribution

Forum Social à Bélem
Aux portes de l'Amazonie,100.000 sans terres, sans toits, syndicalistes, femmes en luttes, jeunes activistes et indiens...
La forêt amazonienne toujours plus dévastée : 17 % de la forêt ont été détruits en cinq ans, entre 2000 et 2005  (PNUE)

Éduquer, c'est résister
Un travail de conscientisation, dans la définition qu’en donne Paulo Freire, 
pour qui pédagogie et transformation sociale sont intimement liées. 

Selon Freire, l’oppression déshumanise les oppresseurs et les opprimés.

LES "MODÈLES" ANGLO-SAXONS :
(libertés, système scolaire, éducatif, marché de l'éducation, homeschooling...aux USA et en Angleterre)

BRITISH WAY OF LIFE
AMERICAN WAY OF LIFE

Il n’était pas vraiment nécessaire d’attendre l'affaire des subprimes et ses effets en cascade, pour constater,
et depuis longtemps, que les USA ou la Grande Bretagne - et notamment leur système d’«éducation » ! - 
ne pouvaient en aucun cas servir de « modèle ».
C'est pourtant là que tous nos politiques se rendent en pélerinage pour remplir leur boîte à idées...

«On ne fera rien pour les gens qui ont la tête sous l’eau»

"A long terme, vous postulez, pour tous, non pas une « École parallèle »
réaction actuelle à la législation sur l'obligation de l'instruction primaire, non pas une autre École,
mais bien autre chose que l'École."

LES GRANDES «DÉCOUVERTES» DU 21 ème SIÈCLE


Alan Greenspan en plein "désarroi" : 
«j'ai trouvé une grosse "faille" dans le capitalisme...»
«J'ai une idéologie. Mon opinion est que des marchés libres et concurrentiels sont de loin la (meilleure) façon d'organiser les économies, sans équivalent. Nous avons essayé la régulation, aucune n'a véritablement marché». Il a alors concédé qu'il avait «trouvé une faille. Je ne sais pas à quel point elle est significative ou durable, mais cela m'a plongé dans un grand désarroi».
 
 


AMERICAN WAY OF LIFE

Éduqué à la maison...
Son idée fixe, répétée à l'envi aux journalistes qui l'interviewent, c'est que les Américains n'ont pas compris le conservatisme.
La chaîne de télévision conservatrice Fox, la première à l'inviter sur son plateau, lui demande ensuite : «Les républicains ont besoin d'un leader, es-tu prêt à diriger ?»

De plus en plus de parents américains chrétiens choisissent d'éduquer leurs enfants à la maison
George W. Bush a tout fait pour se concilier les adeptes de l'enseignement à domicile.

La campagne des «patriotes» pour mettre sous contrôle encore plus étroit le système d'éducation est particulièrement dangereuse dans le contexte du large rejet de la science, phénomène qui plonge de profondes racines dans l'histoire américaine et qu'on exploite cyniquement depuis un quart de siècle pour de petits profits politiques. Ce systéme de croyances est sans équivalent dans les sociétés industrielles. Environ 40 % de la population croit que « les êtres vivants existent sous leur forme actuelle depuis le commencement des temps» et soutient l'idée d'interdire l'enseignement de la théorie de l'évolution pour la remplacer par le créationnisme. 

Les organisations prônant la haine prolifèrent aux États-Unis depuis 2008.
(Skinheads, néonazis, Ku Klux Klan, ségrégationnistes noirs antisémites, extrêmistes juifs, etc...) 
Selon le rapport du Southern Poverty Law Center (SPLC), elles nont  cessé d’augmenter depuis quelques années :
leur nombre est passé de 602 en 2000 à 926 fin 2008.

Californie en faillite :
ENCORE DES DIZAINES DE MILLIERS DE LICENCIEMENTS DANS L'ÉDUCATION
Depuis 1978 (mais dès 1966, Ronald Reagan devenait gouverneur de Californie), la forte diminution du financement des écoles publiques, a conduit les associations de parents à financer voyages, classes vertes, équipements sportifs ou informatiques.

2008 : elles tentent de sauver, en les finançant, des postes d'enseignants !
Schwarzenegger ayant encore réduit le budget de 4,8 milliards de dollars, 20 000 postes sont menacés dans son état.
Qui arrive en 46ème position (/50) en matière de financement des écoles publiques.

13 MARS 2009 : LICENCIEMENT DE 26 500 ENSEIGNANTS ET & 15 000 "ADMINISTRATIFS" (secrétaires, chauffeurs de bus...)


USA 2008 :"dans le Milwaukee, il n'y a pas eu de miracle" (Sol Stern).
L'un des plus fervents promoteurs du chèque-éducation aux USA, Sol Stern, vient de faire brusquement volte-face en affirmant, constats à l'appui, que le voucher n’avait pas du tout amélioré le système public.
Après avoir depuis longtemps réclamé, soutenu et contribué au développement des vouchers et des charter schools, Sol Stern pointe les défauts et les insuffisances du voucher. Il cite, entre autres, l’expérimentation de Milwaukee, première ville aux États-Unis à adopter, en 1990, un programme chèque éducation.
Depuis une bonne vingtaine d'années - ici aussi, évidemment - le "chèque éducation" (ou "bon scolaire") - en anglais "voucher" - fait partie d'un blabla consensuel et yakaiste au sujet des indispensables réformes, "simples, urgentes et radicales", disent-ils, du système scolaire.


Allergie, ennui, humiliation, stress, absentéisme, décrochage, déscolarisation :
l'ennui à l'école
École buissonnière aux USA et en Angleterre
MALGRÉ AMENDES ET PRISON (pour les parents)
LES CHIFFRES AUGMENTENT TOUJOURS
Angleterre 2008 : Johann Hari constate qu'au moment de la rentrée scolaire,
des dizaines de milliers d'enfants sont oubliés et ne "rentrent" nulle part. ("Ces enfants que nous abandonnons à nos risques et périls"). Il distingue quatre groupes de "non-instruits", et chacun est un scandale.
Le stress à l'école
- 69% des parents français déclarent que leurs enfants ne sont pas stressés par l’école. Mais plus les enfants sont avancés dans le cursus scolaire, plus leurs parents considèrent qu’ils sont stressés (22% en maternelle, 29% en primaire, 32% au collègue, et surtout 42% au lycée général et technique ou 37% en enseignement supérieur).
- 52 % des parents se déclarent stressés par la réussite scolaire de leur enfant.
  Depuis Savary en 1981, toutes les réformes scolaires ont été refusées.
Pour n'importe quel ministre de l'éducation, le risque maximum est de vouloir réformer.

Oh-so-british ! Nouveau conseiller pédagogique au Times, un ancien banquier de la City, "journaliste" (Financial Times, the Far Eastern Economic Review...) donne son opinion le jour de la rentrée :
"Les enfants sont mieux éduqués à la maison"

25 000 élèves anglais, à partir de 14 ans, "disparaissent" chaque année du système scolaire :
"on ne sait pas exactement où ils sont".

Angleterre 2008 : Au moment de la rentrée scolaire, 
des dizaines de milliers d'enfants sont oubliés et ne "rentrent" nulle part.
("Ces enfants que nous abandonnons à nos risques et périls") 

19-01-2009 - "We believe the existing legislation and guidance on elective home education is outdated."
Estimant "dépassée" la législation sur le homeschooling,
le gouvernement décide un réexamen de la situation et le renforcement des contrôles.
Quand ne restent plus que les écoles confessionnelles...
La fermeture d'écoles primaires laisse les parents sans alternative laïque.

Scolarisation des 2-3 ans  : un rapport du Sénat propose
un « jardin d'éveil » à la place de la maternelle

«jardins d'éveil» pour les 2-3 ans à la rentrée : un «subterfuge» pour «substituer à l'école maternelle une garderie beaucoup plus coûteuse pour les familles».

«Les enfants perdent leur temps à jouer plutôt qu'à apprendre», disent leurs contempteurs.
«Ils s'éveillent et se socialisent», répondent leurs défenseurs.
Faut-il fermer les maternelles ?
Enquête sur une controverse qui alarme parents et enseignants
La scolarisation des enfants de deux ans en chute libre

  La scolarisation à deux ans vivement critiquée par les pédopsychiatres :
"fausse bonne idée", "crime", "contre-sens éducatif", "vraie mauvaise idée", "maltraitance"
 

Il faut de l'ambition pour scolariser les jeunes enfants :
promouvoir la pensée plutôt que la soumission et l'exécution, 
la solidarité plutôt que la compétition et la sélection, l'ouverture plutôt que la peur de l'autre....
Et c'est possible !
Rencontres ouvertes à tous les parents, enseignants, éducateurs, formateurs, élus des collectivités locales, militants associatifs...
Paris - 31 janvier 2009 
Rencontres nationales pour l’école maternelle
Programme & inscription

La difficulté de communiquer entre parents et enseignants
les rapports parents-profs
Le décret du 28 juillet 2006 sur le rôle et la place des parents à l'école n'a pas changé grand-chose et les deux réunions parents-enseignants obligatoires se bornent souvent à des simulacres de communication.

Quinze ans après la loi d'orientation de 1989, les relations entre les parents et les enseignants
ne se sont guère améliorées

Les parents d'élèves toujours à la recherche d'une place à l'école
Derrière leurs divergences idéologiques, les représentants des parents d'élèves sont unanimes :
l'institution scolaire n'a pas su leur faire une place. Ils s'y sentent marginalisés, voire indésirables.
De leur côté, une partie des enseignants se plaignent des parents, qu'ils accusent d'être tantôt"démissionnaires", tantôt "consuméristes".

Parents-profs la déchirure
Ils se regardent, s’épient, se jaugent depuis des années.
Parents-enseignants : le couple impossible ?